6 février 2023
Non classé

Beyrouth est en train de vivre des heures cruciales

– « la couverture politique accordée aux assassins hier par le général Michel Aoun, par le truchement de l’accusation qu’il a lancée
contre les ministres Sabeh et Fatfat – celle d’avoir commis les crimes –, ainsi que sa défense acharnée de l’Iran, qui ne s’ingère
pas, selon lui, dans les affaires libanaises ;
– « la détermination des forces du 8 Mars à gonfler leur campagne contre la légalité libanaise et leur entêtement à recourir à la rue
malgré tous les risques que cela comporte aujourd’hui, notamment par rapport à la paix civile, et à l’ombre de la mobilisation continue à
laquelle appellent des forces politiques qui ont toujours prétendu que leur priorité allait à la lutte contre Israël. Il semble que ces
forces en question sont désormais totalement consacrées au conflit interne au Liban ».

Le communiqué évoque ensuite l’hommage des forces du 14 Mars aux leaders religieux musulmans, « qui se sont clairement opposés aux volontés de discorde », tout en proclamant leur « attachement à la paix civile ». Le communiqué fait naturellement allusion au sommet spirituel tenu avant-hier à la Maison druze et auquel participaient le mufti de la République, le vice-président du Conseil supérieur chiite, ainsi que le cheikh Akl.

Ainsi, « face à ce coup d’État, qui s’accélère contre le Liban, sa Constitution et la légalité », les forces du 14 Mars réitèrent leur «attachement à défendre les piliers d’un pays indépendant, ainsi que le droit des Libanais à disposer de leur avenir comme bon leur
semble. Cette défense de la légalité et de l’indépendance s’articule aujourd’hui autour de trois points : la poursuite de la mise sur pied
du tribunal international ; la poursuite par le gouvernement légal du président Siniora de sa mission constitutionnelle ; l’application de
la résolution 1701 ».

Par conséquent, les forces du 14 Mars « appellent les Libanais à se tenir absolument prêts pour faire face à ce coup d’État et à défendre
un Liban souverain, libre, indépendant et démocratique ».

© 2006, L’Orient-Le Jour. __________________________________________________________

Le Hezbollah et ses alliés de l’opposition pro-syrienne ont appelé les Libanais de toutes tendances à paralyser vendredi le centre de Beyrouth pour exiger la formation d’un gouvernement d’union nationale.


La coalition majoritaire anti-syrienne du Premier ministre sunnite Fouad Siniora considère cette démonstration de force comme une tentative pour revenir sur la “Révolution du Cèdre” qui l’avait portée au pouvoir l’an dernier dans la foulée de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et du départ des troupes syriennes.

Le Hezbollah et Amal, dont les cinq ministres ont démissionné ce mois-ci du gouvernement, le privant de toute représentation de la communauté chiite – 30% de la population -, exigent avec leur allié du Mouvement patriote libre un gouvernement où ils disposeraient d’une minorité de blocage, qui leur est refusée par les autres factions majoritaires.

“TYRANNIE DE LA MINORITÉ?

Les dirigeants de la majorité anti-syrienne au pouvoir, qui récusent ce que Siniora a qualifié de “tyrannie de la minorité”, ont en effet exclu une démission du gouvernement et menacé d’appeler à leur tour leurs partisans à contre-manifester.

L’an dernier, au plus fort de la Révolution du Cèdre, chacun des deux camps avait réussi à rassembler place des Martyrs, dans le centre de Beyrouth, jusqu’à un million de personnes, avec un léger avantage numérique pour l’actuelle majorité.

Mais, depuis, le rapport de force pourrait avoir changé, car le Hezbollah s’estime renforcé dans ses prétentions par sa “divine victoire” dans sa guerre contre Israël l’été dernier au Sud-Liban et il reproche au gouvernement de Siniora ne pas avoir levé le petit doigt pour défendre le pays.

Avec les chrétiens divisés entre pro et anti-syriens, le bras de fer qui s’annonce risque aux yeux de certains analystes dégénérer en une confrontation entre d’une part le camp sunnite pro-occidental de Siniora et Saad Hariri, fils de Rafic, et de l’autre la communauté chiite, conduite par Nasrallah et Berri et soutenue par Damas et Téhéran.

Le chef de l’armée libanaise, dont des centaines d’hommes sont déployés dans les rues de Beyrouth depuis l’assassinat le 21 novembre du ministre chrétien Pierre Gemayel, a demandé instamment aux militaires de ne prendre aucun parti et de se tenir “à égale distance de l’opposition et des loyalistes”.

