2 février 2023

VACLAV KLAUS, CE HEROS !

C’est triste à dire, mais à part Valeurs Actuelles (qui est un hebdomadaire), je ne vois aucun journal de la grande presse ayant le courage de porter de vraies idées de droite. Quant à défendre des thèses vraiment libérales… pschitt !
 
     En effet, notre pays est littéralement empoisonné, depuis plus de six décennies, par les miasmes d’une idéologie déhumanisante dans laquelle, semblant y trouver leur compte, se vautrent les Français.
 
    Rien ni personne ne paraît donc vraiment capable, depuis plus de soixante ans, de toucher l’esprit et le coeur de nos concitoyens dont l’insensibilité aux mutations du monde se révèle, finalement, des plus confondantes.
 
    Pour en revenir à la presse quotidienne supposée de droite, le journal Le Figaro apparaît en bonne place pour prétendre à ce titre élogieux mais semble ne pas bien en concevoir, politiquement correct oblige, toutes les vertus.
 
    Ainsi, quand Le Figaro (14/10/09, p.9) commente le combat (d’arrière-garde ?) du président de la République tchèque, Vaclav KLAUS, fort sympathiquement qualifié par le quotidien du matin de "docteur No" de l’Europe avec un rappel obligé à Mme THATCHER, de quel côté son coeur penche-t-il vraiment ?
 
    Pour prendre pleinement connaissance de l’article intitulé : "Vaclav Klaus, le "docteur No" de l’Europe", cliquer directement sur l’adresse suivante :
 
www.lefigaro.fr/international/2009/10/14/01003-20091014ARTFIG00049-vaclav-klaus-le-docteur-no-de-l-europe-.php
 
    A mon grand regret, tant il apparaît que Le Figaro sacrifie clairement et mécaniquement aux exigences de la pensée unique, je me vois obligé d’exprimer ici mon désaccord avec la ligne éditoriale suivie par ce journal.
 
    Par chance, le quotidien dispose de quelques plumes aussi prestigieuses que courageuses qui lui permettent, en quelque sorte, de sauver l’honneur dans un univers journalistique très majoritairement dédié aux thèses de gauche.
 
    Alors, que reproche-t-on à Vaclav KLAUS qui puisse ainsi lui valoir tant d’ennemis du genre irréductible ? Avant tout d’être un empêcheur de tourner en rond décidé à tout entreprendre, selon ses détracteurs, pour saboter le traité de Lisbonne et, pour faire bonne mesure, le sommet onusien d’après Kyoto prévu à Copenhague en décembre prochain.
 
    Mais aussi, pourquoi tant de détermination de la part de M. KLAUS ? Tout naturellement parce qu’il éprouve la plus grande défiance à l’endroit des européistes. Qu’est-ce qu’un européiste ? Un partisan du super Etat européen en gestation avancée dans le traité de Lisbonne.
 
    En foi de quoi, le président de la République tchèque se voit affubler, dans l’article du Figaro, de noms d’oiseaux fort bien calibrés pour entretenir l’idée, dans l’esprit du lecteur, que Vaclav KLAUS est bien l’affreux jojo que la presse bien-pensante, majoritaire, se fait un devoir d’outrager.
 
    "Vaclav Klaus n’est pas un homme de nuance. Le président tchèque, ultralibéral assumé et eurosceptique fervent n’aime rien tant que les provocations et les prises de positions à rebrousse-poil.
 
    Trêve de poncifs ! Pourquoi "ultralibéral assumé" et non pas "libéral assumé" tout court, une qualification déjà suffisamment insultante en soi aux yeux des bonnes âmes qui, par ailleurs, refusent à toute force de rendre leurs libertés aux Français maintenus en servitude ?!
 
    "Il a même fait de l’accumulation de sorties iconoclastes une habitude, brocardant le réchauffement planétaire et les écologistes "hystériques", critiquant les lois antitabac ou antidiscrimination "inutiles" (…) il s’est récemment distingué en imputant la crise financière mondiale à la réglementation excessive des marchés.
 
    En effet, Vaclav KLAUS dénonce haut et fort ces pseudo-grandes causes contemporaines peintes en vert, rose et rouge plus que jamais acharnées, comme hier au XXe siècle totalitaire, à fabriquer l’"homme nouveau" : l’"esclave nouveau", devrais-je même plutôt dire.
 
    "Mais la cible favorite de sa vindicte reste de loin l’Union européenne, dont il dénonce les penchants ‘socialistes’, ‘le déficit démocratique’ ainsi que la ‘dérive fédéraliste’". Eh oui ! Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…
 
    Même l’ancien président Vaclav HAVEL, héros de la Révolution de velours et prix Nobel de la paix, se joint au choeur des critiques; en effet, pour lui, M. KLAUS "fait du mal à cette république (Ndlr : tchèque) et (est) irresponsable". Dont acte.
 
    Pour conclure, les esprits libres (par exemple les libéraux) se gardent bien de juger négativement l’attitude du "dissident de l’UE", tel que le président KLAUS se définit lui-même, et ce, pour les meilleures raisons du monde.
 
    Car prévenir les peuples d’Europe sur le danger potentiel d’un super Etat porté en germe par le traité de Lisbonne, les mettre en garde contre une idéologie (verte) qui, toujours selon lui, "menace la liberté, la démocratie et la prospérité" relève-t-il réellement du domaine des limbes ?
 
    Hélas, je ne le pense pas quand je vois comment les aspirations des peuples sont systématiquement contournées pour mieux les détourner de leur volonté, par exemple en les faisant revoter quand ils ont osé, forts de leur bon droit, battre en brèche le bon plaisir du Prince de Bruxelles !
 
    L’histoire se déroule sur un temps long. Peut-être faudra-t-il encore attendre un peu pour savoir si Vaclav KLAUS a eu raison d’alerter, comme il le fait, ses contemporains. Mais, pour ma part, je suis tout à fait convaincu que l’avenir lui donnera pleinement raison.

Librement !
Philippe (Sully) ROBERT
Membre du Parti libéral démocrate
http://sully1.typepad.com & http://cozop.com/sully1/
02400 FRANCE
 
 

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