24 septembre 2021

l’Iran des Mollahs et la guerre qui vient

Souvenir, souvenir… (2006) :

Avec une accélération récente, notamment depuis qu’Ahmed Ahmadinejad est devenu Président de l’Iran dans de soi-disant élections libres. Nous en sommes arrivés à un bras de fer qui risque de se prolonger au désavantage du monde occidental et qui pourrait voir un énorme succès remporté par l’Islamisme radical. L’Inde soutient les positions occidentales mais est quelque peu gênée par son projet d’oléoduc avec l’Iran. Projet auquel l’Inde aurait désormais renoncé et aujourd’hui le torchon brûle entre ces deux pays depuis que le Conseiller à la Sécurité Nationale iranienne a accusé l’inde d’avoir un double langage concernant les armes nucléaires. Mais Chine et Russie continuent à traîner les pieds pour des raisons économiques évidentes. Nous courons donc à la catastrophe à moins que l’Occident et ses partenaires en la matière ne se réveillent de cette torpeur quasi munichoise.

La République Islamique d’Iran référée au Conseil de Sécurité ou pas ?


On en parle beaucoup, mais, en cette mi-janvier, la question du programme nucléaire iranien sera-t-il porté devant le Conseil de Sécurité ou pas ? Cela fait quelque temps que la question se pose, avec des poussées aussitôt retombées. Comme cela a été le cas fin septembre ou fin novembre 2005. Le régime iranien provoque, AIAE, Troïka – donc Union Européenne- et Etats-Unis se fâchent et puis, plus rien. Jusqu’à la prochaine éruption. Nous en sommes à nouveau là. Cette fois-ci ォ il y en a assez サ, entend-t-on. Oui, mais…Vladimir Putin, Président de Russie, dont les offres de médiation ont pourtant été repoussées par le régime iranien – non, à son offre de traiter l’uranium et l’enrichir pour le compte de l’Iran sur le sol russe pour s’assurer qu’il n’y ait pas de dérapage…- dit aujourd’hui qu’il faut ォ avancer avec prudence et ne pas prendre de décision abrupte サ tandis que les rumeurs vont bon train à propos d’une éventuelle vente de lanceurs de fusées longue portée par la Russie à la République Islamique d’Iran…Démentie, certes, par le ministère de la Défense russe. Et, dans le même temps, le Président russe affirme qu’il n’entravera pas les actions que prendraient les autres pays partie prenante de cette affaire. Quant à a Chine, elle en appelle à des ォ négociations サ alors que cela fait des lustres que l’on ォ négocie サ, en pure perte et au bénéfice exclusif du régime iranien. Le tout sur fond d’échanges commerciaux entre les deux pays qui atteignent des sommes record de plus de dix milliards de dollars.
Et puis, finalement, on décide de repousser la présentation du dossier iranien au Conseil de Sécurité pour privilégier un nouvel examen – de plus- par l’AIAE en février…Ce qui, aux yeux des Mollahs ne peut que signifier un énième aveu de faiblesse. Et donc l’encourager à poursuivre son programme et à multiplier les provocations en toute quiétude. Tout éducateur sait à quel point il est vain et contreproductif de brandir encore et encore des menaces qui ne sont jamais mises à exécution…

Ce qu’il en est du nucléaire iranien


Terreur organisée à l’intérieur du pays

L’Iran a bel et bien signé le Traité de Non Prolifération par lequel ses signataires s’engagent à ne pas poursuivre de recherches en matière de nucléaire militaire. Mais le régime des Mollahs se moque de cet engagement et n’en fait qu’à sa tête. En avançant pas à pas, en dissimulant ses sites de recherche au propre et au figuré car nombre d’entre eux sont désormais enfouis, donc cachés, et leur existence n’a été connue que grâce aux précieux renseignements fournis à l’AIAE par le Conseil National de la Résistance Iranienne. Et encore, cela n’est vrai que jusqu’à un certain point. En effet, lorsqu’ils avaient accès aux sites iraniens, les inspecteurs de l’AIAE n’ont hélas vérifié qu’une partie de ces renseignements.