Le général Michel Souleïman a ordonné aux soldats de se préparer à sauvegarder la liberté d’expression, à prévenir des émeutes, à empêcher les atteintes aux biens publics et privés, et à “préserver la sécurité de tous les citoyens”.

Reuters

Selon des révélations du journal de Hariri Damas et le Fatah-Intifada utilisent le logo d’Al-Qaïda pour déstabiliser le Liban


par Chawki Freïha

mediarabe.info

Le président syrien Bachar Assad et son ministre des Affaires étrangères Walid Moallem avaient mis en garde contre l’infiltration
d’éléments d’Al-Qaïda au Liban. Les “faux attentats” menés – ou déjoués – en Syrie sont des mises en scène destinées à préparer les
esprits à ce que le Liban devrait connaître. Voici l’enquête selon “Al Mustaqbal”.

Le quotidien libanais « Al Mustaqbal », propriété de la famille Hariri, croit savoir que « les services de renseignement libanais
convergent vers une conclusion inquiétante : toutes les enquêtes menées après les différents attentats et assassinats au Liban mènent
dans le camp palestinien de Badawi (Tripoli), où activent plusieurs organisations palestiniennes liées à la Syrie, dont certaines sont
qualifiées de radicales, infiltrées par les islamistes ».

Le quotidien ajoute que « le Fatah Islam », une nouvelle création radicale, « sert de couverture palestinienne à un plan syrien visant
à liquider 36 personnalités libanaises ».

« Al Mustaqbal » croit savoir que « les Services syriens avaient confié ce plan de déstabilisation au Fatah-Intifada (Abou Moussa).

Mais le plan avait été dévoilé quatre jours avant son mise à exécution, ce qui a poussé le Fatah-Intifada à se dédouaner en affirmant avoir été infiltré par Fatah-Islam, lié à Al-Qaïda ».

Le quotidien beyrouthin ajoute que « ce plan avait été préparé par Damas et avait bénéficié d’une campagne publicitaire menée à grand renfort par Bachar Assad et son ministre des Affaires étrangères Walid Moallem, qui affirmaient que des éléments d’Al-Qaïda s’infiltrent au Liban depuis la Syrie pour mener des attentats terroristes. Quatre jours avant la mise à exécution de ce plan, deux suspects arrêtés par l’armée libanaise ont révélé avoir été mandatés par Damas pour préparer les assassinats. Les deux suspects appartenant au Fatah-Intifada sont un Syrien (Hossam Mohammed Syyam) et un Saoudien (Mohammed Saleh Salem). Ils avaient été arrêté à la suite d’un accrochage inter-palestinien à Tripoli faisant deux morts. Ils faisaient partie d’un groupe de 200 terroristes envoyés par la Syrie : 150 se sont installés dans le camp Badawi, et 50 autres dans le camp de Bourdj Barajneh (Beyrouth). Ils étaient commandés par Mahmoud Kolagassi, un agent syrien notoire.

Enfin, conclut le quotidien « Al Mustaqbal », l’enquête confirme que « le régime syrien, à travers son implication dans cette affaire,
viole les résolutions onusiennes 1559 et 1701 et continue son ingérence dans les affaires libanaises en infiltrant des combattants
armés dans le pays ».

Lire l’article original : Al Mustaqbal – Liban
__________________________________________________________

Vers un coup-d’Etat au Liban ? L’Iran pousserait le Hezbollah à instaurer la République islamique.


Par Khaled Asmar

L’axe chiite se renforce en Irak et envisage l’instauration de la « République islamique du Hezbollah » au Liban. Les monarchies du
Golfe, la Jordanie et l’Egypte s’inquiètent.

Le quotidien koweïtien « Al Seyassah », citant des sources de l’opposition iranienne réfugiées aux Emirats Arabes Unis, affirme
que « le Guide de la République islamique d’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenaï, a donné ses ordres au Hezbollah libanais, intrinsèquement
lié à Téhéran, pour instaurer une République islamique au Liban, sur l’ensemble du territoire s’il y parvient, ou sur les régions qu’il
contrôle, au pire des cas ». Cette perspective renforce l’Iran dans son bras de fer avec l’Occident, croit savoir le quotidien, d’autant
plus qu’elle interviendrait parallèlement au renforcement de l’influence iranienne en Irak. Le quotidien « Al Seyassah » étaye ses
propos en citant un diplomate arabe selon lequel « le compte à rebours pour instaurer la République islamique du Hezbollah au Liban
a effectivement commencé le 12 juillet, jour de la capture des deux soldats israéliens ».

