6 février 2023
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La route de la servitude

Mais les Musulmans n’étaient pas les seuls en colère. Le ‘Clare College’ a réuni un jury disciplinaire spécial pour envisager une action contre les étudiants.

Et la police du comté de Cambridge a ouvert une enquête criminelle contre eux à la fin de février.

La persécution de ces étudiants procure un cas d’étude de l’offensive sur deux fronts réalisée aujourd’hui contre la culture occidentale.

D’abord, les jihadistes en appellent à notre destruction. Puis ce sont les intellectuels de Gauche et les personnages publiques qui défendent les islamistes radicaux, et travaillent à réduire au silence ceux qui les critiquent, en criminalisant le discours et en stigmatisant ceux qui usent de la liberté de penser comme étant racistes.

La conséquence directe de cette offensive sur deux fronts est la répression de la liberté de penser.

Il y a quatre ans, le Président des USA, George W. Bush a baptisé l’invasion de l’Irak « Opération Liberté pour l’Irak ». L’intention était claire. L’objectif de la guerre n’était pas seulement de faire tomber le régime meurtrier de Saddam Hussein, suppôt du terrorisme. C’était de se débarrasser de cette opinion mondiale exécrable qui soutenait le régime, et de remplacer cette opinion par les valeurs de liberté, de tolérance et de démocratie.

Quatre ans plus tard, les forces des USA continuent leur combat héroïque pour apporter l’ordre et la sécurité à ce pays violent. Mais l’objet de ces efforts n’est plus clair. Les USA ne poussent plus les Irakiens ou le monde arabe plus largement à abandonner le jihad pour la liberté.

Plus tôt ce mois-ci, l’éditorialiste Joël Mowbray a apporté la preuve de l’abandon par l’administration Bush de la guerre idéologique dans un exposé du ‘Wall Street Journal’, sur le réseau de télévision en langue arabe « Al Hurra » financé par le contribuable américain. Les USA ont lancé Al Hurra en février 2004 pour concurrencer des réseaux de télévision jihadistes comme Al Jazeerah. Son objectif déclaré était de présenter une voix libérale, pro-démocratie, et pro-humaniste dans le monde arabe. Pourtant, comme Mowbray l’a rapporté, depuis que l’ancien producteur Larry Register a été nommé à la direction du réseau en novembre dernier, cet objectif est tombé à l’eau.

En décembre, le réseau a commencé à se permettre d’être utilisé comme une plateforme par des archi terroristes comme le commandant du Hezbollah Hassan Nasrallah et le chef du Hamas Ismail Haniyeh. Le mois dernier, quand le mouvement islamique israélien a commencé d’attaquer Israël pour avoir conduit une fouille archéologique vers la mosquée Al Aqsa, la couverture d’Al Hurrah de cette affaire a été plus extrémiste que celle d’Al Jazeerah. Le mufti de l’Autorité Palestinienne Ikremah Sabri est passé en direct, et a accusé Israël de jeter des roches et des bombes dans la mosquée, et de refuser des soins médicaux à ceux qu’il aurait prétendument blessés. Al Hurra a aussi accueilli un terroriste d’al Qaïda qui s’est réjoui des attaques du 11 septembre en Amérique.

Comme c’est le cas en Grande Bretagne, la décision de l’administration Bush d’abandonner largement le champ de bataille idéologique est le résultat d’une attaque politique et idéologique intransigeante et acharnée contre les voix qui justifient la guerre contre le jihad mondial en général, et contre les faucons de l’administration Bush en particulier.

Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Douglas Feith, et John Bolton – et sans doute Scooter Libby – ont tous été chassés de leurs positions au Pentagone, au Département d’Etat, et à la Maison Blanche après avoir été repoussés par une attaque implacable de la Gauche, qui a accusé ces hommes de rien moins que de trahison du fait de leur soutien vigilant à la guerre contre le totalitarisme islamique. Une composante centrale de l’attaque contre eux a été la prétention répétée que leur soutien à Israël est ce qui a porté ces hommes à faire croire l’Amérique que le jihad mondial est une menace pour la sécurité nationale des USA. L’un des acteurs principaux de cette attaque concertée a été le milliardaire George Soros. Soros est un Juif antisioniste au passé troublant. En particulier, selon ses propres entretiens sur ’60 minutes’ en 1998, et PBS en 1993, Soros a collaboré avec les nazis pour la saisie des propriétés juives à Budapest en 1944.

