7 février 2023
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Revue de presse (Proche et Moyen-Orient), semaine du 21 mai

L’Iran s’enfonce dans l’obstination


La République islamique d’Iran continue à défier le Conseil de sécurité de l’ONU en refusant de geler son programme d’enrichissement d’uranium, a constaté mercredi 23 mai l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Téhéran, qui était sommé de se plier à cette exigence d’ici jeudi 24 mai, s’expose ainsi à de nouvelles sanctions, a rapporté l’agence de presse américaine Associated Press.

Le rapport du directeur général de l’AIEA Mohamed ElBaradeï note que non seulement le régime iranien n’a pas stoppé son programme d’enrichissement mais a au contraire étendu ses activités dans ce domaine. Il accuse également Téhéran d’avoir bloqué les tentatives de l’AIEA pour enquêter sur des activités nucléaires suspectes.

L’AIEA précise que sa compréhension des zones d’ombre du programme « se détériore » malgré quatre années d’enquête, selon le rapport diffusé sur le site Internet de l’agence et remis au Conseil de sécurité, toujours selon l’Associated Press.

Tsahal interpelle plus d’une trentaine de responsables du Hamas


L’Armée de Défense d’Israël (Tsahal) a arrêté jeudi 24 mai plus d’une trentaine de hauts responsables du Hamas dont un ministre du cabinet d’Ismaïl Haniyeh ainsi que des députés et maires palestiniens issus du Hamas dans le nord de la Cisjordanie, a rapporté le Jerusalem Post.

Cette vague d’interpellations s’inscrit dans le cadre de ses opérations de représailles aux tirs de roquettes de l’organisation terroriste contre l’Etat hébreu.

Parmi ces responsables interpellés figure le ministre de l’Education Nasser Shaer, considéré comme un pragmatique au sein du mouvement islamiste. Tsahal a également arrêté l’ancien ministre palestinien Abdel Rahman Zeïdan, ainsi que les députés Hamed Bitaoui et Daoud Abou Ser, et les maires des villes de Naplouse, Kalkiliya et Beïta de même que le président de la principale organisation caritative islamique de Naplouse.

Liban : la guerre contre Fatah al-Islam


Le ministre libanais de la Défense Elias Murr, a lancé un ultimatum mercredi 23 mai aux terroristes palestiniens du Fatah al-Islam retranchés dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, dans le nord du pays : soit ils se rendent, soit l’armée intervient.

« L’armée ne négociera pas avec un groupe de terroristes et de criminels. Leur destin est d’être arrêtés et, s’ils résistent à l’armée, de mourir », a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision Al-Arabiya. « Il y a deux options : la première, que nous préférons, est qu’ils se rendent (…) et la seconde, que nous n’aimons pas (…) est celle de l’action militaire », a insisté le ministre.

De son côté Conseil de sécurité des Nations unies a condamné mercredi « dans les termes les plus forts » les violences du Fatah al-Islam dans le nord du Liban, dénonçant des attaques inacceptables contre la stabilité, la sécurité et la souveraineté du pays.

A Gaza, Abbas tente toujours de décrocher une trêve


Face à la poursuite des violences inter-palestiniennes, le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a rencontré mercredi 23 mai en un lieu secret de la bande de Gaza son Premier ministre Ismaïl Haniyeh, mais sans convaincre le Hamas, dont celui-ci est un des chefs, d’en revenir à un cessez-le-feu avec Israël, a rapporté le quotidien libanais L’Orient-Le Jour.

Après cette entrevue, qui a porté plus spécialement sur la possibilité d’une nouvelle trêve avec Jérusalem, la branche armée du Hamas a toutefois publié un communiqué offensif annonçant que les « attaques contre l’ennemi » se poursuivraient « partout en Palestine ». Prévue la veille, dès l’arrivée de Mahmoud Abbas à Gaza, la rencontre des deux hommes avait été reportée pour des raisons de sécurité, Israël venant de formuler des menaces à l’encontre de Haniyeh, considéré comme un « terroriste en complet veston » après la revendication par son mouvement (le Hamas) des derniers tirs de roquettes Kassam sur les localités juives du sud d’Israël.

Egypte : report d’une décision sur une libération d’Ayman Nour


Une décision judiciaire sur une libération de l’opposant égyptien et ancien candidat à la présidence Ayman Nour pour raisons de santé a été ajournée mardi 22 mai dans l’attente de nouveaux examens médicaux, a rapporté le quotidien local Al-Ahali.

Selon des organisations de défense des Droits de l’homme, le fondateur du parti Al-Ghad (Demain) s’est fortement dégradée en prison. Un comité d’experts médicaux a cependant déjà considéré que son état de santé ne justifiait pas sa libération.

Ayman Nour, un avocat de métier, avait été condamné à cinq ans de prison en décembre 2005 pour avoir pour falsifié de documents nécessaires à l’agrément de son parti en 2004, ce qu’il a toujours nié.

Après une ascension fulgurante, il était devenu le principal challenger au président Hosni Moubarak, arrivant derrière lui quelques mois plus tôt lors de la première présidentielle pluraliste, en septembre 2005.

Les démocrates américains renoncent à imposer un retrait d’Irak

Le Congrès américain, à majorité démocrate, a retiré son exigence d’un calendrier de retrait d’Irak. C’était le principal obstacle à l’adoption d’une loi sur le financement de la guerre, cause d’un bras de fer de plusieurs mois avec la Maison-Blanche, a rapporté le Washington Post dans un article repris par le Courrier international.

Dans le même temps, constate le quotidien américain, une nouvelle stratégie est adoptée sur le terrain : parallèlement aux opérations militaires, négocier des accords avec les différentes factions irakiennes pour mettre fin à la guerre civile qui opposent la majorité chiite à l’insurrection sunnite.

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