7 décembre 2021

Un spécialiste dénonce le discours catastrophiste sur l’évolution du climat


Dans votre livre Climat de panique (1), vous traitez le Giec (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) de «machinerie climatocratique», pourquoi une critique aussi sévère ?

Yves Lenoir. Parce que cette institution, créée sous l’égide de l’ONU en 1988, fonctionne comme une technocratie au sens classique du terme. C’est-à-dire qu’elle génère sa propre légitimité, invente un discours qui lui donne raison et qui, s’il n’a pas force de loi, a au moins valeur de paradigme. Le tout sans aucun contrôle démocratique. D’un point de vue opérationnel, on s’aperçoit que le Giec, comme la plupart des institutions onusiennes, bâtit des projets scientifiques à long terme destinés d’abord à lever des fonds. Une fois que la machine est lancée, elle tourne toute seule et les financements arrivent de façon quasi automatique. Il faut bien avoir ce fonctionnement à l’esprit quand on se penche sur la question climatique et le discours catastrophiste qui l’accompagne. Cette stratégie visant à dramatiser les enjeux avait été définie dès le début des années 80.

Au nom du principe de précaution, elle prônait des mesures propres à limiter l’augmentation de l’effet de serre, alors même que les simulations réalisées à cette époque étaient entachées de graves incertitudes. La presse s’en est aussitôt saisie et, depuis, le catalogue des catastrophes annoncées, que l’on ressasse à l’opinion de manière itérative, n’a pas changé : sécheresses drastiques, montée des eaux, disparition des glaciers, recrudescence des tempêtes…

Pourtant il est un fait que depuis 200 ans, l’augmentation du CO2 (gaz carbonique) s’accompagne d’une hausse générale des températures…

C’est faux. Le réchauffement a commencé à se manifester dès le début du XVIIIe siècle, juste après le petit âge glaciaire qui a durement éprouvé la fin du règne de Louis XIV. A partir de cette époque, on constate notamment que la fonte des glaces sur les rivières finlandaises démarre de plus en plus tôt au printemps. Les glaciers alpins commencent eux aussi à reculer, pour ne citer que ces deux exemples. Or, l’essentiel des rejets de CO2 et de gaz à effet de serre, liés aux activités humaines (industries, transports…) s’est produit au cours du XXe siècle, soit pratiquement deux cents ans après. Mieux, lorsque l’on étudie le climat du passé, grâce aux carottages effectués dans les glaces de l’Antarctique et du Groenland, on constate certaines déconnexions entre la courbe du CO2 atmosphérique et celle de la température. Sur certaines périodes parfois assez longues, à l’échelle de plusieurs siècles ou de plusieurs millénaires, il arrive même que la variation ait lieu en sens contraire, avec une hausse de CO2 accompagnée d’un… refroidissement.

A d’autres moments, la température augmente très fortement alors que le gaz carbonique reste stable. Il arrive aussi, comme cela s’est passé il y a 15 000 ans, à la fin de la dernière glaciation, que le réchauffement précède une augmentation de la concentration en CO2 et non l’inverse comme le veut la théorie officielle. Tout simplement parce que la hausse des températures a réactivé la circulation océanique, ce qui a entraîné la libération de volumes importants de CO2 jusqu’alors piégés dans les eaux profondes.

Au fond, la prédiction du climat à long terme n’est-elle pas une gageure ?

Vouloir simuler le climat n’est pas critiquable, c’est même légitime. En revanche, ce qui est contestable, c’est l’interprétation des résultats obtenus avec les modèles actuels. Le Giec dit qu’il faut s’attendre au pire, que la catastrophe est quasiment inéluctable. Cependant quand on regarde de près, les comparaisons entre modèles montrent que pour un même scénario, les prédictions divergent d’un modèle à l’autre (les modèles sont réglés a priori pour représenter à peu près correctement le climat actuel). C’est le cas, par exemple, de la pluviométrie ou encore de la température dans les hautes latitudes dont les prédictions à un siècle varient jusqu’à 8 °C d’un modèle à l’autre. Cela prouve que la science qui est à la base de ces prédictions n’est pas établie.

