22 avril 2021

Craquèlements (2) : Grèce, Zimbabwe, France…

La Grèce est un cas d'école car l'extrême gauche y est très forte dans les Universités et s'est alimentée d'une radicalité semblable à celle des Brigades Rouges, jettant au feu pratiquement les sciences tant elles sont accusées d'avoir créé la "domination capitaliste", tandis que la droite ne s'est pas encore remis du passage des Colonels dans ses rangs.

 
 
Ne parlons pas du Zimbabwe, le choléra est devenu la relève politique désormais.
 
En France les mauvaises informations données aux enseignants font que par exemple certains dans le supérieur sont persuadés qu'ils vont faire plus d'heures supplémentaires non payées, alors qu'il a été plutôt souligné que les profs faisant moins de recherches feront plus d'heures, mieux payées; l'obligation de recherche étant liée à la publication d'un article par an, ce qui n'est pas la mer à boire.
 
Mais l'extrême gauche n'a pas son pareille pour relever les impairs et manques comme les réductions d'effectifs qui deviennent le symbole principal des réformes alors qu'il aurait mieux valu attendre que celles-ci fassent leur effet pour ensuite réorganiser : on ne peut pas faire deux choses en même temps, parfois.
 
 
Quand à la collusion djihadiste/gauchiste, ci-joint l'extrait d'un article que je suis en train de rédiger :
 
" (…) la réaction négative de tel français devant une tradition culturelle non française (comme l’excision, mais aussi le voile islamique) semble être pour certains le produit d’une xénophobie voire d’un racisme alors que cette réaction peut être aussi et précisément induite par l’insertion de ce Français, , dans cette culture de la Modernité basée sur les droits de l’Homme (ou humain) et qui en effet rejette certaines traditions au profit d’autres plus conformes au développement effectif de ces Droits, du moins . Or, autant ce conflit fut accepté à la longue lorsqu’il opposa les traditions catholiques et républicaines par exemple, autant ce conflit avec d’autres traditions, comme l’islam, s’apparente au néocolonialisme et à « l’islamophobie », ce qui fausse radicalement l’analyse et ce à plusieurs niveaux ; d’une part parce qu’est nié le caractère proprement humain des motivations qui sont intrinsèques, même si leur forme est le produit d’une interaction, d’autre part la confrontation entre traditions est le lot permanent de l’histoire humaine qui voit des traditions péricliter et d’autres, nouvelles, apparaître. Il ne s’agirait pas d’identifier traditions et monuments en péril qu’il faudrait préserver comme patrimoines de l’Humanité, on mélange ici les genres.

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Il est, par exemple, pour le moins étrange que certains chercheurs en arrivent à cette conclusion, allant jusqu’à caractériser la loi contre les signes ostensibles, dont le voile islamique, mais aussi des protestations devant le fait de refuser de vendre du porc et de l’alcool, comme relevant d’une « islamophobie », ou d’un « cliché orientaliste » ; ainsi Vincent Geisser épingle (au sens des tableaux naturalistes) d’« islamophobie » (La nouvelle islamophobie, La découverte, 2003, p. 16) Manuel Valls, maire socialiste d’Evry, (et aujourd’hui proche de Ségolène Royal), parce qu’il se serait élevé en décembre 2002 « contre la décision du nouveau propriétaire d’une supérette Franprix, Mohamed Djaziri, de choisir de ne vendre ni porc ni alcool dans ses rayons. Sur le plan légal, rien n’empêche cette pratique de sélection dans la commercialisation des produits. ».

 
Pour ce chercheur, un tel choix de vente incarne, purement et simplement, le « fait musulman » (p.17) : « Ces tensions locales paraissent significatives d’un rapport profondément ambivalent des élus et des pouvoirs publics français au fait musulman » (p.17).
 
Observons que cette remarque, réductionniste, voire, substantialiste,renvoie plutôt au débat laïcité/communautarisme, d’une part, et, surtout, d’autre part, questionne de façon plus globale le concept de service public en ne le cantonnant plus aux administrations et aux entreprises publiques, mais en l’élargissant aux prestations offertes dans le cadre constitutionnel d’une république de citoyens, c’est-à-dire, y compris lorsque ces prestations relèvent de l’économie de marché, c’est du moins ainsi que l’on peut lire la protestation de l’élu socialiste.
 
Mais ce n’est pas tout, la revendication de ce commerçant n’est pas seulement sociétale, circonscrite dans le concept d’affiliation cultuelle et culturelle, elle est, strictement, politique, au sens de constituer un espace physique et symbolique dans lequel ne pourrait à terme que déambuler non pas « les » musulmans, mais celles et ceux d’entre eux qui refusent précisément tout…multiculturalisme, ce dernier pour ne pas être seulement un concept abstrait formel se devant de se concrétiser dans les faits en affichant par exemple la tolérance, ce que n’indique pas la pratique de ce commerçant et montre en fait bien là les limites de ce concept ; par contre celui de pluriculturalisme s’édifiant sur la base de valeurs communes partagées semble bien plus opératoire. (…)"undefined

 

 
 
À suivre…
 
 

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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