19 octobre 2021

Israël au-delà des allégations : la vérité rétablie

On dit tout et n’importe quoi actuellement sur le nouveau gouvernement israélien ou l’armée israélienne, brandissant des allégations ne reposant sur rien, reprises allégrement urbi et orbi. Et présentées comme des vérités avérées. Le nouveau Premier ministre vient de faire savoir dans un communiqué laconique ce qu’il en est réellement. Et le Chef d’Etat-Major israélien a redit que les faux témoignages sur la conduite de l’armée israélienne dans la Bande de Gaza, repris en chœur et avec grand empressement par des médias hostiles et qui avaient bâclé leur travail, avaient fait l’objet d’une enquête, permettant des les démentir. Par ailleurs, une cour espagnole, saisie contre des responsables israéliens pour une affaire datant de 2002 vient de rejeter cette saisine, louant le système judiciaire israélien. Qui en a parlé ici ?

Le communiqué du Bureau du premier ministre israélien de début avril, à la suite de déclarations du Président américain, est laconique mais pose les choses on ne peut plus clairement : « Israël note avec satisfaction que le Président Obama s’engage à assurer la sécurité d’Israël et à rechercher la paix. C’est dans ces buts mêmes que s’engage le gouvernement d’Israël qui fera connaître dans très peu de temps ce que sera sa politique en la matière afin de pouvoir œuvrer de très près avec les États-Unis pour parvenir à ces buts communs. »

Benyamin Netanyaou aurait pu en dire de même à propos des déclarations similaires faites par le Président de la République français. Les choses sont claires : Israël veut assurer sa sécurité, comme c’est le droit et le devoir de tout Etat et s’efforcer de parvenir à la paix. Et si le nouveau ministre des Affaires étrangères a fait une déclaration récente sur la question, constatant l’échec cuisant des négociations de paix récentes et prônant l’application de la seule Feuille de Route, cela n’engageait que lui pour l’heure. Il faut noter, par ailleurs, qu’Avigdor Lieberman, si souvent diabolisé, s’était également prononcé pour la recherche de la paix, but ultime de cette Feuille de Route, mais pas à n’importe quel prix.  Et que Benyamin Netanyaou ne l’a pas non plus désavoué.

Quant aux faux témoignages de deux soldats israéliens qui avaient rapporté des rumeurs en les faisant passer pour des événements dont ils auraient été témoins, le Chef d’Etat-Major israélien est revenu sur le sujet, réaffirmant que ces accusations très dommageables n’avaient aucun fondement.
Des réservistes israéliens viennent d’ailleurs de saisir le Garde des Sceaux israélien pour qu’il diligente une enquête contre Haaretz quotidien qui avait publié l’article initial accusant des soldats israéliens de crimes de guerre. Il se peut, en effet, que le quotidien israélien de gauche ait déformé les propos rapportés dans son article et que les soldats aient précisé qu’il s’agissait de rumeurs. Quoi qu’il en soit il n’y avait eu aucune vérification des faits présentés comme véridiques.

Autre information qui, elle, n’a pas été reprise ou ne l’a été que très peu, alors qu’elle est de taille : le ministère de la Justice israélien vient de faire savoir que le Procureur espagnol a demandé au juge chargé d’instruire une plainte déposée en Espagne contre des responsables israéliens de haut rang à propos de l’affaire dite de Shehade de clore l’instruction. Salah Shehade, l’un des fondateurs du Hamas et commandant de sa branche militaire, avait été responsable de centaines d’attaques contre des civils et des soldats israéliens. Dont 5 lycéens assassinés froidement en mars 2002 pour ne prendre qu’un seul exemple. L’Autorité Palestinienne n’avait rien fait pour mettre un terme à ses activités terroristes, en dépit des nombreuses demandes que lui avait adressées Israël. En juillet 2002 il avait trouvé la mort lors d’une frappe aérienne visant sa maison dans la Bande de  Gaza. Quatorze autres personnes avaient été tuées.
La plainte, déposée par une ONG palestinienne de Gaza, le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme, visait le ministre de la Défense de l’époque et des militaires de haut rang.
Motivant sa décision le Procureur espagnol a souligné qu’Israël est un pays démocratique avec un système judiciaire indépendant et que l’Espagne ne peut juger une affaire actuellement examinée par une cour israélienne. En effet, estime le Procureur, en Israël, « les autorités judiciaires à leurs différents niveaux, grâce, notamment, aux mécanismes d’examen composant le système juridique israélien ( Procureur militaire, Garde des Sceaux, Cour Suprême, Commission d’Enquête, ) prennent des décisions qui, d’un point de vue constitutionnel, satisfont pleinement  les attentes que l’on peut avoir. A savoir, le droit à un examen judiciaire véritable mené dans le cadre d’un système indépendant et impartial. »

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