25 octobre 2021

Barbara de l’Ecluse au Châtelet….


 
 Le beau spectacle que propose Marie-Hélène Féry est double. Elle retrace le parcours de celle qui fut au départ « la dame de minuit », interprétant les chansons des autres, puis, dans un second temps, celles qu'elle écrivait. Mais, d'autre part, l'artiste chante ce que chantait Barbara avec une émotion et une retenue parfaites, faisant revivre un instant cette chanteuse pas comme les autres. (Prix préférentiel pour les lecteurs de resiliencetv.fr)
 
 Le lieu, à mi-chemin entre l’Écluse où Barbara chanta pendant des années, et le théâtre du Châtelet, est des plus appropriés pour retrouver cette chanteuse à la sensibilité inégalée. C'est, en effet, dans le Théâtre de Nesle dans ce St Germain qui fut un des hauts lieux de la musique, que Marie-Hélène Fréy raconte et chante Barbara. Barbara qu'elle a, dit-elle, « tant aimée et chantée » dans son enfance. Ce qui se ressent dans une interprétation parfaite qui évite le piège de l'imitation.
De 1958 à 1963, à l'Ecluse, Barbara, devenue très jeune pianiste-chantante, interpréta les chansons de Jacques Brel, Georges Brassens ou Vincent Scotto, toute une époque de la chanson française que l'on retrouve ici. Et elle travailla piano et composition avec Lilian Benelli, la pianiste du cabaret où se produisit à ses débuts Serge Lama qui devint le compagnon de cette dernière. Aujourd'hui, Marie-Hélène Féry est accompagnée à l'accordéon par Sergio Tomassi qui a accompagné Patachou, Juliette Gréco mais aussi Barbara et Serge Lama. En alternance avec Jacques Ferchit qui a été, entre autres, l'accompagnateur de Charles Trenet. Au piano Roger Pouly apporte, lui aussi une grande authenticité puisque, pianiste virtuose, il a également accompagné, entre autres, Charles Trenet, mais aussi la chanteuse Cora Vaucaire qui, justement, poussa Barbara à chanter ses propres textes sur ses propres musiques.
Ce qu'elle fit dans la seconde partie musicale de sa vie. Avec ces superbes textes et musiques comme l'autobiographique « Je ne sais pas dire je t'aime, » ou « La solitude, » « Gottingen, » ou la réconciliation avec l'Allemagne 20 ans après la guerre qui fit d'elle et de sa famille des parias pourchassés car Juifs, ou encore « Nantes » et son dernier rendez-vous manqué avec son père…
 
Tous les mardis à 21 h, Théâtre de Nesle, 8 rue de Nesle, Paris VIème. Tél. 01.46.34.62.04
Tarif : 20 €. Pour les lecteurs de resiliencetv.fr, une place achetée, une place offerte.
 

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