Quels sont les facteurs qu’il faudrait mieux prendre en compte ?

Les incertitudes actuelles reposent principalement sur le cycle de l’eau. Sa complexité est telle qu’il est extrêmement difficile de le modéliser. Songez que pour une région donnée du globe, la teneur en eau de la colonne d’air située au-dessus, entre le sol et la stratosphère, est extrêmement fluctuante. Elle peut varier dans des proportions considérables en seulement une journée. En rendre compte de façon dynamique, dans des équations mathématiques, relève de la mission impossible. En comparaison les gaz à effet de serre comme le CO2 ou le méthane sont beaucoup plus faciles à modéliser. Mais tant qu’on ne parviendra pas à simuler correctement le cycle de l’eau, qui représente, à lui seul, le tiers des échanges de chaleur à l’échelle planétaire, on sera incapable de prédire de manière satisfaisante les évolutions du climat à long terme.

Autre source d’erreur : les climatologues refusent de tenir compte de l’évaporation artificielle liée à l’action directe de l’homme sur le cycle de l’eau, en particulier par le biais de l’irrigation. Or les volumes d’eau ainsi mobilisés sont considérables et leur impact sur la pluviométrie est au moins équivalent à celui causé par la hausse de l’effet de serre. Notons au passage que la surexploitation des nappes phréatiques souterraines dans de nombreuses régions du globe contribue, à elle seule, à élever le niveau de la mer d’au moins un millimètre par an, indépendamment de tout réchauffement climatique. Enfin le Giec refuse de prendre en compte les fluctuations de l’activité solaire, dont les variations parfois brutales, ont vraisemblablement une action indirecte sur l’évolution du climat terrestre.

Finalement vous donnez raison aux États-Unis lorsqu’ils refusent de ratifier le protocole de Kyoto sur la limitation des rejets de CO2…

Au-delà de l’imperfection des modèles climatiques actuels, je suis d’accord pour dire qu’on ne peut pas accroître indéfiniment la concentration de CO2 et des autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère. On ne peut pas faire n’importe quoi avec le vaisseau spatial Terre. Reste à s’entendre sur la méthode. Sur ce point, deux conceptions s’affrontent : d’un côté celle des Européens qui prônent le «partage de la poubelle», autrement dit une restriction des émissions de CO2 avec des quotas par pays, de l’autre l’Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et le Japon qui misent sur les progrès technologiques à venir. Ces pays pensent, à mon avis à juste titre, que l’on peut résoudre le problème en piégeant le CO2. Les Norvégiens ont prouvé que les techniques de stockage artificiel de gaz carbonique liquide dans des nappes phréatiques profondes sont au point et bon marché. En outre, le potentiel de stockage à l’échelle mondiale est gigantesque. Même si c’est politiquement incorrect de le dire, il ne faut pas se voiler la face : les Chinois et les Indiens s’équipent, comme les Occidentaux, de voitures et de climatiseurs. A moins de le leur interdire mais au nom de quoi ? tout programme de réduction des émissions de CO2 me semble voué à l’échec.

Pourquoi n’êtes-vous pas d’accord avec la vision catastrophiste du Giec ?

Parce que les périodes de réchauffement ont toujours correspondu à des âges d’or pour l’humanité. Ce fut le cas il y a 8 000 ans, au Néolithique, avec l’invention de l’agriculture et plus tard au Moyen Age entre le Xe et le XIIIe siècle. A l’inverse les périodes de refroidissement ont toujours été synonymes de baisse de récoltes et donc de famines, de conflits voire d’épidémies qui ont provoqué de véritables hécatombes. Le XIVe est siècle a été, pour toutes ces raisons, l’un des épisodes les plus noirs de l’histoire de l’Europe. Du coup, je m’étonne que la perspective d’un éventuel réchauffement soulève tant de craintes et de préventions…

(1) Climat de panique. Yves Lenoir, éd., 2001, 18,90 ¤.

