4 août 2020

La perdition nihiliste comme outil de la gauche totalitaire

Depuis que Joe Biden avait dévoilé le pot aux roses en répondant à un interviewer “afro-américain”que s’il avait “encore des questions concernant sa candidature c’est qu’il n’était pas noir” toute la gentry dite “démocrate” et sa Milice Antifa s’effrayaient de voir les gens de couleur s’apercevoir de plus en plus, à la manière de Candace Owens et bien d’autres, que la « question raciale » tant agitée reste en réalité secondaire par rapport à la « question politique » (idem en France) ou comment faire en sorte que cela ne soit pas la même oligarchie qui s’accapare les places, même si elle n’est pas du tout compétente comme on le voit dans de nombreux domaines aujourd’hui .

Le fait par exemple qu’il n’y a eu aucun candidat démocrate noir en position sérieuse de rester en course à la candidature démocrate, ni maintenant ni avant sous Hillary Clinton, n’émeut pas les « anti-racistes » de salon ; certes il y eut Obama bien sûr; qui resta cependant huit ans au pouvoir sans que la condition des “non blancs” ait évolué, ne serait-ce d’ailleurs que sur ce plan, là, celui des rapports, de plus en plus délétères, avec la police ; mais ce sans se demander si cette détérioration, complexe, surtout si l’on ne relativise pas le nombre de noirs tués par des noirs avec le pourcentage de noirs tués par des policiers blancs, est bien moins liée au « racisme » en général et bien plus bien plus à la situation construite par la Technostructure depuis le Welfare State qui a forcé les familles noires et hispaniques à vivre éclatées pour mieux bénéficier de l’assistanat tandis que leur progéniture ne voulant pas vivre en légumes shootés aux médias et y vivant par procuration dépensa ses jeunes années dans des gangs impossibles, « vivre vite » façon Dean en multicolor, ce qui se passe sous nos yeux en France trente ans après.

Or, la technostructure en charge depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et ayant coopté la génération soixante-huitarde (afin de rénover sa façade) au lieu de redresser cette situation en faisant en sorte que la justice aille au-delà de la césure prison/« laisser faire » préféra cette licence là (au sens de Locke) celle de ne plus juger (du moins les délits) en posant que la « faute » en revenait systématiquement à « la » société, aujourd’hui la « race » etc., (ou les thèmes de l’inspecteur Harry) ; et puis il eut le fait que dans ces conditions « l’éducation »  n’éduque plus puisque, en plus, tout ne serait que « domination blanche » pourquoi « apprendre » ?

« Les » médias s’en amusent, bien plus qu’ils n’informent, le tout pouvant alors, goutte après goutte, énerver le policier moyen qui n’est d’ailleurs pas nécessairement « blanc »; surtout lorsque l’on se fait cracher dessus insulter comme en France : n’était-ce pas un policier noir qui avait refusé de sortir son arme malgré la rage d’un Antifa abattant sa barre de fer ? Aujourd’hui on le traiterait surtout de “vendu”…

Reprenant ainsi le terme djihadiste voulant inférioriser les “harkis” (« vendus aux Français ») qui avaient choisi de défendre cette République française leur permettant, malgré ses défauts, de vivre plus librement que sous le joug de la loi islamique à nouveau imposée par les fervents partisans du nassérisme et du wahhabisme qui dominaient le FLN à l’époque (tout en s’entretuant en interne) tout en affichant en externe un discours bien propre sur soi, victimaire à souhait, adoubé par Sartre and Co (mais aussi Raymond Aron lorsqu’il s’oppose injustement à Soustelle, j’en parle dans Le monde arabe existe-t-il ?…).

C’est ce qui domine encore toute la gauche, la droite gaulliste également, malgré les efforts, désespérés, d’un Onfray ou d’une Barbara Lefebvre, d’en séparer le “bon grain”, mais ce en pointant du doigt principalement le “néo-libéralisme” ; sauf qu’il faut prendre ce terme en son sens strictement américain : la dérive affairiste et hyper-échangiste du camp “libéral” américain (personnifiées jusqu’à la caricature par le LancetGate et l’OPA sur l’OMS) a fait que les “sans dents” délaissés ou tout juste sommés par “les stars californiennes” à émouvoir leur libido devant les écrans sulfureux ont fini par choisir à la suite de huit ans infructueux d’un Obama pédant ce ready made qu’est Trump (issu du camp libéral pourtant, un « vendu » lui aussi ce qui enrage également) au sens au moins d’avoir la saveur de ne pas cacher le tumulte et l’indécision des passions sous le maquillage dégoulinant d’un Rock Picture Show version Bambi Pelosi ; jusqu’à aujourd’hui forcer tous ces « petits blancs » à se maudir, les forçant même à se mettre à genoux devant des manifestants noirs (tout en les sommant de ne plus faire d « enfants pour sauver la planète) comme si les mots haine racisme massacre changement climatique venaient d’être inventés, le génocide rwandais a été fomenté par des blancs bien sûr, comme le génocide arménien, comme les massacres de Mobutu, Kabila ; tout ce narratif posant que le mal provient du monde blanc capitaliste comme l’énoncent maintenant leurs jeunes est touillé manipulé en vue de détruire officiellement, en vue d’augmenter sa part de surface médiatique en dessous de table…

Ce ne sont pas les quatre ans de Trump qui ont pu aggraver cette situation délétère datant de décennies ; il  est vrai que dernièrement certains “suprémacistes” prétendent y mettre fin ici et là, tout en voulant manipuler les symboles de La Guerre de Sécession ; mais n’oublions pas que le  KKK avait des origines « démocrates » n’en déplaise au mouvement “black lives matter” ; et puis n’est-ce pas sous Trump que le nombre de gens de couleur vivant plus de leur travail que de l’assistanat (qui les rend aigris) a considérablement augmenté ?… De même en France où le nombre de gens de couleur qui, silencieusement, s’insèrent, progresse ; on le voit bien, quand bien même les conflits et les jalousies, facteurs permanents dans toute société ; et ce malgré les ordres de la gauche post et néo-léniniste voulant les manipuler à son profit : à la recherche de victimes sacrificielles comme l’exigeait Bataille (le maître de Foucault adulé par Finkielkraut) lorsqu’il justifia la destruction des koulaks comme “classe” en compagnie d’Aragon.

Tout ce courant, multiforme, est en perdition idéologique. Même après avoir voulu donner sa caution à « l’écomédicocrature » en marche. Aussi il fallait bien cacher ce « stéréotype de genre », à savoir le totalitarisme comme mode de pensée, avec le nihilisme des « guerres de races et de classes » pour tenter en réalité (et de ce fait ils ne méritent que le mépris) de gagner ces parts de marché médiatique en pleine ébullition depuis l’effondrement des médias « mainstream » et leurs figurines diverses soutenues uniquement par les subventions étatiques et les puissants affairistes de l’hyper-échangisme globalisé façon Gates et Soros.

Il n’est pas sûr que malgré le spectaculaire déployé ils y arrivent cette fois.