28 janvier 2023
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Stockez avant le premier tour !

Les “jeunes” interviewés pendant les dernières émeutes à la Gare du Nord le clamaient haut et fort: si Sarkozy passe, nous nous sentirons en droit de tout casser. Les gauchistes de la télé et les artistes ne se privent pas pour dire qu’ils tourneront le dos à la France si Sarkozy passe. C’est d’ailleurs le sens du ralliement d’une certaine section de l’establishment à François Bayrou: avec lui, au moins, il y a moins de risque que ça pète tout de suite.

Alors réfléchissons un peu. En ce moment Sarkozy caracole en tête des sondages, et le score de Le Pen est plus haut qu’à la même date avant les dernières élections. L’ensemble de la gauche est réduit à 35%. Si les ambiguïtés de Bayrou le rattrapent et qu’il s’avère n’être qu’un feu de paille, alors les gagnants du premier tour le 22 avril seront Sarkozy et Le Pen.

ère n’être

Dans ce cas-là, l’explosion des banlieues conjuguée avec l’offensive anti-démocratique des forces gauchisantes déclenchant la situation insurrectionnelle se produira non pas après le deuxième tour mais après le premier! En effet, les émeutiers n’attendront pas de savoir si c’est Sarkozy ou Le Pen qui deviendra président, puisque dans un cas comme dans l’autre ils ont déjà décidé de faire sauter la baraque. Si les troubles sont d’ampleur suffisante, il sera d’ailleurs impossible d’organiser un second tour dans des conditions acceptables.

Deux conseils: n’oubliez pas de passer au supermarché le samedi 21 avril pour stocker assez de sucre, de pâtes et de boîtes de conserve pour tenir quelques mois! Et vérifiez que le réservoir d’essence de votre voiture est plein à ras-bord.

Jacques Chirac sera obligé de s’emparer des pleins-pouvoirs fin avril en invoquant l’article 16, et le voilà installé pseudo-dictateur pendant au moins 5 mois. Assez de temps pour qu’il démontre qu’il n’a pas la carrure d’un homme providentiel, et se trouve débordé aussi bien par la gauche que par la droite. Là, ça va commencer à être du sport.

Devant l’incapacité de Paris à administrer le reste du pays, les régions, les départements et les communes s’auto-gèreront. Ils seront forcés de collecter les impôts eux-mêmes pour payer leurs dépenses immédiates de fonctionnement (police, juges), et acquerront ainsi une autonomie que toutes les soi-disant réformes de décentralisation avaient été bien incapables de leur donner dans les faits.

Chaque commune pourra fixer la politique d’immigration et d’aide sociale qui lui plaît, aussi généreuse ou stricte qu’elle le désire, suivant la volonté des administrés-payeurs. Les gens sont plus susceptibles de tomber d’accord entre eux sur des questions aussi brûlantes à l’échelle d’une commune de 2000 habitants qu’à celle d’un pays de 60 millions. Et ils sont aussi plus à même d’imposer leurs desiderata à un maire qui doit aller serrer les mains sur la place du marché chaque samedi, plutôt qu’à un président vivant à l’abri derrière les hautes grilles du Palais de l’Elysée. S’il en est ainsi, d’un mal sortira peut-être un bien…

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