Propos recueillis par Marc Mennessier

Extraits de La vérité sur l’effet de serre,(La découverte, 1992, disponible uniquement chez Chapitre.com : tapez le titre dans leur moteur de recherche) :

pages 29-32 :

Les gaz à effet de serre hors de cause


Entre les Xème et les XIIIème siècles, l’Europe et l’Atlantique nord ont vécu une transition particulièrement douce dénommée "petit optimum climatique", que mirent à profit les Vikings pour établir une route maritime vers les côtes nord-américaines, via le Groenland, à cette époque bien nommé par eux "pays vert".

Par rapport à aujourd’hui, la température moyenne de cette partie du monde était lors plus élevée d’un degré et demi.

Suivit une période terrible, le " petit âge glaciaire", accompagnée d’un cortège de mauvaises récoltes et de famines, dont celles de sinistre mémoire qui obscurcirent la fin du règne de Louis XIV, et d’autres non moins affreuses qui, au cours du siècle dernier, contraignirent tant d’Irlandais à émigrer vers les Etats-Unis. Au coeur de l’épisode, la température moyenne tomba d’un degré et demi en dessous de son niveau actuel. La sortie de cette ère froide, au sens d’un retour à un climat intermédiaire entre les deux extrêmes consécutifs chaud et froid, a eu lieu au début du XXème siècle.

Les phénomènes qui ont provoqué cette spectaculaire oscillation du climat ne sont pour l’heure pas déterminés et rien ne permet d’affirmer qu’ils ne sont pas encore en train de participer au réchauffement observé durant ce siècle finissant (Lenoir écrit en 1992). Aucune variation notable, ni de la composition de l’atmosphère ni de l’ardeur du soleil, ne semble être intervenue avant le début de la révolution industrielle. En particulier, les mesures de composition des bulles d’air fossiles piégées dans les glaces du Groenland et de l’Antartique, ont montré que les concentrations de gaz carbonique et des autres gaz à effet de serre naturels n’ont pas varié.

Le niveau des mers est, quant à lui, resté remarquablement inchangé durant toute cette "excursion thermique"…

Bien entendu, le climat n’a jamais été réellement stationnaire au cours de l’épisode interglaciaire (1) dont bénéficie la planète depuis une dizaine de milliers d’années. Si l’on examine les archives les plus anciennes de la température, conservées au sein de ces glaces du Groeland, on découvre une succession d’oscillations de la température analogues à celle de l’enchaînement décrit ci-dessous, culminant il y a environ huit mille ans avec ce que l’on a appelé " l’optimum climatique". A cette époque, l’atmosphère contenait un peu moins de gaz carbonique qu’il y a cent cinquante ans, ce qui signifie que le forçage radiatif du gaz carbonique était inférieur. Pourtant la température moyenne était supérieure de pratiquement deux degrés Celsius et le climat terrestre nettement plus humide dans l’ensemble.

On sait notamment qu’à partir de cette date et durant presque cinq mille ans le désert saharien a fait place à un paysage de lacs, de marécages et de steppes herbeuses peuplées par toute une faune de grands mammifères.

Chose curieuse, si on postule une correspondance entre augmentation de la température et climat plus humide, cet environnement vert perdura durant une petite transition glaciaire de quelques centaines d’années. C’est seulement après un second épisode chaud -un peu moins cependant que l’optimum climatique lui-même- que le désert réinvestit progressivement le terrain, alors que paradoxalement la température moyenne restait globalement un peu plus élevée qu’aujourd’hui.

Ces fluctuations constituent un ensemble incohérent au regard des idées et représentations courantes sur les climats et ce qui détermine leurs variations. En effet, le spectacle des changements globaux survenus durant l’actuelle phase interglaciaire, dont nous avons rapporté quelques éléments ci-dessus, met en lumière une propriété capitale mais systématiquement ignorée de cette configuration du système climatique : sa sensibilité aux variations de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre (gaz carbonique et méthane) est faible, très faible même. En revanche, il apparaît très sensible à d’autres facteurs d’environnement non identifiés.