En été dernier il y a eu un incident parlant : des plans pour la fabrication de têtes nucléaires se sont glissés dans les documents remis à l’AIAE. Le régime des Mollahs a équarquillé les yeux et, la main sur le coeur, juré qu’il ignorait totalement comment ces plans, dont ils prétendaient tout ignorer, avaient bien pu se retrouver là. On peut penser que si celui qui a transmis ces documents compromettants a été identifié son sort aura été peu enviable. Car, non content d’avoir l’intention de se doter de la bombe nucléaire, ce régime bafoue allégrement les Droits de l’Homme et détient un triste record dans ce domaine. Il a été condamné mainte fois par des organisations telles qu’Amnesty International ou l’ONU. La situation s’est d’ailleurs aggravée depuis l’arrivée au pouvoir du Président Ahmadinejad. Les médias locaux rapportent eux-mêmes les pendaisons publiques, voire les lapidations, les emprisonnements, les châtiments d’un autre âge, les mutilations, les humilations. Avec photos à l’appui. Opposants, activistes, minorités et femmes sont particulièrement visés.

Le Chef de la Police de Téhéran, beau-frère d’Ahmadinejad, a publié cet été un décret qui menace toute femme laissant apparaître ne serait-ce qu’une mèche de cheveux du fouet et de la prison….Un ォ détail サ qui donne une idée de la réalité iranienne…Mais il ne faut pas perdre de vue que nous sommes dans une République Islamique…
Et si tout cela est rendu public par les autorités iraniennes c’est bien que ces executions et exactions sont destinées à faire régner la terreur dans le pays et combattre ainsi toute velleité de contestation. Pourtant, si la populaiton est bel et bien terrorisée, on asssite néanmoins à des manifestations diverses. Pour réclamer que des salaires soient payés, par exemple. On ne peut que saluer le courage de la population iranienne et souligner, également, que contrairement à ce que prétendent les Mollahs, cette population est loin de leur être acquise. Même si les manifestations orchestrées par le régime rassemblent des foules. Foules sélectives, composées de purs et durs du régime ou appartenant à des organisations qui leur sont affiliées. Et il semble bien que si l’occasion lui en était donnée une grande partie des Iraniens se souleveraient contre ce régime barbare.

L’Iran nucléaire


Désormais l’Iran a déclaré tout à fait officiellement qu’il reprenait ses recherches en matière d’enrichissement de l’uranium. Au vu et au su de tous. D’aucuns vous diront, comme le Président Ahmadinejad, que cela est légitime et que cette recherche n’est faite que dans le seul but de pouvoir accéder au nucléaire civil. Mais qui peut encore y croire ? Quand le Parlement iranien a lui-même commandé un rapport un rapport qui démontre que les vastes sommes investies – alors que la population iranienne vit dans la pauvreté, que des salaires ne sont pas payés, etc.- ne sont nullement justifiées pour ce type de recherche. D’ailleurs pourquoi l’Iran aurait-il besoin de nucléaire civil alors que les sous-sol de ce vaste pays regorgent de pétrole, entre autres sources d’énergie ? Et, si tel était le cas, pourquoi, alors, l’Iran aurait-il dissimulé une grande partie de son programme et pourquoi, dans le même temps, acquérir des fusées pouvant transporter des ogives nucléaires et, qui plus est, sont longue-portée ? Pourquoi se doter de gyroscopes et autres pièces qui servent à guider des fusées nucléaires ? Pourquoi toutes ces centrifugeuses et la construction de salles gigantesques et souterraines pour les y installer quand on sait qu’un nombre suffisant de ces centrifugeuses placées en cascade est essentiel dans la production de matières nucléaires à destination militaire ?
Et si l’Iran ne voulait se doter que du nucléaire civil pourquoi donc AIAE, Troïka, Union Européenne, Etats-Unis, entre autres, seraient-ils si inquiets ? Pourquoi des pays qui ont des liens commerciaux importants avec l’Iran, tels que la Chine ou la Russie, le seraient-ils aussi, même s’ils sont moins bien moins enclins à parler sanctions ? Et pourquoi l’Iran aurait-il, dans ce cas, rejeté la proposition russe de traiter l’uranium pour eux ?
Cette hypothèse d’un nucléaire civil iranien est donc à rejeter totalement. Le seul doute qui subsiste concerne la date à laquelle la République islamique aura le savoir-faire requis pour pouvoir fabriquer une bombe et quand elle sera en mesure de disposer de l’arme nucléaire. Selon les Israéliens, qui, étant en première ligne, devraient être bien informés, ce régime aura le savoir-faire nécessaire dans les trois ou quatre mois à venir. D’où l’urgence. Car ce ne sera plus ensuite qu’une question de temps avant que l’Iran n’ait la bombe.

