2 février 2023
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I beg your pardon !

Fallait-il discuter avec Hitler ? OK, certaines positions sont géopolitiquement intenables. Tout le monde acquiesce parce que tout le monde a abdiqué. Et pour cause, les “Arabes” ont en réserve un argument en béton armé : l’or noir.

N’étant pas ministre des affaires étrangères de la France, donc, pas tenu d’entrer dans le moule, j’ai besoin qu’on m’ôte d’un doute : n’est-il pas curieux que la logique du “il n’y a pas d’alternative” ne soit servie qu’à ceux dont le seul choix est de se battre ou de plier bagages ?

Est-il encore permis de tomber de l’armoire en faisant mine de croire qu’il y a une différence entre la branche politique et la branche armée du Hamas ? Quel geste des israéliens peut trouver grâce aux yeux du monde, s’il n’est pas de nature à étoffer le dossier des concessions douloureuses ? Si Kadima, pupille des autres nations, n’a pas convaincu que la braderie du patrimoine juif est sa raison d’être, c’est bien la preuve qu’à confondre vitesse et précipitation on finit malencontreusement par toucher le fond. L’alternative ? Creuser pardi ! à défaut d’alternative…

Toute initiative israélienne allant dans le sens d’un apaisement est interprétée par l’impitoyable ennemi comme un signe de faiblesse et donne le ton de la surenchère sur le plan des nouvelles exigences. Corde sensible et corde à pendre forment la trame du double-langage arabe dont l’objectif est, ne faisons pas les innocents, de prêcher les convaincus, ces inconditionnels complices dont le prompt renfort vient réjouir la meute et oxygéner son sens de l’à-propos, celui qui ne trompe personne : acculer Israël à l’erreur, évidemment, celle de trop ! Mais, qui s’en émeut ? Ne rêvons pas…

“Font chier les Juifs !” Se rebiffent les minables avec dans la voix l’intonation complice qui invite les sympathisants à témoigner. Non, point de miracle ! l’histoire se remet à bégayer et l’Europe des lâches a pris le temps de se requinquer. Soixante ans après, c’est quasiment comme si TOUT devait recommencer.

Avis à la population : certains spécimens de la génération des enfants engendrés par la génération des bourreaux fulminent et, à les lire, il semblerait qu’ils aient de bonnes raisons d’être en colère : – “Sont casse-pieds ces fils de ….. à nous rabâcher les oreilles avec leur shoah ! OK, ceux qui ne résistaient pas comme nos parents collaboraient peu ou prou… Mais allons-nous devoir signer au culte du martyr un bail à perpète pour des fautes qui ne sont pas forcément les nôtres ?”

“Quoi de mieux qu’un procès d’intention pour s’octroyer un certificat de rôle qui relativise les responsabilités, n’est-ce pas ? Qui plus est, à un tournant de l’histoire où il ne fait pas bon trop se la ramener quand on vit dans l’Europe qui se profile dans les maquettes de Dominique Strauss Khan.

Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut être deux pour faire la paix. Tout le monde sait qu’une des deux parties n’est pas prenante mais tout le monde somme Israël de faire preuve d’imagination ou de disparaître vu que, dans ce jeu à qui perd gagne, c’est à Ismaël que revient le privilège de perdre en premier. La société des nations en a décidé ainsi, n’en déplaise aux sionistes, Juifs si dépourvus d’arguments en termes de territoires, de démographie et de richesses naturelles.

Tout le monde est d’accord pour dire que toute action de guerre appelle une réaction de défense légitimement reconnue comme un droit inaliénable. Si les conventions internationales ont été ignorées lors de la plus grande éclipse de tous les temps où, en l’absence de D-ieu, Hitler en profita pour couper la poire en deux, cela n’autorise pas à cracher sur ces mêmes conventions chaque fois qu’on tentera de faire un sort à l’autre moitié.

Pourtant :

– La guerre de 1967 – Les trois NON de Khartoum – La guerre de Kippour – Camp David – Les accords d’Oslo – Les accords de Genève – La paix avec l’Égypte – La paix avec la Jordanie – L’offre généreuse de Barak – Le départ du Liban – 2 Intifadas – Le départ de Gaza – J’en passe et des moins bonnes…

Tout cela a-t-il été traité, négocié, disputé guerroyé, etc… dans le langage des muets ? Le moins qu’on puisse dire est qu’il est tout-à-fait inadapté d’écrire :

“Cependant, la question de la discussion avec le Hezb et le Hamas va se poser à court terme pour les dirigeants occidentaux, voire israéliens. En effet, si la démarche de Royal est caricaturale de bêtise, il n’en reste pas moins que la politique israélienne doit de fait s’accommoder du leadership palestinien.
Qu’on me comprenne bien : je ne demande pas, comme Védrine, qu’on cesse de “diaboliser” le Hamas ou le Hezbollah. Mais à quoi cela rime t il de “ne pas parler avec eux” ? Cela les amoindrit-ils ?
On me dit qu’on ne peut pas parler avec des terroristes. Mais, aussi ténue que soit la distinction entre branche politique et branche militaire, quelles sont les alternatives ?”

Autant de légèreté me sidère; mais ce n’est pas tout, car, ajouter :

“Au nom d’un gouvernement Hamas dans les Territoires et d’un gouvernement peut être bientôt Hezbollah au Liban, les avancées proposées par Olmert doivent elles être abandonnées ? Au motif que ce serait un “encouragement donné aux terroristes” ? Certaines positions sont géopolitiquement intenables, tout le monde le sait.
En ce sens, la fermeté israélienne a ne pas discuter avec le Hamas est elle une position de principe ou une position de façade, pour ne pas continuer le mouvement impulsé lors du désengagement de Gaza ?
Ma question est volontairement provocante, vous l’aurez compris. Mais entre la naïveté guimauve de Ségo et l’immobilisme vain de Kadima, n’y aurait il pas une “troisième voie” ? “

Quand on sait aussi que chaque avancée proposée par le gouvernement israélien s’est soldée par une détérioration de la situation et que, le mouvement impulsé lors du désengagement de Gaza a donné les résultats catastrophiques que l’on sait, dont la deuxième guerre du Liban, on peut se demander si l’auteur de ces lignes sait le dixième de ce qu’il devrait savoir…

La “troisième voie” ? Aucune idée ! Faudrait encore qu’il y ait un troisième acteur, en dehors de la naïveté guimauve de Ségo et de l’immobilisme vain de Kadima. (si tant est que capituler c’est faire de l’immobilisme vain) A moins que celui qui pose la question n’ose peut-être pas mentionner la troisième voie à laquelle je pense, because, on ne sait jamais avec les terroristes..

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