(1) Depuis plusieurs millions d’années, la Terre connaît un climat froid caractérisé par une succession de périodes de glaciation, longues d’environ cent mille ans, séparées par des périodes interglaciaires environ dix fois plus courtes. Les transitions entre ces périodes sont en général assez brèves : quelques milliers d’années.

Pages 64-65 :

On a confié à des modèles climatiques ultra-simplistes (les échanges avec l’océan profond n’y sont, par exemple, pas simulés) le soin de confirmer la conclusion : " 50% du réchauffement du climat lors de la dernière transition glaciaire-interglaciaire sont dus à l’augmentation de l’effet de serre " (1). La dérive du discours est donc déclenchée par le milieu scientifique lui-même.

Par exemple, avec une sobriété de bon aloi, sur ce mode neutre et "objectif" qui désigne le professionnel chevronné, un des cosignataires de la sentence précédente se permet d’en "nuancer" la portée dans l’article de base (2) qu’il publie à la même époque dans le revue scientifique de prestige du CEA : " La seule variation des teneurs en gaz carbonique peut raisonnablement expliquer près de la moitié de la variation moyenne de température entre les périodes glaciaire et interglaciaire de la planète".

Les rouages de la transmission entre complexe scientifique et technique et opinion publique opèrent ensuite sans à-coups. Le "téléphone arabe" journalistique amplifie de sa propre initiative la déformation du message pour qu’il renforce les attendus du jugement déjà rendu à l’encontre du gaz carbonique, en établissant une comparaison "simple et parlante" entre le rôle attribué au bouc émissaire durant la transition passée, et celui qu’il menacerait de jouer dans un futur imminent.

Les paléo-océanographes ont certes réagi, mais leur propos plus complexe, confiné de surcroît dans les formes traditionnelles des publications scientifiques, est resté quasi sans écho dans les médias d’opinion, les instances technocratiques et autres cercles politico-sociaux. Leurs travaux montrent pourtant à l’évidence que les variations, par ailleurs assez minimes dans l’absolu, de la concentration atmosphérique du gaz carbonique durant les cycles glaciaires dépendent essentiellement des transferts opérés par les courants marins profonds, ce qui n’est pas le cas pour le méthane, quasi insoluble dans l’eau.

Leur analyse situe donc clairement le taux de gaz carbonique atmosphérique comme une conséquence du changement climatique, dont le potentiel d’effet de serre ne s’exprime qu’avec le bon vouloir de l’océan. (…).

(1) C. Lorius et al.

(2) J. Jouzel " Gaz carbonique et climat : le témoignage du passé ", Clefs-CEA, été 1989 ( Jouzel, critique avec véhémence le présent livre de Lenoir…)

*

Ecrire à

Yves Lenoir : yves.lenoir@ensmp.fr

Addenda

Lu sur http://tecfa.unige.ch/etu/E72b/98/grassioulet/global1.htm :

Conférence climatique internationale sous l’égide de l’ONU ou comment s’alarmer d’une situation en s’appuyant sur la crédulité de l’opinion publique et des médias?

Le document qui va suivre s’est inspiré des informations disponibles sur le site de france2.fr. On y trouve un bref résumé de ce qui a été discuté le 1-10 décembre 1997 lors de la conférence de Kyoto sur les changements climatiques de la planète et ses conséquences. Notons que ce descriptif n’a pas la prétention d’expliquer le phénomène dans toute sa complexité. Bien au contraire, l’approche est plutôt pessimiste, à l’image de l’obsession maladive des médias de masse pour le sensationnel. Pour une approche raisonnable de la problématique, je ne peux que vous recommander l’ouvrage écrit par Yves Lenoir, "La Vérité sur l’effet de serre" (Édition La Découverte. Paris, 1992).

L’objectif de la conférence est clairement affiché par l’ensemble des 160 pays représentés à Kyoto: limiter et réduire les gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement de la terre. En juin 1992, les mêmes avaient signé au sommet de Rio une convention sur les changements climatiques.