L’auteur Serge Trifkovic, qui prépare actuellement une biographie de Soros, rapporte qu’un survivant de l’Holocauste en Hongrie déclare que la raison pour laquelle Soros fut laissé en liberté était la « connaissance spéciale par ce garçon de la communauté juive, et ses tentatives de protéger ses propriétés de la confiscation »…

Depuis 2003, Soros a donné plus de100 millions à l’aile Gauche radicale et pour les campagnes politiques des candidats Démocrates de l’extrême gauche aux USA. Son argent a fait de lui l’une des forces les plus influentes au Parti Démocrate.

Après que le Hamas eût gagné l’élection palestinienne en janvier dernier, Soros a tourné ses armes contre Israël. En octobre dernier, il a annoncé son intention de travailler avec des groupes juifs américains de l’aile gauche tels que ‘Brit Tzedek v’Shalom, ‘les Amis américains de Shalom Archav’, et le ‘Forum Politique d’Israël’, pour former un groupe de lobbying efficace anti-Israël, pour concurrencer le pro israélien l’AIPAC [American-Israel Public Action Committee]. Soros accuse l’AIPAC de faire cause commune avec les faucons pro-guerre et ainsi de nuire à la sécurité nationale des USA et d’Israël.

Cette semaine, Soros a exposé ses opinions anti-Israël dans la ‘New York Review of Books’. Dans une épître verbeuse intitulée : « Sur Israël, l’Amérique et l’AIPAC », Soros a présenté une mixture incohérente de logique laxiste et de déclarations contradictoires.

D’un côté, il reconnaît que le retrait d’Israël de Gaza a radicalisé les Palestiniens et a porté le Hamas au pouvoir. D’un autre côté, il insiste pour dire que des retraits israéliens supplémentaires conduiront les Palestiniens à la modération. Alors qu’il reconnaît que le Hamas est un groupe terroriste, il insiste pour que les USA le reconnaissent, pour forcer Israël à le reconnaître, et sur le fait que l’AIPAC est responsable de la non-reconnaissance du Hamas comme une force politique légitime dans la région.

Soros déclare vouloir la paix pour Israël. Pourtant il exige que les USA et Israël adhèrent au plan saoudien qui appelle à la destruction effective d’Israël via un retrait forcé des Israéliens de Judée, de Jérusalem, de Samarie, et des Hauteurs du Golan, et à la destruction démographique de l’Etat juif via une immigration sans entrave de 4 à 5 millions d’Arabes nés à l’étranger.

En effet, les arguments de Soros font clairement apparaître que protestations mises à part, l’avancement des droits de l’homme et de la paix ne peuvent être ses vrais objectifs. Bien plutôt, ce qui semble l’intéresser le plus, c’est l’érosion de l’alliance USA – Israël. Un abandon d’Israël par les USA est considéré comme une composante nécessaire d’une stratégie globale pour conduire les USA à cesser leur combat contre le jihad mondial.

Lors de sa visite ici à Jérusalem la semaine prochaine, on s’attend à ce que la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice incite le gouvernement Olmert Livni Peretz à poursuivre les contacts diplomatiques avec le gouvernement terroriste Hamas – Fatah via le président de l’AP et commandant du Fatah, Mahmoud Abbas. A la lumière de la position faiblissante de l’administration sur le Hamas, il est clair que les opinions de Soros ont eu prise dans des cercles politiques toujours plus larges à Washington.

