3 février 2023
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La crise civilisationnelle française s’accentue

Dans le film ce qui frappe concerne moins les particularités et l’humour que la générosité faite d’entre-aide et de soirées passées ensemble plutôt que solitairement devant son LCD aux couleurs chatoyantes. Et à Paris certains branleurs n’ont pas supporté que la mode ne soit plus donné en France (et dans le monde) par l’ex capitale jacobine.

L’inscription sur le mur du stade de Brest, elle, met plutôt en scène en plus de la bêtise pure, l’illusion d’un collectif existant toujours moralement et tenu de répondre à tel ou tel débordement alors que ce tenir ensemble, y compris en ses temps forts, n’a jamais été le garant des moeurs, surtout dans leurs perversions ultimes comme ces profanations sataniques.

En tout cas les déchirures actuelles, autant que ce succès inopiné, montre que les jeux ne sont pas faits, s’agissant de la domination des apparences es post-jacobine effectuée depuis Paris par toute la gentry post sixties, pâle copie de ses soeurs aînées anglosaxonnes disparues depuis longtemps et remplacées par la WCT (world culture trash). En France cela résiste encore, mais en se recroquevillant dans des figures dépassées ou folkloriques, sauf lorsque cela correspond à une culture enracinée et non pas à une culture d’ambiance diffusée en erzatz.

En un mot, la ou plutôt les cultures du 21ème siècle à même de repenser les relations humaines à l’ère de la techno-urbanité balbutient encore, laissant dans ce cas toujours la place aux nostalgies des âges d’or et à la gabegie nihiliste postmoderne qui les nourrit.

Encore un effort ! pour une crise créatrice !

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