25 septembre 2020
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Mon voyage en Israël : Tel Aviv (2)

On sent très bien que les premiers sionistes ont voulu former une société soudée. Nul besoin de visiter un kibboutz, il suffit de parcourir les rues de Tel Aviv pour sentir une certaine solidarité entre les différents habitants, solidarité sans doute exacerbée par la menace latente d’une attaque extérieure. Le marché Carmel, au sud de la ville, a été ma première expérience “proche-orientale” pour ainsi dire.

Des ruelles étroites, virtuellement sans fin, où s’échalonnent des étalages de dattes, de figues et de fruits frais, sans oublier les T-Shirt et les CD copiés. Une véritable foire, rythmée par la musique électronique israélienne, de renommée mondiale. La facette méditerranéenne du lieu est très marquée. Dans une rue, vous semblez reconnaître un air grec. Dans une autre, vous êtes définitivement au Proche Orient, avec ce vendeur qui plonge une pelle à tarte dans une mer de chocolats Ferrero Rocher (les fameux, rondouillets, de “monsieur l’ambassadeur”) pour vous en remplir un sac complet ! Dépité par l’audace de l’un de ses voisins, le vendeur en question s’est même mis à en jeter une poignée dans la foule, pour attirer le client ! Tout cela sous les invectives des concurrents.
L’hébreu étant une langue plutôt rugueuse, elle a le don de mettre l’ambiance.

Direction, deux kilomètres plus au sud, du vieux Jaffa, ancienne citadelle turque rénovée en l’état pour les touristes, où cohabitent de vieilles églises et mosquées restaurées. La nuit, le lieu est superbement illuminé, et les ruelles de pierres beiges vous replongent en arrière, dans le temps. L’héritage historique d’Israël est à la hauteur de son trésor spirituel. Jaffa a 4’000 ans. Elle a successivement servi de port aux Phéniciens, aux Egyptiens, aux Juifs, avant de tomber en mains arabes, puis turques, françaises (Napoléon) et revenir à ses propriétaires en 1948, lorsque les Israéliens ont lancé une offensive pour libérer les leurs pogromisés par les Arabes dans les ruelles de la ville. D’ailleurs, les vestiges présentés dans le parc du musée du vieux Jaffa témoignent de cette histoire tulmutueuse. Une porte creusée par les hiéroglyphes et bâtie par Ramsès II y côtoie les bâtiments de l’ère ottomane. Jaffa est également célèbre pour son port, où l’on goûte toutes sortes de poissons frais. Personnellement, j’ai craqué pour une belle tranche de saumon, avec de l’houmous et la fameuse salade israélienne (concombres et tomates). Un délice.

Par hasard, je suis arrivé en Israël en période de Pourim, le mardi gras juif. Tel Aviv était animée la semaine, mais ce jour férié a été l’occasion de toutes les folies. Si parfois j’avais oublié où je me trouvais, quelques scènes de rue me l’ont rappellé. Ces religieux, par exemple, exhortant les fêtards à prendre un peu de temps pour prier. A ma grande surprise (ce n’est pas en Europe que l’on verrait cela), de nombreux jeunes se sont arrêtés, puis se sont bandés un bras de noir et ont récité des extraits de la Torah. Ou ce père de famille, expliquant à son fils interloqué par le costume d’un passant ce qu’était… le Père Noël ! Pas de doute, j’étais bien en terre juive !
Je suis sorti le soir bien sûr, dans la rue Lilenblum ou au vieux port. Si les Européens savent faire la fête, les Israéliens cummulent l’esprit des Italiens avec la folie des Espagnols. Résultat explosif ! Le lendemain, je suis allé dans un quartier de la banlieue de Tel Aviv, à Holon, où se déroulait une parade de carnaval géante (4’500 figurants, près de 500’000 personnes).

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