En avançant leurs opinions anti-Israël, Soros et ses alliés, (plus récemment l’éditorialiste du ‘New York Times’ Nicholas D. Kristof), font appel au travail des organisations gauchistes radicales israéliennes comme l’initiative de Genève, B’tselem et Shalom Archav. Comme Soros, ces organisations déclarent agir pour faire avancer la paix et les droits de l’homme. Et comme Soros, ces organisations coopèrent efficacement avec des groupes pro jihadistes dans l’érosion de la capacité d’Israël à défendre ses droits en tant que démocratie juive.

La tempête publique qui a suivi cette semaine la prise de contrôle par des Juifs à Hébron d’un immeuble qu’ils avaient acheté récemment dans la ville, était un exemple clair de cette collusion gauchistes – jihadistes.

En exigeant que Tsahal se déplace immédiatement pour expulser les Juifs de l’immeuble qu’ils avaient acheté, Shalom Archav et B’tzelem ont ignoré les droits de l’homme, et ont ouvertement défendu l’abrogation des droits de l’homme des Juifs israéliens d’acheter et de détenir une propriété. Ce faisant, ils ont prêté leur soutien à l’opinion jihadiste raciste qui veut que les Juifs soient interdits de poser un pied dans les soi-disant zones arabes.

Le porte-parole de B’tselem, Sarit Michaeli a dit au ‘Jerusalem Post’ dimanche : « Que les Juifs aient acheté l’immeuble ou non était immatériel ». Selon ses termes : « Notre opposition de principe est que ces installations doivent de toute façon être évacuées, et qu’il ne devrait pas y avoir ces poches à Hébron ». Elle a ajouté que « plutôt que de regarder et de s’assurer que la vente a été faite légalement, Tsahal a l’obligation de s’assurer que les ‘colons’ ne s’emparent pas d’autres zones ».

En argumentant de la sorte, Michaeli a donné un soutien israélien juif efficace pour encourager des déclarations encore plus scandaleuses par les parlementaires israéliens arabes. Comme elle a déclaré que le travail de Tsahal est de combattre des Juifs, les membres de la Knesset [MK] arabes Ibrahim Sarsour et Muhammad Barakei ont participé à la première conférence de l’AP “Jérusalem d’Abord” à Ramallah. Sarsour a appelé « les Musulmans et les Arabes » à « libérer Jérusalem ».

Sarsour a déclaré : “Exactement comme les Musulmans ont autrefois libéré Jérusalem des Croisés, de même nous devons aujourd’hui croire que nous pouvons libérer Jérusalem. Ce n’est pas un rêve impossible ».

Barakei a accuse Israël d’essayer de “vider Jérusalem de ses habitants palestiniens”. Qualifiant «Jérusalem de Question nationale, pas simplement une question religieuse », il a appelé les Palestiniens à agir immédiatement pour « réclamer la ville ».

Comme pour Hébron, mardi, le MK Taleb al Sanaa a appelé à un boycott international d’Israël en réponse à l’achat et au contrôle de l’immeuble par des Juifs.
Le MK arabe a parlé sur la toile de fond du refus du premier membre arabe du cabinet ministériel, Raleb Majdlah, de chanter l’hymne national, et la publication par l’Université de Haïfa d’un sondage montrant que 76 % des Arabes israéliens considèrent que le sionisme est une forme de racisme, et 28 % des Arabes israéliens nient la réalité de l’Holocauste.

Il n’est pas besoin de préciser qu’aucune enquête criminelle sur de possibles accusations de trahison n’a été ouverte contre les politiciens arabes.
Une ligne claire relie les étudiants de Cambridge, les Américains en Irak, et la situation en Israël. Le front Gauchistes – Islamistes érode le sens de la justice du monde libre. Plutôt que d’affirmer nos valeurs libérales et démocratiques, craignant la condamnation gauchiste, des politiciens et des faiseurs d’opinion se sont permis de devenir enchaînés aux idéologies qui renient tout ce que le monde libre défend.

Israël, qui se tient sur la ligne de front de la liberté, a le devoir de contenir la vague. Mais nos ignobles dirigeants ont préféré s’arrêter de penser, et céder silencieusement.

Voilà comment une civilisation s’effondre.

Adaptation française de Sentinelle 5767


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