C’est le coeur de la question : peut-on être lundi hétéro et mardi homo, mercredi ni l’un ni l’autre, jeudi l’un et l’autre, vendredi, repos? Ce n’est pas une boutade mais bien l’idéologie sous-jacente de “l’égalité des genres” qui inclut non seulement hommes et femmes mais aussi tous les genres intermédiaires, l’UE en a fait même une Commission : “Droits de la femme et égalité des genres“, et le site Ligne Azur en a fait son fil conducteur (voir en fin de billet).
Un site ligne Azur, que Peillon vantait dans une recommandation aux recteurs parue le 4 janvier 2013, site aujourd’hui mis en réfection, officiellement par la suite d’attaques, officieusement pour éliminer toutes les références mêlant les genres tel que “tomber la culotte” à la suite du succès de la Manif pour Tous, mais que l’on retrouve sur d’autres sites non encore nettoyés tactiquement comme “arc en ciel Toulouse”, sans oublier les brochures de prévention pour lycéens mêlant hétérosexualité et homosexualité comme s’il s’agissait de sexualité interchangeable (par exemple “le petit livre des infections sexuellement transmissibles” téléchargeable sur le site du lycée La Tour des Dames dans l’Académie de Créteil).
- On voit là le “malentendu” que l’on retrouve y compris dans le débat à l’encontre des décisions prises par Poutine à l’encontre de la “propagande homosexuelle”; car, de deux choses l’une : s’agit-il de nier le fait homosexuel, jusqu’à le réprimer comme une déviance? S’agit-il de contester le fait que l’homosexualité serait seulement un choix (un genre donc) que l’on peut changer lorsque cela nous chante ?
- Or, les adeptes de la confusion des genres vont adroitement faire l’amalgame en dénonçant une attaque “contre les homosexuels” si l”on avance que l’homosexualité n’est pas qu’un “genre” (de sexualité) mais bel et bien une identité ; c’est-à-dire si l’on considère que l’homosexualité est donnée dès la naissance puisqu’il n’existe pas, à ma connaissance, d’homosexuel de déclarant par la suite hétérosexuel.
- Mais pourquoi les adeptes de la confusion des genres (de sexualité) font-ils cet amalgame ? D’abord, une précision avant de répondre. Car il existe des “idiots utiles”, par exemple tous ces journalistes clamant la main sur le coeur que “la” théorie des genres n’est pas enseignée à l’école, tout bonnement parce qu’elle n’existerait pas. Ces petites mains confondent, sincèrement pour la plupart, le fait de reconnaitre l’existence de l’homosexualité qui ne devrait pas être réprimée, vilipendée, mais reconnue en tant que telle, et le fait de considérer que l’homosexualité ne serait au fond qu’un choix existentiel qui peut être proposée comme un genre (de sexualité, de vie, donc de culture, etc). Pour ces petites mains, il n’y a pas de différence en fait, sans doute parce que l’idée de liberté libertine façon 68 plane encore et les empêche d’aller plus en avant dans la réflexion ; elles font alors du refoulement cognitif comme dirait Jean Piaget, sans doute par peur, par intimidation, de se voir chambrer dans les “Salons” dans lesquels sont invités les grands pontes bardés de diplômes et de doctorat honoris clausa comme Judith Butler à Bordeaux IV.

- Ces petites mains (par exemple au journal Le Monde) sont donc les instruments des idéologues “queer” qui eux par exemple dénoncent le fait que l’on parle d’égalité “homme-femme” (comme la porte parole du gouvernement) alors qu’il faudrait parler d’égalité “femme-homme” disent-ils pour respecter la hiérarchie de l’alphabet; sauf que dans le sigle LGBTIQ, l’on voit bien que le “l” de lesbienne, arrive devant le “g” de gay et le “I” de “intersexué” (ou “indifférent” selon les sources) car être lesbienne cela ne veut pas dire être femme qui aime les femmes seulement, et qu’en fait cette conception là de confusion des genres doit avoir la priorité idéologique sur le fait seulement de promouvoir l’égalité des “genres” ; voilà ce qu’un Fassin remarque chez Butler qui lit bien en effet Foucault car pour celui-ci ce qui prime c’est la confusion, le queer, et non la fixité des identités, mêmes homosexuelles.
- Les Suivantes idéologiques de ces théoriciens phares appliquent donc cette stratégie idéologique dans les sphères politiques et pédagogiques en se servant des petites mains dociles (et ignorantes pour la plupart de cette “manip”) puisqu’il s’agit de faire et non pas seulement de dire ; les livres, brochures, sites, financés par l’argent public en sus, seront donc des outils de combat pour ce courant hyper nihiliste, néo-léniniste, aujourd’hui dominant et qui cloue au pilori tous ceux qui le contestent comme au bon vieux temps de l’Inquisition puisqu’il s’agit d’une nouvelle religion avec son dogme son catéchisme sa liturgie ses excommunications, sa diabolisation, ses bouc-émissaires.

- Le 6 février 2014
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