Voici donc comment la problématique est abordée dans l’un des sites officiels d’une des plus grandes chaînes publiques de France :

"Hormis quelques savants, dont les recherches sont financées pour certains d’entre eux par l’industrie américaine du pétrole et du charbon, le monde scientifique en est persuadé: le climat terrestre risque de connaître un important réchauffement dans les décennies à venir. Un réchauffement qui a d’ailleurs déjà commencé. C’est là le résultat de l’effet de serre. Ce phénomène est provoqué par la progression des émissions de gaz issus d’activités humaines: à commencer par
1) le gaz carbonique (C02), provenant de la combustion du pétrole et du charbon (qui constituent actuellement plus de 65 % des sources d’énergie auxquelles les humains ont recours);

2) le méthane (CH4), issu essentiellement des activités agricoles modernes (rizières, troupeaux…).

La terre absorbe environ 50 % de l’énergie que lui envoie le soleil. Cette énergie permet à notre planète de se réchauffer. Mais pour qu’elle remplisse effectivement son rôle, il faut l’empêcher de s’échapper. C’est là le rôle dévolu à un "couvercle" constitué de vapeur d’eau et de gaz. Couvercle indispensable qui agit un peu comme une serre pour des plantes: sans cet "effet de serre", la température moyenne de notre planète descendrait à -18°! Mais point trop n’en faut. Car les gaz issus des activités de l’homme viennent renforcer et faire grossir cette couverture naturelle. Résultat: sous la serre, la chaleur augmente. De plus en plus… A retenir: c’est donc l’homo-sapiens et non la nature qui est à l’origine du réchauffement de la terre".

Ici tout semble clair et limpide, puisqu’il est affirmé que l’ensemble des scientifiques s’accordent à dire que le co2 est seul responsable du réchauffement de la terre. Alors que nous savons aujourd’hui que le phénomène est bien plus complexe qu’il n’en paraît dans les médias et dans la bouche des décideurs. Pour preuve l’exceptionnelle assurance avec laquelle france2 avance certains chiffres, sans prendre la peine de mentionner leur sources. Grave manquement méthodologique si l’on considère cette tentative de vulgarisation. Plus inquiétant encore lorsqu’on sait l’importance des médias dans la transmission de l’information. Et la question est là: de quelle information s’agit-il?

"Quelques chiffres: Depuis le début de l’ère industrielle, la température a augmenté de 0,5° (1997 sera sans doute l’année la plus chaude jamais enregistrée), le niveau des océans s’est élevé de 10 à 25 cm. En un siècle, les températures pourraient augmenter à un rythme 10 à 50 fois plus rapide qu’au cours… des 10.000 dernières années. La hausse de la température pourrait être de 1 à 3,5° d’ici 2100, voire de 5° (une différence de 5° en plus ou en moins est comparable aux situations qui ont provoqué les grands bouleversements climatiques de l’histoire). Chaque année, les humains rejettent quelque 7 milliards de tonnes de C02 supplémentaires, lesquelles viennent rejoindre la couvercle de vapeur d’eau et de gaz à l’origine de l’effet de serre.

En 1996, les USA produisent en moyenne 19,88 tonnes de C02 par habitant et par an, l’UE dans son ensemble 2,3 tonnes, la France 6,23 tonnes (en 2010, le secteur des transports devrait représenter à lui seul dans l’hexagone 40 % des émissions de gaz carbonique). Premier pollueur: les Etats-Unis, avec 22 % des émissions de CO2 (selon l’agence américaine de l’énergie, les USA pourraient augmenter ces émissions de 34 % d’ici 2010). La Chine arrive en second avec 14 %. Le Japon a émis 8 % de plus de gaz à effet de serre en cinq ans, "la Chine + 27 % depuis 1990, l’Inde + 28 %, le Brésil + 20 % et l’Indonésie +40%", constate "Le Monde". Selon le journal de Pékin "China Daily", qui cite des experts internationaux, 64 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent des pays industrialisés, alors que ces derniers ne représentent que 25 % de la population mondiale. La demande mondiale de pétrole et de charbon pourrait augmenter de 30 % d’ici 15 ans."

