26 janvier 2022

Visite surprise de Nicolas Sarkozy en Irak

Lu sur le site duNOUVELOBS.COM  (lire nos remarques à la fin):

"C’est la première visite jamais effectuée par un président français dans le pays. Il a proposé une "collaboration sans limites" pour la reconstruction.

Le président Nicolas Sarkozy est arrivé, mardi 10 février, à Bagdad pour une visite surprise de quelques heures. Il s’agit de la première visite jamais effectuée par un président français en Irak. Le chef d’Etat a été accueilli à son arrivée par son homologue irakien Jalal Talabani, puis salué par une garde d’honneur, lors d’une cérémonie officielle au palais présidentiel.

"Collaboration sans limites"

Nicolas Sarkozy a proposé au gouvernement irakien une "collaboration sans limites" pour la reconstruction de l’Irak, notamment dans les domaines économique et de la sécurité.
"Je suis venu marquer la volonté de la France de participer au développement économique de l’Irak, à la réhabilitation des infrastructures", a déclaré Nicolas Sarkozy à la presse en présence de son homologue irakien Jalal Talabani.
"Notre collaboration n’a pas de limites", a-t-il affirmé.

Economie, énergie, reconstruction

"Nous souhaitons collaborer sur le plan économique, en matière d’énergie, de reconstruction", a précisé Nicolas Sarkozy, dont la visite surprise est la première d’un chef de l’Etat français en Irak.
"Nous pouvons vous aider à former vos élites (…), nous pouvons vous aider s’agissant des forces de police et de sécurité, nous pouvons collaborer, former et équiper aussi l’armée irakienne", a-t-il poursuivi.
"Et nous pouvons également vous aider sur le plan diplomatique", a-t-il encore dit. "Notre appui sera constant et sans ingérence".

Elections provinciales

Il doit également rencontrer le Premier ministre Nouri al-Maliki. "Cette visite n’a pas été annoncée pour des raisons de sécurité", a déclaré la présidence française.
Le chef de l’Etat a également fait référence notamment aux élections provinciales du 31 janvier, qui se sont déroulées pacifiquement et ont été saluées par de nombreux pays, dont la France, comme un succès.

Troisième visite de Kouchner

Le président est accompagné du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui effectue pour sa part sa troisième visite en Irak. Il s’y était déjà rendu en août 2007 et juin 2008. Peu après son premier déplacement, censé marquer une nouvelle approche de Paris en Irak, Bernard Kouchner avait cependant dû s’excuser auprès de Nouri al-Maliki, dont il avait réclamé la démission dans un entretien avec l’hebdomadaire américain Newsweek.
La visite de Nicolas Sarkozy est, enfin, la première d’un dirigeant occidental non membre de la coalition internationale depuis l’intervention de 2003 qui, sous la conduite des Etats-Unis, a renversé le président Saddam Hussein. La France s’était fermement opposée à l’invasion de l’Irak.

Renforcer la présence française

L’Elysée avait bien annoncé que le chef de l’Etat devait effectuer mardi et mercredi une tournée à Oman, Bahreïn et au Koweït, dans l’objectif de renforcer la position de la France dans ces pays du Golfe jusqu’ici "un peu négligés". Mais rien n’avait été annoncé au sujet d’une éventuelle visite en Irak.
Il est prévu qu’il rencontre les chefs d’Etat de ces trois pays, avec, à la clé, la signature d’accords. Toutefois, selon l’Elysée, "ce n’est pas pour annoncer de grands contrats" que le président entreprend ce voyage mais pour "remettre le pied à l’étrier de la présence française dans la région".
"On a été trop absent" de cette partie du monde et "on veut reconstruire ce qu’on a un peu négligé", ajoute-t-on à la présidence.

Série d’accords en perspective

En 2008, Nicolas Sarkozy s’était déjà rendu dans le Golfe, en Arabie saoudite, au Qatar, dont il est proche de l’émir, et aux Emirats arabes unis.
Mardi, il doit se rendre dans le Sultanat d’Oman, où il aura un entretien, suivi d’un dîner, avec le sultan Qabous bin Saïd Al Saïd.
Le lendemain, il se rendra au royaume de Bahreïn pour un autre entretien, suivi d’un déjeuner, avec le roi Hamad Bin Issa Al-Khalifa.
Le président clôturera sa tournée au Koweït par un dernier entretien avec l’émir Sabah Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah, avant une conférence de presse suivie d’un dîner.
Des contrats dans le domaine de la santé devraient être signés dans chaque pays.
Un accord de coopération militaire est également programmé à Bahreïn, ainsi qu’un autre dans le domaine de l’énergie nucléaire civile. Il est également question de renforcer la coopération bilatérale en matière de sécurité intérieure.
Autres signatures, avec le Koweït cette fois : une déclaration commune sur la diversification de l’économie et l’environnement, un texte sur les relations bilatérales.
Ces accords seront signés par les trois ministres qui accompagnent le président dans sa tournée : Bernard Kouchner (Affaires étrangères, qui signera les accords sur la santé), Hervé Morin (Défense) et Anne-Marie Idrac (Commerce extérieur). La délégation ne comporte aucun chef d’entreprise, selon l’Elysée.

Sujets sensibles

Au lendemain de sa rencontre, à Paris, avec le président égyptien, au cours de laquelle Hosni Moubarak a indiqué qu’une trêve entre Israéliens et Palestiniens pourrait "peut-être" intervenir "la semaine prochaine", le chef de l’Etat s’entretiendra également avec ses homologues du processus de paix dans la région.
Autre sujet sensible au menu, l’Iran, où selon la présidence française, "nous sommes tous préoccupés par les développements récents".
Les Iraniens poursuivent leur programme nucléaire, à visées purement civiles selon eux, mais à dimension militaire selon de nombreux pays, et ont lancé la semaine dernière leur premier satellite dans l’espace. L’Iran soutient également le mouvement islamiste du Hamas, au grand dam des puissances arabes.
Enfin, à Oman, Nicolas Sarkozy discutera également de la lutte contre la piraterie, qui sévit dans le détroit d’Ormuz et en mer au large de la péninsule arabique et de la corne de l’Afrique. (Avec AFP)"

Remarque de RTV : les chantres et autres "experts" qui chantaient la mort du cygne vont aujourd’hui implorer le gouvernement irakien pour avoir quelques marchés… C’est à mourir de rire…

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