6 février 2023
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Solidarité avec le magazine marocain NICHANE. ( suite, bis )

Le procureur du Tribunal avait requis lundi 8 janvier 2007 la prison ferme contre deux journalistes de l’hebdomadaire NICHANE. Dans son réquisitoire devant le Tribunal de première instance de Casablanca, il a réclamé 3 à 5 ans de prison contre l’auteur de l’article et le directeur de la publication ainsi que l’interdiction d’exercer et une amende pouvant aller de 10.000 à 100.000 dirhams ( 895 à 8950 euros ).

L
es requêtes du parquet près du Tribunal de première instance de Casablanca Anfa n’avaient pas manqué de susciter surprise, inquiétude et même consternation au sein des professionnels des médias, et notamment du SNPM (Syndicat national de la presse marocaine) qui vient de réagir de nouveau à ce sujet.

Ainsi, dans un communiqué rendu public le 10 janvier, la corporation syndicale des journalistes considérait que la position du parquet «dévoile une tentation d¹inciter la justice à se comporter avec sévérité exagérée contre l¹hebdomadaire», ce qui «se contredit avec les objectifs de la Justice, censée protéger la liberté de la presse et les droits des justiciables et ne pas procéder à une lecture erronée de la loi, afin de prononcer des peines répressives»

Le SNPM, qui dénonce le recours de la Justice à la disposition du Code pénal qui prévoit l¹interdiction de l¹exercice de la profession à l¹encontre des journalistes, a exprimé sa vive solidarité avec l¹hebdomadaire et ses journalistes qui font face à «un arsenal de mesures et requêtes répressives, de manière exagérée et disproportionnée par rapport à l¹affaire en question».

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