Certes, la température a augmenté de 0,5°, mais sur la base de quelles mesures? mais on sait l’incertitude de la Science devant des concepts aussi vagues que celui par exemple de la température moyenne. Enfin lorsqu’on étudie l’évolution des climats globaux sur de longues périodes, on se rend compte de l’insignifiance de remarques comme "le niveau des océans s’est élevé de 10 à 25 cm" alors qu’il y a près de 12’000 ans le niveau des mers était monté jusqu’à 120 mètres par endroit, mais ce sur une période de plusieurs siècles. Cependant comme ces prévisions ont reçu l’aval des plus grands spécialistes officiels de la question, personne n’est là pour offrir une contre-expertise:

"De très nombreux scientifiques étudient la question. Mais ce sont avant tout les travaux du groupe intergouvernemental d’évaluation des changements climatiques (GIEC) qui font autorité. Ce groupe, créé dans le cadre de la convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques, comprend plus de 4’000 scientifiques et économistes du monde entier. Le GIEC a déjà rendu deux rapports et en prépare actuellement un troisième. Ces documents constituent la base de départ des discussions de Kyoto.
Les conséquences du réchauffement; les terriens ‘doivent s’attendre à être confrontés à des bouleversements multiples et à la nécessité de s’y adapter’, explique le GIEC:

– Perturbation du régime des pluies: les précipitations risquent d’être plus abondantes sur l’hémisphère nord avec des inondations et des tempêtes (ouragans, tornades…).

– Des sécheresses plus fréquentes: notamment dans l’hémisphère sud. Les zones arides et semi-arides risquent de se renforcer.

– Hausse du niveau de la mer par dilatation thermique et fonte des glaciers: cette élévation du niveau des océans pourrait atteindre 1 mètre par endroit. Des zones littorales, certains deltas de fleuves, des îles pourraient être purement et simplement recouverts. Rappelons que 50 % des humains vivent près de la mer.

– Modification des écosystèmes et de la végétation.

– Risque de recrudescence des maladies infectieuses à transmission par vecteur comme le paludisme ou la fièvre jaune.

Une conclusion s’impose: les conséquences risquent d’être beaucoup plus importantes pour les pays pauvres de l’hémisphère sud que les pays industrialisés de l’hémisphère nord. Ces derniers mobiliseront plus facilement les moyens financiers, technologiques et matériels pour s’adapter aux changements climatiques annoncés."

Le constat est indiscutable car cautionné par la Science : l’homme occidental est responsable de cette situation, l’ensemble des spécialistes a le pouvoir d’indiquer quelle direction prendre pour éviter le pire, des catastrophes planétaires sont à prévoir et surtout seuls les pays industrialisés ont les moyens financiers, technologiques et matériels pour faire face à la menace climatique. Et les pays du sud, ont-ils leur mot à dire? et pourquoi s’acharner à vouloir à tout prix considérer la terre comme un lieu immuable? est-il si difficile d’admettre que le climat oscille au même titre que nos propres humeurs? Enfin doit-on forcément attribuer cette pseudo augmentation de la température du globe à l’augmentation du taux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère?

Voir également le site suivant :

http://www.lenntech.com/fran%E7ais/effet-de-serre/mecanisme-effet-serre.htm

Première publication le 11 juillet 2006

Voir la vidéo d’une spécialiste des sciences de la Terre


Voir aussi : Un jeu écologiquement incorrect

 
Ci-joint un article présentant favorablement l’un des ouvrages d’Yves Lenoir :

La Liberté, Jeudi 8 novembre 2001

L’effet de serre n’est que l’épouvantail de la climatocratie


Par PASCAL FLEURY

Il n’y a pas de réchauffement général de la planète et les changements climatiques doivent peu à l’effet de serre. Ces allégations surprenantes, à contre-courant de l’idéologie dominante, émanent pourtant d’un scientifique et écologiste convaincu, l’ingénieur français Yves Lenoir, ancien militant de Greenpeace, actif dans l’association Bulle Bleue. Il s’en prend au «prêt-à-penser climatique», qui se contente de l’effet de serre pour expliquer l’ensemble des dérèglements météorologiques. En publiant «Climat de panique», Yves Lenoir ne cherche évidemment pas à réhabiliter la pollution industrielle et automobile. Il dénonce le simplisme de cette hypothèse qui veut que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, due aux diverses activités de l’homme moderne, provoque un réchauffement de la Terre qui, à son tour, va faire monter le niveau des océans.

