30 janvier 2023
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Revue de presse sur le Proche Orient (2-9 avril)

Bras de fer entre Bush et les démocrates sur le dossier irakien

Sur fond de bras de fer entre le président américain George W. Bush et le Congrès à majorité démocrate, le Pentagone a annoncé l’envoi de 7 000 soldats en Irak dans les prochains mois pour soutenir les efforts visant à juguler les violences à Bagdad.

La Chambre des représentants et le Sénat se préparent à envoyer au président une proposition de loi allouant 96 milliards de dollars (72 milliards d’euros) à la poursuite des opérations en Irak et en Afghanistan et fixant une échéance pour la fin des combats en Irak, a rapporté l’agence américaine Associated Press.

Les représentants réclament un rapatriement des forces américaines d’ici septembre 2008 tandis que les sénateurs demandent un début de retrait immédiat et la fin des opérations de combat d’ici au 31 mars 2008. Bush a fait savoir qu’il mettrait son veto aux deux textes.

Le président du parlement libanais refuse une nouvelle fois de convoquer les députés

Le président du Majless al-Nouab libanais (Parlement) Nabih Berri, un chiite proche du Hezbollah, a refusé mardi 3 avril de convoquer les députés pour une séance destinée à approuver la création d’un tribunal international chargé de juger les responsables de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafik Hariri et ses compagnons, a rapporté le quotidien libanais L’Orient-Le Jour.

Cette décision marque un approfondissement de la crise politique et de la paralysie institutionnelle que connaît le Liban depuis deux ans. Outre la crise parlementaire, le gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora et le président pro-syrien Emile Lahoud ne s’adressent plus non plus la parole. Lors du sommet de la Ligue arabe, tenu à Riad la semaine dernière, le Liban était représenté par deux délégations qui n’ont même pas partagé le vol : celle de la présidence pro-syrienne et celle du gouvernement soutenu par la communauté internationale et le camp arabe modéré.

Berri et Lahoud considèrent que le gouvernement Siniora est inconstitutionnel depuis que six ministres pro-Hezbollah en ont claqué la porte en novembre. De son côté, le gouvernement de Siniora considère que le président Lahoud est illégitime depuis que la Syrie a prolongé son mandat en contradiction flagrante avec la Constitution libanaise qui limite à deux mandats consécutifs la fonction présidentielle.

Riad accueille fraîchement la main tendue d’Olmert

L’Arabie saoudite a indiqué lundi 2 avril qu’elle refuserait l’invitation du Premier ministre israélien Ehoud Olmert à une conférence de paix régionale tant que Jérusalem ne mettrait pas fin aux “pratiques inhumaines” contre les Palestiniens et ne se retirerait pas des “terres arabes”, a rapporté la chaîne qatarie arabophone Al-Jazeera.

Alors que des diplomates israéliens et saoudiens auraient eu des discussions secrètes ces derniers mois, une réunion publique serait perçue comme une concession énorme à Israël, qui n’a rien promis de concret en échange. En outre, une telle rencontre donnerait également à Al-Qaïda des arguments pour mobiliser ses partisans contre l’Arabie saoudite.

De son côté, la Syrie n’a pas encore réagi à l’offre israélienne. Le Premier ministre israélien a créé la surprise dimanche 1er avril en invitant les dirigeants arabes à une conférence régionale pour la paix, demandant explicitement à l’Arabie saoudite de jouer un rôle moteur dans la tenue de cette réunion.

Le nouveau chef de la diplomatie palestinienne pour une normalisation des relations avec la communauté internationale

Le nouveau ministre palestiniens des Affaires étrangères Ziad Abou Amr a affirmé lundi 2 avril à Paris que le gouvernement d’union nationale auquel il participe entend parvenir à une normalisation de ses relations avec la communauté internationale, a rapporté l’Associated Press.

Le nouveau chef de la diplomatie palestinienne a tenu à rappeler que ce gouvernement Hamas-Fatah était le fruit d’un “consensus national”. De fait, a-t-il observé, aucune discrimination ne devrait être faite entre ses différents membres, toujours selon l’agence de presse américaine.

Dans un entretien au journal “Le Monde” daté de mardi 3 avril, il ajoute que “le programme de ce gouvernement (…) n’est pas le programme d’une seule faction”. Mieux même, assure-t-il, avec cette équipe d’union nationale, “nous avons souscrit presque entièrement aux conditions de la communauté internationale, y compris la reconnaissance d’Israël et la renonciation à la violence”.

Bakou tiraillé entre Washington et Téhéran

“L’Azerbaïdjan ne permettra pas aux Etats étrangers d’utiliser son territoire contre des pays voisins”, a déclaré le dimanche 1er avril le ministère de la Défense azéri, cité par le journal moscovite Nezavissimaïa Gazeta.

Cette déclaration vient répondre au souhait formulé par le secrétaire d’Etat adjoint américain pour l’Europe et l’Eurasie, Matthew Bryza, le 30 mars lors d’une visite en Géorgie, d’utiliser l’Azerbaïdjan comme base de décollage pour des actions militaires, souligne le Courrier International. Or, si Bakou accepte que l’Azerbaïdjan serve de base de décollage pour des opérations menées en Afghanistan dans le cadre de la coalition antiterroriste, il refuse de jouer ce rôle dans le différend entre Washington et Téhéran, poursuit l’hebdomadaire.

Selon le politologue azéri Zardoucht Alizade, le président Ilham Aliev, qui a succédé à son père en octobre 2003, se trouve face à un dilemme. D’un côté, l’administration américaine a toujours soutenu ce régime qui dépend plus de son protecteur que de son peuple. D’un autre côté, l’Azerbaïdjan s’est engagé à ne pas servir de base militaire contre l’Iran, d’autant plus que la population éprouve de la sympathie pour l’Etat iranien.

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