Et pourquoi pas eux ?


D‘aucuns estiment qu’après tout l’Iran peut bien se doter de ce type d’armement puisque d’autres l’ont ou sont censés l’avoir. C’est d’ailleurs ce raisonnement qui sous-tend le désaccord actuel entre Iran et Inde. L’Iran s’offusquant, en effet, que l’Inde, puissance nucléaire, puisse estimer que la République islamique ne doive pas se doter du nucléaire. L’Inde faisant remarquer qu’elle n’a guère signé le Traité de Non Prolifération nucléaire, mais aussi et surtout, qu’elle est une démocratie et ne pose pas de menace mondiale à ce titre.
Et la réponse à ce type d’interrogation est évidente, en effet. Qu’une démocratie, réelle, dipose du nucléaire est une chose, mais qu’une dictature religieuse extrêmiste, qui ne cache pas ses intentions aggressives et est connue pour soutenir le terrorisme, dispose de l’arme nucléaire en est une autre. Et c’est bien le cas du régime iranien actuel.

Il y a les violations terribles des Droits de l’Homme, fait établi, on l’a vu. Et il est légitime de se demander ce qu’un régime qui fait subir de telles horreurs à son peuple est capable de faire subir à d’autres, notamment ceux qu’il honnit, comme ォ les Infidèles サ en général, pour reprendre les propores termes du Président iranien et de son régime tout entier ? Et il faut se souvenir que la peine de mort est prononcée et appliquée aujourd’hui en Iran pour des ォ crimes サ tels que l’homosexualité ou l’adultère. On peut douter, d’ailleurs que la présomption d’innocence des accusés soit respectée ou que leur défense soit assurée dans des conditions acceptables..
Mais ce n’est pas tout. La République Islamique d’Iran est également un Etat voyou qui soutient le terrorisme plus ou moins ouvertement. Elle intervient en Irak et nombre de bombes humaines iraniennes ou formées et envoyées par l’Iran tuent soldats de la coalition et tout aussi volontiers civils irakiens, enfants y compris. Par centaines. Le régime a d’ailleurs recruté des candidats au ォ martyre サ – shahid, ou suicide pour Allah- par voie de presse et s’en glorifie. Et ces hommes sont entraînés à grand renfort de publicité.
L’Iran soutient également le terrorisme en le finançant, en entraînant des combattants étrangers, en founissant des armes – on se souvient du Karina II qui avait tenté d’amener dans la Bande de Gaza une énorme cargaison d’armes iraniennes-. Le régime oeuvre de concert avec la Syrie, le Hezbollah libanais, des organisations terroristes palestiniennes. On vient même d’apprendre qu’un Arabe israélien avait été recruté par l’Iran pour qu’il se fasse élire au Parlement israélien et serve d’espion à la République Islamique…
Alors, laisser ce type d’Etat se doter du nucléaire ?

