25 octobre 2021

De la sexualité idéologique

Laissons de côté celles et ceux qui sont homosexuel (le)s par nature en ce sens qu'ils l'ont toujours été, même si pour certains la pression sociale les a obligé à le masquer jusqu'à même se marier et avoir des enfants ; néanmoins dans la grande majorité ceux-là vivent leur orientation sans problèmes, surtout aujourd'hui ; intéressons-nous plutôt à celles et ceux qui veulent donner l'impression qu'ils ont fait un choix de vie jusqu'à le revendiquer comme une manière d'être au monde, ce qui dans ce cas relève bien plus d'une philosophie que d'une contrainte psychophysique ; dans cette optique ces gens deviennent "gays" comme ils étaient autrefois communistes, ou ils combinent les deux, parce qu'il s'agit d'opter pour une destruction de la stabilité "bourgeoise" en agissant aussi au sein de l'identité de chacun, dans son fond intérieur.

La sexualité devient ainsi une arme de combat. Y compris pour "l'hétéro" d'ailleurs puisque de nos jours le sexe est non seulement délié de la procréation mais aussi de l'affection : il devient un programme d'action, il reste un statut lié à un prestige, mais aussi se mesure au quotidien comme une compensation, au même titre qu'une drogue une douceur… Et l'on pourrait même lire la nature de certains désirs à cette aune comme on le sait depuis Don Juan et Faust: le coureur de jupons tend à masquer une impuissance à être ou à construire, un narcissisme qui se lit aussi dans la frénésie masturbatoire posée comme une exigence progressiste sous peine de moquerie "psy" mondaine (bien sûr que cela ne rend pas sourd etc) ; ne parlons pas de ce désir forcené de sodomie ou de fellation pour certains qui exigent cela de la gente féminine, non seulement pour être rassuré dans leur machisme, mais aussi compenser un manque de statut social suffisant : remarquons en passant que les rapports inter-humains, aujourd'hui balisés, voire parfois complètement aseptisés, réduits à rien, au "ça baigne ?" se déchaînent par contre dans la vie dite sexuelle  là tout semble bon à prendre, et ce d'autant plus que cela serait tamponné un tantinet "sauvage" par le m'as-tu-vu du moment, jusqu'à ce que l'on condamne comme "ultra-libéral" dans la sphère politico-économique, devient une pratique banale au niveau des moeurs, DSK en étant par exemple le prototype à l'état presque pur.

Allons plus loin encore : la pédophilie en milieu scolaire (bien plus développé qu'en milieu clérical) ? Le désir de revanche sur une jeunesse insolente alors que la sienne s'efface, ce qui n'est pas nouveau, mais s'affiche bien plus, du moins dans nos contrées alors qu'autrefois ce genre de pratique était plutôt taxée d'orientale.

Aujourd'hui, l'opiniâtreté à vouloir marier le même au même relève de cet état narcissique qui transforme autrui en miroir de soi auquel on monologue, un peu comme ces drogués qui sous l'emprise du flash sont très affables, discutant de tout et de rien dans les salons comme il faut, alors qu'ils ne parlent qu'à leur manque dont autrui est la béance, le réflecteur, inconsolable.

Il est incroyable, du moins, encore une fois, concernant celles et ceux qui disent se déclarer homosexuels par choix et non pas par tendance naturelle, qu'ils ne se rendent pas compte qu'en s'accouplant entre-eux il s'agit en réalité de refuser l'altérité que représente l'autre genre parce que sa propre sexualité ne consiste pas à découvrir un corps autre, mais de rester dans l'horizon du même, mais dans ce cas instrumentalisé comme moyen de compenser un manque à être et/ou à paraître, comme s'il était plus satisfaisant de se voir cajoler par son double dans le miroir du temps.Enfin, à écouter les exigences islamistes sur la démarche des femmes à Gao comme le fait qu'elles devaient marcher sans remuer les fesses et les seins, ces exigences semblent relever tout droit d'un écrit de Deleuze lorsque dans Mille Plateaux il décrit un programme masochiste… Ne nous étonnons pas alors de voir certains de ses lecteurs basculer dans l'horizon de la conversion islamiste puisque l'on y est fouetté à l'oeil et plus si affinité ; en fait toute une culture productiviste en matière de sexe et de compensation, faite aussi d'abîme et d'abysse, bascule en exigence de remise en ordre, à l'infinitésimal moléculaire du totalitarisme troisième génération qui émerge peu à peu ici et là, à Tunis et au Caire, à Paris comme à Londres ou N.Y tout autant.

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

Voir tous les articles de Lucien SA Oulahbib →

Une réflexion sur « De la sexualité idéologique »

  1. Ping : Laura Glading

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


%d blogueurs aiment cette page :