6 décembre 2021

Passons incognito à l’oraison (funèbre)

Petit précis de pneumatologie (PPP)

Dédicace aux fluides imaginaires

I

 

 

Passons incognito

à l’oraison (funèbre)

 

De quelques traces de plus en plus fugaces

Aux médiocres petits êtres au « néant » salace

Fin de race molle

Au nom de Zarathoustra leur fausse auréole.

 

Ils drainaient, goutte après goutte, leurs âmes au « souci de soi ».

Pétries de différences ocres, fiel et acrimonie en soie.

Avec des infusions d’arts (sous perfusion) et d’aphorismes pleines les amphores. En péril.

Toujours à la recherche de ce qui les sauverait du chenil.

 

C’est ce que leur avait dit un bonimenteur qui les dérida :

da ! da ! adadaadada….

Ils tombent maintenant (est la nuit) de tombe en tombe.

Inférences rances d’errances sombres.

 

Piètres instincts aux petites noises orageuses.

Pour des bouts de bouts de chandelles spongieuses.

Pauvres petites insouciances aux nauséeuses orées :

Doit-on plutôt être mou modelé zombi bio ? bio mou aux tranches dorées ?

 

Ironie concupiscible du fin de race : il a pitié de la puissance irascible des dictateurs en pays dits « sous développés ».

Mais il en a envie quand même de la puissance, le pépé.

 Le biomou est un illettré qui n’a jamais su que la tyrannie est aussi anthropique…
Et en cachette, dans les alcôves, nationales, le biomou est accro de biopouvoir ; clandestin. Puis le matin, il pique.

 

Il compense aussi la paille par la poutre cotée en bourse : j’ai ! j’ai !

Fier de son rire, travaillé, d’étalon gai.

Rictus toujours imbibé de grincements de haine au firmament.

Surtout contre ses dirigeants vociférant dans les Parlements.

 

Que mille, cent mille fleurs éclosent, égales toutes, sauf une plus (l)égale : celle du dictateur « plus grand penseur, artiste, homme d’Etat, du millénaire».

Comme au temps du « Grand Timonier » que certaines de nos pythies défendent encor.

En attente de le voir ressusciter un douzième centenaire.

Elles l’ont même affublé d’une barbe monocolor.

 

Que mille temps se déploient, disent-elles, mais peu importe ce qu’il porte, impose ?

Ils disent aussi : nous avons connu la noise, laissez-leur leur temps de pose.

Oui, da, mais pas au détriment de la vie d’aujourd’hui palpitant du temps du monde.

D’ailleurs, qu’est-ce que « leur temps » ? Qu’est-ce que le Temps ? En référence à quoi ? À notre propre sonde.

 

Ses volts ne nous appartiennent plus seulement néanmoins et heureusement.

Au même titre que l’électricité imaginaire.

Et du courant qui éclaire vos filaments.

Que vous voulez éteindre aire après aire.

 

Pendant ce temps, des drones volent invisibles, en version afghane nacrée

Ils mobilisent ainsi le ciel pour défendre, disent-ils, la fleur du Kabul  sacré

Au lieu de seulement continuer à batifoler dans ce volontaire cloaque planétaire

Vestige d’autrefois, du temps de l’amour élémentaire

Il renaît aujourd’hui de ses cendres

Soyez tranquilles braves gens, il ne va pas tarder à descendre.

 

 

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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