16 mai 2021

Sur les répercussions de la question israélo-arabe

Benny Morris, connu comme historien israélien qui a tenté de complexifier l’année 47-48 en signalant qu’il y avait eu aussi des exactions du côté juif durant la guerre d’indépendance (800 arabophones tués, une dizaine de viols) et qui a eu son heure de gloire auprès des palestinistes, a ensuite radicalement changé de position jusqu’à admettre qu’il y avait eu également des appels de la part des leaders arabes pour que les populations arabophones s’en aillent afin de ne pas subir de dommages collatéraux comme on dit aujourd’hui. Maintenant, -et ce parce qu’il est déçu par le refus palestinien du plan Barak-Clinton qui a bien montré que les dirigeants nationaux-islamistes ne veulent pas la paix mais la destruction d’Israël en tant qu’Etat échappant à leur joug, maintenant, Benny Morris, qui vient d’écrire dans Newsweek (19 mai) un article pessimiste (” Two people, two ennemies), avance des positions radicales sur certaines expulsions d’arabophones, que je ne partage pas, mais qu’il faut bien comprendre lorsque les palestinistes veulent que tous les juifs s’en aillent, or, c’est de là qu’il faut partir, et, précisément de ce qui s’est passé réellement en 47-48. On verra que s’il y avait eu nettoyage ethnique il n’y aurait pas ce que l’on nomme les “arabes israéliens”, et le désir de certains palestiniens de louer des appartements dans les implantations, voire de militer pour qu’il n’y ait qu’un seul Etat, laïc, sachant que leurs dirigeants sont incapables d’en construire un, paisible et cherchant la prospérité.

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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