Des intentions clairement affichées


De plus le Président Ahmadinejad ne cache nullement ses intentions malfaisantes. Il a déclaré publiquement en octobre dernier vouloir rayer Israël de la carte – ce qui est dit et répété depuis des lustres par les Mollahs et donc, finalement rien de bien nouveau si ce n’est que c’est là une première de voir un Chef d’Etat dont le pays est membre des Nations Unies déclarer tout bonnement qu’il entend détruire un autre Etat membre…-. Mais il ne s’est pas arrêté là. Et, curieusement, cette partie de son discours n’a pas été reprise ou l’a été très insuffisamment par agences de presse et médias. Car ce Président extrêmiste a précisé sa pensée, expliquant qu’Israël n’est qu’une ォ tête de pont de la Grande Arrogance – Etats-Unis et Occident- dans une guerre séculaire menée par les Infidèles contre l’Islam サ ! Analyse qu’il a dite et redite… Donc Israël est bien loin d’être le seul pays menacé – comme si cela n’était déjà pas énorme en soi et, de plus, ne risquait pas de mettre la région à feu et à sang, entraînant une guerre généralisée -. Tout l’Occident, tous les ォ Infidèles サ sont bel et bien menacés par ce chantre d’un Islam radical. Laisser la République Islamique d’Iran se doter de l’arme nucléaire est donc bel et bien suicidaire.
Et les musulmans sont menacés également. Mahmoud Ahmadinejad le dit et le répète clairement aussi : selon lui les pays musulmans qui ne le suivraient pas iraient rôtir dans les flammes de l’Ouma. La traduction est claire…Et, comme le soulignait Sid-Ahmed Ghozali, homme politique algérien de premier plan et ancien Premier minsitre de l’Algérie, lors d’un Colloque fin septembre à Paris, des milliers de musulmans déjà ont été ou sont victimes de l’extrémisme islamiste et ォ le régime iranien est avant tout un danger pour le monde musulman. サ Et, en tant qu’Algérien, il sait parfaitement bien de quoi il parle quand il évoque l’intégrisme islamique et ses dangers…

Un fou isolé ?


On entend aussi de ci de là affirmer que Mahmoud Ahmadinejad serait relativement isolé et que peu le soutiendraient au sein du gouvernement iranien. Ce qui revient à prendre ses désirs pour des réalités ou à méconnaître totalement les réalités sur le terrain, tout comme on avait pu croire que Khatami était un ォ réformiste modéré サ….Certes les violations des Droits de l’Homme avaient-elles été moins nombreuses sous sa présidence, mais violations il y avait. Quant au programme nucléaire il a été développé avec la même ardeur, la même détermination et la même dissimulation sous sa pérsidence.
Et s’il y avait, certes, des factions au pouvoir qui étaient plus ou moins d’accord entre elles ou briguaient plus ou moins de pouvoir pour elles-mêmes, si certaines étaient quelque peu moins agressives que d’autres, il n’en reste pas moins que le principe fondateur de la Constitution iranienne est celui de la suprématie totale du Guide Suprême qui tire donc les ficelles. Le véritable maître de l’Iran aujourd’hui est donc l’Ayatollah Ali Khamenei qui vient de déclarer, entre autres, que l’Iran n’a que faire de la vision occidentale des Droits de l’Homme ou de la démocratie. ォ Les valeurs occidentales qui ont produit immoralité, promiscuité, violence, légalisation de l’homosexualité et d’autres choses honteuses de ce type, ne peuvent être imitées サ dans le monde islamique a-t-il déclaré à la télévision d’Etat iranienne, nous apprend une dépêche de l’AFP du 9 juenvier. Et, dans le même temps, il soutient mordicus la recherche nucléaire iranienne qu’il qualifie de ォ paisible サ….

D‘ailleurs, pour mettre fin une fois pour toutes aux tiraillements entre factions et toute contestation interne, d’anciens collègues du Président Ahmadinejad au sein des Gardiens de la Révolution ont été systématiquement placés à des postes clefs et tiennent désormais les rennes du pouvoir. Ils acclament toutes les déclarations et décisions du Président. Et l’Ayatollah Khamenei n’a jamais désavoué Ahmadinejad, bien au contraire.
Alors, isolé ? Non, bien entendu. L’Iran est aux mains d’une dictature religieuse extrêmiste inflexible qui prône un Islam pur et dur, les Gardiens de la Révolution ont vérouillé tous les leviers du pouvoir. Ce sont eux, d’ailleurs, qui sont en charge du programme nucléaire avec le minsitère de la Défense. Pour un programme que le Guide Suprême qualifie de "pacifique"….
Quant à être fou…non. Bien sûr, il a déclaré avoir "senti" le halo de lumière que certains de ses amis ont dit avoir vu autour de lui lors de sa prestation aux Nations Unies…mais cela est soit de la propagande, soit la convition d’être dans la vérité révélée d’un Islam radical version chiite, avec ses "martyrs" et, en toile de fond, la notion de "mahdaviat" soit le retour de Mahdi, "l’être humain parfait qui apportera justice et paix." Et peut-on taxer une conviction religieuse de folie ? Aussi dangereuse soit-elle lorsque le Président d’une République Islamique y croit au point de préparer ce retour sur le plan matériel – projets de grande avenue à Téhéran, édification d’une mosquée somptueuse au sud de la capitale pour un coût de près de 20 millions de dollars, etc.- ?

