3 février 2023
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L’orchestration infantile de la haine ; le jeu macabre du Hamas

Depuis un certain temps déjà, Al-Aqsa TV, la chaîne du Hamas, diffuse une émission destinée aux enfants de 4 à 12 ans, dont la vedette est une marionnette de Mickey Mouse. La fameuse souris de Walt Disney, version islamiste, est rebaptisée Farfour ; elle est assistée d’une présentatrice de six ans en tchador, Saraa. Dans une émission hebdomadaire, intitulée Les pionniers de demain, elle incite la jeunesse palestinienne à la guerre sainte. Contre Israël, d’abord, et contre le reste du monde ensuite.

Farfour et Saraa reprennent les thèmes du Djihad édictés par leurs mentors : ils vont “libérer” toute la Palestine, l’Irak, et les Wakf (c’est-à-dire les anciennes colonies de l’islam) jusqu’à Poitiers. Puis, Mickey l’assure aux jeunes téléspectateurs, « nous allons soumettre la totalité du monde et des infidèles à l’islam »
L’émission est émaillée d’appels téléphoniques d’enfants qui proposent souvent de sacrifier leur vie, pendant que Farfour danse et applaudit sur les paroles des petits shahyds (« martyrs »). Dans une des émissions un enfant de 12 ans chante notamment : «Ô Jérusalem, il est l’heure de mourir».

Dans les Territoires palestiniens, Farfour est une vedette.

Le ministre palestinien de l’Information, Moustapha Barghouthi, a affirmé que le programme serait retiré et qu’il «était malheureux d’utiliser un programme pour enfants afin de faire passer des messages politiques», ce qui sans doute n’effrayent pas encore les promoteurs de ces shows : la télévision a en effet assuré qu’elle continuerait à le diffuser.
Les médias occidentaux ne semblent pas au courant. Bien au contraire. Une observation attentive de leur contenu montre que l’essentiel des communications porte plutôt sur le traumatisme de l’enfance palestinienne face aux actions défensives israéliennes. Par contre, aucune enquête ne relate le traumatisme de l’enfance palestinienne confrontée à l’endoctrinement précoce, au gabegie criminelle que les islamistes font ainsi régner dans les esprits de petits enfants .

Cette lacune touche également la façon de relater ce qui se passe là-bas. Ainsi, les médias étrangers couvrant ces jours ci les affrontements entre Palestiniens font répétitivement état de combats entre les “membres” du Fatah et ceux du Hamas. Mais comment expliquer que ces “membres”, alors qu’ils sont les mêmes miliciens, dotés de la même Kalachnikov, soient décrits comme de simples activistes politiques, voire des civils, c’est-à-dire des victimes, lorsqu’ils font face à l’armée israélienne ? Albert Camus disait que “Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde”.

On a bel et bien affaire à de l’information biaisée, bâtie sur une identification à géométrie variable, ce qui dénote au bout du compte d’un mépris le plus absolu envers la démocratie d’opinion.

Par ailleurs, on constate l’absence de bilan précis et permanent des morts et des blessés de la guerre civile palestinienne. Alors que les médias ne sont guère avares de chiffres quant aux victimes de l’affrontement israélo-palestinien, et ils sont publiés régulièrement. Or, choisir de publier le bilan d’un conflit tout en se gardant soigneusement de le faire pour un autre revient à instrumentaliser l’information dans le but, conscient et/ou inconscient, de montrer du doigt uniquement Israël.

Notons, pour clore ce sujet, que les fameuses sources médicales palestiniennes sont toujours les seules sources sollicitées par l’AFP pour transmettre les informations relatives au nombre de soi-disant militants tués. Mais lorsqu’il s’agit de victimes israéliennes subissant depuis plusieurs mois les assauts aveugles des lanceurs de Qassam sur Sdérot, et agissant en flagrant délit d’assassinat collectif sur des civils, ce qui est interdit par la Convention de Genève, les sources d’informations occidentales ne semblent pas réellement soucieuses d’aller jusqu’aux hôpitaux israéliens afin d’en ramener quelques images et interviews.

Comment sortir de la griffe de la propagande palestinienne, si la presse libre s’associe au jeu de la victimologie palestinienne ? Comment inverser la tendance quand l’endoctrinement au crime et au sabotage commence à l’âge de quatre ans ?

Ftouh Souhail vit à Tunis et est avocat stagiaire

tunirael@laposte.net

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