8 décembre 2022

Censure des nouvelles immolations

Un nouveau marchand ambulant s'est immolé par le feu mardi 3 janvier 2012 en Tunisie. Agé de 33 ans, marié et père de famille, s'est aspergé d'essence rue du Caire à Tunis. Il a été emmené en ambulance et son état est jugé grave.
 
Au même endroit une dizaine de policiers en civil ont réussi à censurer deux photographes.Ils ont été empêchés de travailler sous le prétexte qu’il est interdit de photographier, pour des questions de sécurité .Trois autres personnes se trouvant  rue de Caire  ont été blessées par des éléments enragés de la police secrète.
 
J’ai eu la chance  de se trouver sur place pour dénoncer auprès de la hiérarchie de la police  cet acte de censure intolérable dans une démocratie qui constitue une atteinte grave au droit à l'information pour tous les citoyens.
 
Cela n'est que le reflet d'une volonté d'étouffer les médias. Le comportement des policiers  en civils était suspect, vu qu’ils ont des choses à cacher, alors qu’un témoin de cette immolation s’est retrouvé dans le même temps bloqué contre un mur, une matraque sous le cou.
 
Les journalistes s'inquiètent de ces énièmes entraves à la liberté de la presse, à un moment où s'accumulent les pressions de responsables politiques de tous bords envers les journalistes.
 
Cette nouvelle censure  pour les  tentatives d’immolation à Tunisie vient rappeler l’attitude  de la police  corrompue et criminelle de Ben Ali!
 
 
Les immolations par le feu se sont déjà  multipliées cette semaine. Sur l’avenue de Paris, devant le ministère des Domaines de l’État et des Affaires Foncières, un homme à la quarantaine, boitant et appelant les passants à écouter son histoire, a tenté le  lundi 2 Janvier 2012, de s'immoler après avoir versé du combustible sur son corps et également sur le mur du ministère.
 
Depuis la mi- décembre 2011, plusieurs autres cas de suicides ont été signalés Samedi soir, la ville Sidi Bouzid un jeune  s'était également immolé par le feu. Lors du passage de minuit vers 2012, Sidi Bouzid a connu un cas d'immolation. Ce cas est heureusement sans grande gravité, mais la raison est inquiétante : le jeune homme voulait être le premier cas d'immolation en Tunisie, en 2012 !
 
 
Nous rappelons déjà que Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'était immolé par le feu le 17 décembre  2010 avant de décéder le 4 janvier. Son geste de désespoir a provoqué une vague de contestation et de manifestations contre  le comportement inacceptable de cette police depuis vingt ans dans tout le pays.
 

Une réflexion sur « Censure des nouvelles immolations »

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