Cette conviction existe, est enracinée chez les dirigeants iraniens et nombre de chiites. Et il importe de la prendre en compte car Mahmoud Ahmadinejad et le Guide Suprême feront tout dans ce but.
Et si Mahmoud Ahmadinejad multiplie provocations vis-à-vis de l’AIAE, la Troïka et du reste du monde, avec l’aval du régime et du Guide Suprême – aval pour le moins car , comme on l’a vu, il serait plutôt l’un des rouages d’un régime qui fonctionne en plein accord- cela fait bien évidemment partie d’une stratégie. Les Mollahs ont prétendu filer doux, accepter les inspections, entrer dans palabres et négociations dans le seul but de gagner du temps. Et ils y ont réussi et ont gagné des années. Puis, mis au pied du mur, ils montrent leur vrai visage, tout en tentant de gagner encore plus de temps. En disant vouloir négocier, après tout, en menaçant, en tempêtant, en parlant de leurs droits, bref, en faisant feu de tout bois.
Mais dans un jeu il faut être deux au minimum. Or, Occident / AIAE / Troïka / Etats-Unis, ONU, Russie, Chine et Inde ont joué, involontairement ou pas, le jeu de l’Iran jusqu’ici. En faisant montre de faiblesse, en tergiversant, en montrant clairement qu’ils redoutaient à des degrés divers la puissante arme économique iranienne aux formes variées. Le régime des Mollahs sait pertinemment que beaucoup redoutent, en effet, que le prix du baril de pétrole n’atteigne des sommets, avec les conséquences funestes que cela pourrait avoir sur l’économie mondiale, ou, dans un registre différent, que leurs juteux contrats avec l’Iran soient remis en question. Entre autres craintes économiques. Et le monde attend, pris dans le chantage entre des craintes légitimes et des intérêts plus immédiats.

Option militaire


Certes une option militaire est envisageable. Même contre des sites enfouis dans le sol car l’armement approprié existe dans ce cas de figure. Il n’en reste pas moins que cette option de frappes ciblées sur des sites de recherche nucléaire connus reste aléatoire. Pour des raisons techniques, d’abord. En effet, le pays est vaste et les sites connus dispersés, comment organiser dès lors des frappes coordonnées sur tous ces sites ? Et si les Etats-Unis n’ont pas perdu la bataille de la démocratie en Irak, comme le clame avec satisfaction l’Ayatollah Khamenei, il est un fait que le pays est secoué par des attentats suicide en série – dont beaucoup sont fomentés par l’Iran ou ses amis dans la région -, que la puissance militaire américaine y est très prise, comme elle l’est aussi en Afghanistan…Reste Israël qui traverse la crise politique que l’on sait actuellement. Mais, sait-on jamais ce qui se trame en coulisse. D’autant qu’acculé, Israël ne pourrait avoir d’autre choix que des frappes préventives. Israël qui dément envisager cette option pour l’heure.