LA MER MONTE MOINS VITE

L’alerte climatique, rappelle l’écologiste, a été véritablement lancée dans le public après la seconde conférence internationale de Villach (Autriche), en octobre 1985. Les scientifiques évoquaient alors la possibilité d’un doublement de la concentration du CO2 d’ici à 2030 et une hausse des océans de 20 à 140 cm. En 1990, le délai du doublement du CO2 fut avancé à 2020, par contre la hausse du niveau des mers fut ramenée dans une fourchette de 7 à 23 cm. Au début de cette année, enfin, le doublement du gaz carbonique n’était plus attendu que pour 2047, selon le scénario le plus pessimiste, avec une augmentation du niveau des océans s’inscrivant toujours entre 7 et 25 cm.

La hausse du niveau des mers durant le XXe siècle a été chiffrée à environ 10 cm mais, pour l’auteur, cette montée des eaux peut aussi s’expliquer, du moins en partie, par le développement de l’irrigation, l’augmentation de l’utilisation des nappes phréatiques, l’assèchement de zones humides ou encore la lente disparition de la mer d’Aral. Observant l’évolution des prévisions scientifiques sur quinze ans, l’auteur constate que la montée des océans se fait de moins en moins préoccupante. L’effet de serre n’est pas remis en cause pour autant. Au contraire, profitant de la caisse de résonnance des médias, il est devenu doctrinaire. Alimenté par l’ONU et sa «machinerie climatocratique», il peut reposer sur un consensus de marbre ne laissant aucune place à la critique. C’est que le lobby climatique est aussi vaste qu’intéressé, comme le souligne Yves Lenoir: crédits pour la recherche, relance pour les écolos, carrière pour les technocrates, sujet vendeur pour les médias, pain béni pour les intellectuels philanthropes… Ce n’est pas un hasard si la NASA, après la catastrophe de Challenger en 1986, a joué à fond les cartes du trou d’ozone et du réchauffement climatique.

REFROIDISSEMENT ARCTIQUE

L’écologiste français ne nie pas une certaine tendance à la hausse des moyennes annuelles des températures. Les facteurs en seraient multiples, mais pas suffisamment pris en compte dans les modèles climatiques des scientifiques: gaz à effet de serre, aérosols naturels et artificiels, perturbation du cycle de l’eau par l’homme, modification du couvert végétal, influence solaire. Selon lui, cependant, ce réchauffement n’est pas général. Ainsi l’Arctique s’est sensiblement refroidi durant les dernières décennies, contre les prédictions de tous les modèles. A son avis, c’est là que se trouve la source de nombreux changements climatiques contemporains. Ce froid arctique a entraîné un accroissement de la production d’anticyclones mobiles polaires. Ces anticylones sont à l’origine de perturbations majeures: augmentation des précipitations au Groenland, en Islande et en Europe du Nord, augmentation du nombre de vagues de froid et de tornades en Amérique du Nord, tempêtes en hausse, extension vers le Sud de l’aridité dans le Sahel, baisse des pluies et refroidissement hivernal marqué au Nord-Est et au Centre-Est de l’Asie.

DE TERRIBLES HIVERS

Le «blizzard du siècle», qui a soufflé sur l’Amérique du Nord en 1993, et dont le record a déjà été battu à deux reprises en 1994 et 1996, en est un exemple. Comme les deux terribles hivers que vient de connaître l’Asie, de la Sibérie à la Corée du Nord, anéantissant un quart du cheptel en Mongolie. A choisir, finalement, l’écologiste préférerait un réchauffement climatique à une nouvelle ère glaciaire. «Ne perdons pas de vue, note-t-il, que le contexte général est globalement favorable à l’entrée dans la prochaine glaciation.»

1 «Climat de panique», Yves Lenoir, Editions Favre, 2001

 

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