Plusieurs analystes libanais craignent en effet que le Hezbollah, en acceptant le déploiement de l’armée libanaise (aux côtés de la FINUL qu’il a réussi à infiltrer) au sud du Litani, cherchait à se renforcer au Centre, notamment à Beyrouth. L’armée libanaise étant
ainsi déployée au Sud, et sur la frontière avec la Syrie, a quasiment déserté le Centre du pays ainsi que la capitale, au moment où le
Hezbollah garde son dispositif autour de Beyrouth. Il suffit, pour cela, d’organiser des manifestations géantes et de marcher sur le
siège du gouvernement, et d’y organiser un sit-in, pour renverser le pouvoir exécutif. Les Chiites détiennent déjà les présidences du
Parlement (Nabih Berri, chiite) et de la République (Lahoud, leur protégé). Les conditions d’un coup-d’Etat en douceur seront ainsi
réunies.

Par ailleurs, dans plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, des tracts ont été distribués préparant
le terrain à la grande mobilisation.

Pendant ce temps, l’axe sunnite (Arabie, Jordanie et Egypte) est très inquiet devant l’hégémonie iranienne sur la région en général, et au
Liban en particulier. La presse jordanienne multiplie les appels aux Arabes pour « renforcer leur unité et faire face à la campagne
iranienne ». Un diplomate du Golfe a fait part, hier, des inquiétudes des monarchies du Golfe et de leurs alliés arabes et occidentaux
quant à la situation au Liban. La Syrie tente d’y étendre le chaos et d’y provoquer une guerre civile dont l’objectif est de paralyser le
Tribunal international.

« Al Seyassah » conclut que « le coup d’Etat en préparation et les menaces syriennes semblent justifier les appels adressés au
gouvernement Siniora lui suggérant le déploiement de l’armée et des forces de sécurité, et d’annoncer la “loi martiale” pour empêcher le
Hezbollah de réussir son coup-d’Etat ».

Lire l’article original : Synthèse d’après Al Seyassah – Koweïtmediarabe.info
__________________________________________________________

Le Liban vit au rythme des faux, des vrais et des vrais-faux communiqués…

Par Chawki Freïha

Un communiqué « non encore authentifié », daté du 23 Shawal 1427 du Hégire (mardi 14 novembre 2006) a été mis en ligne le 18 novembre à 00h10 (heure de la Mecque) sur un site islamiste d’obédience saoudienne, réputé pour l’exactitude de ses informations.

Le communiqué, attribué aux « Moudjahidine sunnites du Liban », lance un appel à tous les « sunnites et unificateurs » les invitant à
se mobiliser. Le communiqué s’en prend violemment au Hezbollah « commandité idéologiquement par les hérétiques d’Iran, et lié à la
minorité alaouite et au Baas laïc en Syrie, s’apprête à reproduire au Liban la même guerre d’extermination que les Chiites mènent contre
les sunnites en Irak (…). Hassan Nasrallah ne cesse de remercier, à chaque occasion, la Syrie pour la protection et le soutien qu’elle
lui fournit pour poursuivre son entreprise de chiitisation sous couvert de lutter contre Israël (…) ».

Très inquiétant, le communiqué ajoute que « les brigades de la mort qui sévisse en Irak sont clonées au Liban et s’apprête à massacrer et exterminer les sunnites, dès que les ordres proviennent de Damas et Téhéran, munis de fatwas émanant des hautes autorités religieuses chiites hérétiques… Nous appelons nos frères au Liban a rester vigilants et à faire face à cette campagne chiite haineuse. Ils sont appelés à se préparer à l’affrontement (…). Nous ne les laisserons pas atteindre leur objectif, après avoir réussi à introduire les
forces croisées et à les installer comme tampon pour protéger Israël d’Al-Qaïda… Si c’est la guerre, nous sommes ses adeptes. Nous sommes prêts à la mener, Dieu en témoignera… ».

Les Moudjahidine du Liban 23 Shawal 1427 (14 novembre 2006)mediarabe.info

_____________________________Le Centre d’Information et de Documentation Démocratie et Moyen-Orient existe à Bruxelles depuis 1977.

Notre revue de presse CID-Democratie et Moyen-Orient est fondée sur un critère simple : produire de la lisibilité là où dominent la confusion, l’esprit de simplification et les idées reçues.

Cette revue de presse est la newsletter du site www.cid-online.be

Pour toute question plus approfondie, envoyer un message ou contacter le modérateur de la liste : cid@cid-online.be ou cid1@skynet.be

Messages


“LE FOSSE ENTRE SUNNITES ET CHIITES AU MOYEN-ORIENT EST-IL A PRESENT PLUS PROFOND QUE L’ANTAGONISME ENTRE ISRAEL ET LES ARABES ?”

http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/message/2251
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/message/2250
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/message/2248
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/message/2247
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/message/2240
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/message/2204

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


%d blogueurs aiment cette page :