Et quand bien même cette option militaire serait possible, on riquerait fort de voir, non seulement le monde chiite, mais le monde musulman dans son ensemble, se soulever. Surtout si Israël prenait l’initiative de ces frappes. Mahmoud Ahmadinejad a bien préparé le terrain en se faisant très publiquement le chantre de l’anti-sionisme et de l’antisémitisme.
Quelques exemples: Téhéran va organiser une Conférence négationniste, nous apprend-t-on, Faurisson, négationniste de premier plan, et ses collègues en la matière sont à l’honneur dans les médias officiels iraniens. La ォ Journée Al-quods – Jérusalem- サ a été fêtée avec un éclat tout particulier à Téhéran en fin d’année 2005. Il y a quelque cind cent livres antisémites ou antisionistes de la pire catégorie disponibles en Iran – avec, bien entendu, une autorisation officielle-. Le régime des Mollahs soutient ouvertement le terrorisme palestinien. Pour un monde musulman globalement anti-israélien, même s’il y a des exceptions ou des exceptions de façade dans certains cas, le Président iranien, en choquant le monde occidental par ses déclarations de mort tonitruantes adréssées à Israël et à l’Occident, fait donc figure de leader en la matière. Et donc, gare à quiconque toucherait à la République Islamique….
Sur ce plan la situation semble tout aussi gelée que sur le plan des intérêts économiques de beaucoup.

Que reste-t-il pour contrer ce régime extrêmiste ?

Si négociations et frappes militaires n’ont plus aucune chance de mettre un terme à cette menace iranienne, que reste-t-il donc?

Le Conseil de Sécurité


Certes, transmettre le dossier iranien au Conseil de Sécurité semble être une absolue nécessité. Pour respecter la légitimité internationale, d’abord. Mais aussi dans l’espoir que des mesures efficaces seront prises. L’Iran, en effet, par la voix de ses dirigeants, soit menace de représailles vigoureuses si son dossier est référé au Conseil de Sécurité, soit affirme se moquer comme d’une guigne d’éventuelles sanctions économiques. Et a raison en cela si les sanctions qui sont décidées ne sont que des demi-mesurettes et seraient, de fait, pires que rien car le monde occidental et ses alliés seraient alors totalement décrédibilisés ce qui ne ferait que renforcer la détermination du régime des Mollahs. Si le Conseil de Sécurité veut être cohérent il faudrait que de véritables sanctions soient prises d’une nature telle qu’elles puissent convaincre l’Iran de renoncer à toute idée d’armement nucléaire. Peut-on espérer que de telles sanctions soient prises par le Conseil de Sécurité dans sa totalité ?
Dans un premier temps il faut que 18 des 35 membres du Conseil des Gouverneurs de l’AIAE votent pour que le dossier soit transféré au Conseil de Sécurité. Et si transfert du dossier il y a il faudrait, dès lors, que des membres permanents du Conseil comme la Chine et la Russie se prononcent sans ambage pour des sanctions et n’utilisent pas le droit de veto dont ils disposent… Toutes ces conditions rendent la tâche bien ardue.

L’opposition iranienne


Quoi qu’il en soit nombreux sont ceux, y compris parmi les parlementaires et sénateurs américains ou européens ou appartenant à divers Parlements occidentaux, qui estiment qu’il faut, à tout prix, soutenir l’opposition iranienne qui peut oeuvrer de l’intérieur du pays même pour affaiblir, voire renverser le régime des Mollahs. Sans perdre de vue que c’est le Conseil National de la Résistance Iranienne en exil qui a fourni, entre autres, des renseignements essentiels quant aux sites secrets du programme nucléaire iranien. Ce qui est reconnu par beuacoup et en premier lieu l’AIAE.
Mais il existe plusieurs groupes d’opposition iraniens et tous ne sont pas d’accord, tant s’en faut et ils privilégient des visions différentes d’un Iran post-mollahs. Et si certains groupes parlent ouvertement de démocracie, de respect des minorités et de bonnes relations avec les pays de la région, Israël y compris, d’autres groupes les accusent de travestir leur nature réelle et ce que seraient leurs véritabes options futures.
Ce sujet crucial mériterait un long article à lui seul. Il suffira donc, pour l’heure, de dire que cette opposition doit être soutenue de toute évidence – quelle entité soucieuse de paix et de démocratie aurait pu prétendre le contraire s’agissant de la Résistance en Europe au cours de la Seconde Guerre Mondiale ? – et qu’il semble logique que sa partie la plus nombreuse et la plus efficace à ce jour devrait l’être tout particulièrement.

Une réflexion sur « l’Iran des Mollahs et la guerre qui vient »

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