2 février 2023
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2006 : forte hausse des actes antisémites en France

Mis à part le SPCJ, organisme spécifique pour ce faire des institutions communautaires juives, il en existe un autre, soutenu par diverses organisations de premier plan, et conduit avec détermination par Sammy Ghozlan, orfèvre en la matière car ancien commissaire.
Ayant prouvé son efficacité, le BNVA, né en 2002, franchit aujourd’hui une étape en inaugurant son site Web. : http://www.sosantisemitisme.org/ Il conserve son numéro de téléphone: 01.45.08.88.55,

Pour que la lutte contre l’antisémitisme soit menée plus efficacement il est essentiel que tout acte antisémite ou toute incitation à la haine antisémite soient répertoriés. Et donc rapportés. Or certains hésitent à s’adresser aux pouvoirs publics, ne sachant comment procéder ou craignant de ne pas être écoutés ou entendus.
Par ailleurs, une certaine tolérance de l’intolérable s’est installée en France depuis le renouveau des actes antisémites qui a concordé avec le renouveau des attentats palestiniens en septembre 2000, dans ce qu’il est convenu d’appeler la seconde Intifada. Plus de six ans plus tard l’antisémitisme du quotidien est devenu banalisé, relativisé. Quand les victimes ou témoins ne choisissent pas de se taire par peur de représailles.

Le BNVA, après avoir mis en place un numéro de téléphone met en place un Site pour faciliter le témoignage et contribuer à faire savoir ce qu’il en est de ce fléau et de la lutte menée contre lui.

Le Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme, créé et présidé par le Commissaire Honoraire Sammy Ghozlan, recueille toutes les plaintes, tous les témoignages en matière d’antisémitisme. Après enquête et vérification, le BNVA s’assure que le nécessaire est fait auprès des pouvoirs publics.
« Rien n’est anodin, » souligne Sammy Ghozlan. Qui met aussi en garde contre tout faux témoignage, toute fausse accusation, qui sont passibles, rappelle-t-il de « poursuites pénales. »
L’action du BNVA ne se limite pas à ce travail essentiel de collecte de plaintes et témoignages. Il accompagne les victimes sur tous les plans, une aide et un suivi psychologiques, voire médicale étant nécessaire dans les cas les plus graves ou les plus traumatisants.

Son action porte sur tout ce qui est lié à l’antisémitisme mais aussi au racisme. Ainsi le BNVA dénonçait-il le récent assassinat d’un chauffeur de taxi arabe en Israël par un nouvel immigrant, jeune Juif français. Déplorable première, « acte de démence, » pour le Bureau qui met en garde le journal Haaretz pour un article publié dans ses colonnes accusant globalement les Juifs de France de racisme anti-arabe.

Il faut souligner que le BNVA est soutenu par la LICRA, ligue contre le racisme et l’antisémitisme, le Centre Simon Wiesenthal, qui lutte également contre ces fléaux, l’UPJF, Union des Patrons juifs de France, et l’Union des CCJ, conseils des communautés juives, d’Ile de France, que préside Sammy Ghozlan.

Les CCJ effectuent en matière de lutte contre l’antisémitisme un travail essentiel de « prévention, d’intervention auprès des pouvoirs publics, des élus, des médias et d’institutions diverses. » Travail coordonné le BNVA et les associations qui le soutiennent.
Après avoir analysé la situation dès ses débuts en automne 2000, Sammy Ghozlan, en homme de terrain très impliqué, a estimé d’emblée qu’il fallait avant tout agir contre les causes principales de ce renouveau de l’antisémitisme.
Il a déterminé deux champs d’action essentiels : d’une part une lutte résolue et étayée contre la désinformation ambiante à l’égard d’Israël, notamment dans une grande partie des médias, et d’autre part l’instauration et le renforcement du dialogue inter-communautaire. Avec des dirigeants musulmans certes, certains ayant été pris de court par cette vague d’antisémitisme. Mais en y associant également des Chrétiens.

Á l’origine de cette montée d’un nouvel antisémitisme, notamment en France et dans le reste de l’Europe depuis fin 2000, il ne faut pas oublier ce que fut son point de départ. Point de départ qui fut l’exploitation des images de la mort de Mohamed al-Dura au carrefour de Netzarim, tournées en septembre 2000 par un cameraman palestinien, commentées par un journaliste de France 2. Images diffusées, rediffusées d’innombrables fois, données gratuitement à tout média en faisant la demande par France2, parfois agrémentés d’inclusions mensongères puis rediffusées, passées en boucle par certaines chaînes, notamment dans le monde arabo-musulman. Et c’est surtout le commentaire accompagnant ces images qui a conduit à ce regain d’antisémitisme un peu partout dans le monde.

