2 février 2023

La campagne anti-fa “chic” ou la déroute

Les "pirouette cacahuète" et autres " loup où es-tu ? " fleurissent, faute de mieux, farandole infantile (même Alain Duhamel s'y met sur RTL le 3 octobre 2013 au soir) pour tenter de faire pleurer face à la tentative de respectabilité opérée par Marine Le Pen lorsqu'elle décide de ne plus accepter d'être appelée "d'extrême droite". Rien de nouveau sous le soleil.  Sauf que tout le monde est très excité parce qu'elle menace de poursuivre en justice.

Imaginez alors tous les souffreteux médiatiques, en déficit chronique d'image, foncer sur l'occasion, une aubaine même, puisque l'on peut se parer, aisément (car il n'est pas sûr que la frontière entre diffamation et liberté d'expression puisse être juridiquement saisissable) d'une aura "anti-fa" que l'on aura pourtant contribué à construire, Alain Duhamel y compris bien entendu car ses cris d'orfraie actuels ne sont pas plus justes et efficaces pour juguler le phénomène FN que ceux d'un Désir ou, pis, d'un Cambadélis, opportuniste chimiquement pur, ancien de l'AJS, un groupuscule trotskiste (lambertiste) des plus sectaires (je l'ai connu à Paris 1 Tolbiac), un manipulateur né qui avait fait main basse sur la MNEF avant de se payer une sinécure comme député PS en attendant mieux, sombre sire.

Tous ces gens (Alain Duhamel y compris, hélas) n'ont strictement rien compris à la montée d'un FN, (plutôt pro-arabe et pro-musulman en réalité), réduite chez eux à une "réaction" du "désespoir", un "déclassement petit blanc", du "racisme", de la "xénophobie", j'en passe et des meilleures (bal néo-nazi, etc.) alors qu'il s'agit essentiellement, chez les électeurs du moins, (car c'est de cela qu'il s'agit surtout), d'une blessure symbolique, d'une impression de trahison, de rupture du Pacte Républicain (le vrai, pas la caricature qu'en a fait une Duflot) puisque tous les efforts d'intégration qui ont bénéficié aux immigrations précédentes ont été rejetés par une frange de séditieux, nourrie par la décomposition spirituelle des banlieues rouges ayant basculé dans le nihilisme et le banditisme.

Mais cette frange a surgi aussi d'une guerre d'Algérie qui, en réalité, continue puisque la gabegie FLN et sa logorrhée tiers-mondiste subsaharienne se déverse en permanence, aidée en cela par les éternels porteurs de valises que sont les gauchistes mondialistes et les faux libéraux chics à la Giscard voulant obstinément effacer toute frontière, identité, genre, différence, dans le marché cybernétique mondial. Dans ce contexte les dictatures et les régimes corrompus mis en place par les courants socialo-gaullo-communistes français n'ont pas intérêt à interrompre leur oeuvre de destruction en poussant hors de leurs frontières les populations qu'elles ne peuvent nourrir, suivant ainsi la stratégie d'un Kadhafi. Or, au lieu de dépenser des milliards pour soutenir ces régimes, la France, mais aussi l'U.K, l'Europe, auraient pu voir à long terme que leur réalisme supposé était un idéalisme dangereux puisqu'il allait susciter des pressions sur les populations locales européennes qui ont le sentiment dans certains endroits de vivre une colonisation de fait.

Voyant cela, même la population qui ne le subit pourtant pas, compatit par solidarité, d'où le fait de voir un FN monter dans des villages qui n'ont jamais vu ou, quasiment, un seul immigré, solidarité symbolique qu'un Alain Duhamel ne comprendra évidemment jamais tant sa formation politiste s'arrête au commentaire électoral et ne va donc pas chercher aussi les causes d'un phénomène dans les facteurs symboliques, politiques, culturels, lorsque, par exemple, il s'agit de partager une même façon d'être ensemble, malgré les différences que la France a toujours connues entre Corses, Basques, Bretons, sauf qu'il y avait ce ciment, ce roman national qui donnait l'impression de pouvoir donner son sang pour le même drapeau. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui et sans doute depuis que le drapeau rouge a été préféré, ou alors l'aigle allemand aussi.

Il y a aussi le fait que toute une jeunesse qui se tourne vers le FN observe bien que la gentry chic n'a jamais été aussi dure avec les régimes nazis et fascistes, et guère avec les régimes communistes, alors que les recherches historiques nous montrent par exemple que Staline était en passe d'attaquer Hitler, et non le contraire, d'où l'échec de la tentative communiste de refaire sortir l'Humanité sous l'Occupation ; d'où aussi ses efforts de retenir le plus possible de divisions nazies en France pour éviter d'aller vers l'Est, c'est-à-dire non pas pour "libérer la France" mais soulager le front ouest de Staline, voilà la réalité des faux patriotes communistes, et cela joue dans le subconscient d'une jeunesse patriote française qui trouve très injuste que l'on ne condamne que le pétainisme, le nazisme, le fascisme, alors que le communisme a tout autant massacré, même s'il s'agit en effet de ne pas confondre un massacre au nom de la race supérieure avec le massacre au nom de l'Humanité, mais avouons qu'un Nuremberg communiste, ne serait-ce que français pour commencer, manque ; n'oublions pas aussi que les services secrets du parti communiste français ont liquidé des opposants trotskistes durant la guerre et aussi après, dans l'indifférence générale.

La France crève donc de ce passé mal digéré, mal vécu, cette soumission à une gauche misérable qui, en réalité, a fabriqué les misères d'aujourd'hui. Sauf que la droite et l'extrême droite y ont elles aussi leur part. Elles se réclament bien, elles aussi, d'une Révolution Française qui a été la matrice du point de vue de la Terreur pour un communiste comme Lénine qui n'avait de cesse de s'en réclamer lorsqu'il lançait ses chiens aux mollets des enfants d'aristocrates et de bourgeois interdits d'école, de travail, de vote. La droite et l'extrême droite se réclament aussi de l'écrasement de la Commune de Paris alors que celle-ci était issue d'un second Empire ayant poussé le jacobinisme, l'alliance de l'Etat et de la haute finance (dénoncée par Marx) à ses plus hauts niveaux de gabegie (et cela continue). C'est à cause de la corruption d'une aristocratie façon Louis XV que la France a perdu l'Amérique et l'Inde (Napoléon vendant la Louisiane !) et c'est à ce moment-là que la France décroche, la langue française avec elle, la Révolution préférant l'aventure militaire antique à la modernité du doux commerce qui fait qu'aujourd'hui l'anglais triomphe et que le monde anglo-saxon s'allie de plus en plus avec l'Asie…

On le voit donc, lorsque l'on prend un peu de hauteur, la polémique franco-française actuelle, apparaît d'une petitesse misérable des plus minables.

4 octobre 2013

2 réflexions sur « La campagne anti-fa “chic” ou la déroute »

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