En effet, le journaliste, qui n’était pas présent sur les lieux de l’événement, y affirmait que des soldats israéliens, assiégés dans un bunker près d’un carrefour, avaient, selon lui, tué l’enfant. Il n’y mettait aucun conditionnel, aucune réserve, alors qu’il n’y avait aucune preuve de cette soi-disant culpabilité et qu’il n’y en a jamais eu depuis. Alors qu’il y avait des tirs nourris, notamment côté palestinien armé. Alors que, de la position israélienne, il aurait été difficile d’atteindre cet enfant et que, de surcroît, il n’y avait aucune raison de tirer ou de s’acharner sur des civils au cours d’échanges de tirs entre soldats israéliens et hommes armés palestiniens partout sur le terrain.

Ces images terribles de la mort d’un enfant furent donc très largement instrumentalisées et firent figure du symbole d’une soi-disant brutalité israélienne. Elles contribuèrent donc à lancer la seconde Intifada, qui avait été décidée, en réalité bien avant par Yasser Arafat lors de l’échec des négociations menées avec Ehud Barak. Deux israéliens avaient déjà été tués avant cet incident. Mais elles furent aussi utilisées un peu partout dans le monde contre Israël et contre les Juifs, avec importation du conflit israélo-palestinien notamment sur le territoire de l’Hexagone.
Les manifestations d’un nouvel antisémitisme sans précédent depuis la dernière guerre mondiale n’ont guère cessé depuis.

Réalité qui fut niée par les pouvoirs publics, notamment le ministre de l’Intérieur P.S. Daniel Vaillant, en place entre 2000 et 2002 – le Premier Secrétaire du P.S., François Hollande, le reconnaissait en le déplorant, il y a quelques mois, notamment lors d’un petit déjeuner de l’association des Amis du CRIF-. Choix politique et conduite aux conséquences graves. En effet, les actes antisémites n’étant ni dénoncés pour ce qu’ils étaient, ni punis, leurs auteurs, ainsi assurés d’impunité, pouvaient croire qu’ils avaient les coudées franches. Un état de fait qui, une fois installé, s’est ancré dans les moeurs et a perduré.
Á cet égard il faut dénoncer la tactique à laquelle certains n’ont pas hésité à avoir recours lors de la récente campagne pour les élections présidentielles de 2007. Dans la campagne de diabolisation et de haine menée contre celui qui était alors le candidat Nicolas Sarkozy des thèmes antisémites ont été largement utilisés et pas uniquement par des tenants de l’extrême-droite – ce qui a été dénoncé dans les colonnes de resiliencetv –. Il y a eu notamment des caricatures antisémites ignobles, voire des caricatures antisionistes…. la collusion connue entre ces mouvances réapparaissait ainsi.
Et on notait que le site des Jeunes du P.S., tentant de faire feu de tout bois, mêlait d’une manière délibérée, irresponsable et potentiellement dangereuse, quoique totalement incongrue, le conflit israélo-palestinien aux élections présidentielles françaises, appelant à la rescousse un mouvement appartenant à une plateforme ani-israélienne ! Le fait que ce site ait été celui du fils de la candidate socialiste ne rendant ce dérapage que plus grave.

Dès les premières manifestations de cette « nouvelle judéophobie » fin 2000, et devant ce refus des pouvoirs publics, mais aussi des médias, de voir les réalités et d’agir en conséquence, Sammy Ghozlan et Roger Pinto, Président de Siona, établirent une Cellule de crise pour pallier les carences étatiques. Avant que ne soit créé le BNVA en 2002.
Maître Gilles-Williamn Goldnadel, aujourd’hui Président de France-Israël, rappelait plus récemment cet aveuglément en le dénonçant http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=3917&returnto=search/search&artyd=5

Il faut dire aussi que, dans un premier temps, la plupart des institutions juives furent également prises de court. Certains responsables se refusant même à prendre conscience de l’ampleur du problème. Puis, CRIF, Consistoire et Fonds Social Juif Unifié, ont pris la mesure du problème et mis sur pied leur propre service, le SPCJ, pour le combattre. Et mis en place un numéro Vert : 0800.18.26.26
Par ailleurs, les gouvernements de droite qui succédèrent au dernier gouvernement socialiste, à partir de mai 2002, reconnurent la nature du problème et l’ampleur qu’il avait pris. Des mesures ont été mises en place pour que les pouvoirs publics agissent enfin à la hauteur de la menace.

Un bémol, pourtant, car si l’Etat a effectivement fini par jouer son rôle de défense d’une partie de la population française, attaquée en fonction de sa naissance et non pas pour ce qu’elle est, il n’en a pas toujours été de même avec certains magistrats particulièrement indulgents avec les auteurs de délits antisémites. Ce qu’a très bien analysé Maître Goldnadel : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=3916&returnto=search/search&artyd=5

C‘est dans ce contexte que se situe donc aujourd’hui le combat du BNVA. Et, en cas d’agression, de menace, d’incitation, il faut donc impérativement s’adresser à lui ou tout autre service similaire. Pour la population juive de France, pour la France et ses valeurs. Et ne rien laisser passer, « rien n’étant anodin, » en effet.

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