12 janvier 2026

Métaphysique de la guerre civile permanente

Paul Rhoads, peintre américain installé en France, rappelle dans “Art in the Age of Anxiety, page 17” que le mal (la mise à mort) la laideur (le difforme) la beauté (l’harmonie et la proportion) sont de nature et non de disposition ; on pourrait ajouter la mythomanie, le mensonge permanent, le donjuanisme ; ce sont des faits de nature, exacerbées ou non, émergeant, au même titre que des talents, dans une forme certes soumise aux conditions et circonstances d’apparition, et qui ont même paradoxalement leur rôle ou nécessité, du moins dans une certaine mesure…

Cela signifie par exemple que le mal, ces coups de couteau par exemple tuant des petites filles d’un atelier de danse en UK ou massacrant Thomas à Crépol, Lola à Paris, les professeurs Samuel Paty, et Dominique Bernard,  ce ne serait pas, du tout, une déformation, un dysfonctionnement, un fait statistique, une dissonance cognitive entre “codes”, et leur contestation une stratégie “d’extrême-droite”, une laideur,  un racisme d’Etat de type mort affreuse hideuse honteuse “systémique” d’un “petit ange” refusant d’obtempérer, comme on l’entend parfois lorsqu’il s’agit de “comprendre” au sens mauvais de trouver seulement des circonstances “atténuantes” ou à l’inverse raciales, socioculturelles, à tel criminel, non, ce ne serait pas tout cela,  mais, plutôt, mais, d’abord,  et surtout, une action maléfique au sens de faire (le) mal, dans toute sa puissance, exemplaire, qui peut séduire, éblouir, faire de nouveaux fans trouvant ce mal “beau”….

Il n’a donc pas d’abord manqué un quelque chose, cet “amour” d’enfance, qui aurait pu empêcher ce criminel d’accomplir son acte ; car quand bien même, nombre de personnes ont subi ce manque et pourtant ne sont pas devenus criminels pour autant;  ce qui fait que, très souvent, le passage à l’acte signifie que l’on a choisi de le faire ; poussé non pas par la nécessité comme le pensait parfois Victor Hugo -et aussi aujourd’hui les néo-Idéologues du tout est “construit” ou du “déséquilibre”systémique confondant pulsion de la dissociation et impulsion contrôlable …- mais par son désir propre, certes aux sources multiformes, de faire (le) mal ; déjà parce que lorsque l’on choisit d’être criminel au sens de se placer d’emblée hors du jugement moral c’est bien plus jouissif de v(i)oler que de séduire, de travailler, surtout péniblement, comme on le voit depuis des lustres, lorsque, auparavant, les Chevaliers de Malte et  les sept samouraï ou les sept mercenaires, allaient à la rescousse de paysans et pèlerins excédés ; ce qu’explique très bien Maurice Cusson, et qui est analysé également ici.

Ensuite, parce que cela peut être légitimé par toute une métaphysique de la guerre civile permanente stipulant que le v(i)ol le meurtre, sans aucune pitié et désormais filmé en snuff movie, par exemple est, structurellement, une revanche désormais perpétuelle un “acte de résistance”permanent du “dominé” éternel allant des Bonnes de Jean Genet (qu’imita Jean Sol Partre ensuite…) au pogrom génocidaire du 7 octobre 23 en Israël en passant par celui de Crépol, et tous ces viols, coups de couteau du quotidien, qui, en plus, et qui, surtout de plus en plus doivent être très strictement acceptés comme repentance active, mal réparateur sous peine (de faire le jeu) (d’être) de “l’extrême-droite”.

Or, celui-ci, ce mal supposé salvateur, révèle plutôt -à la façon d’une tempête abattant les arbres malades ou ayant fait leur temps- les faiblesses à la fois culturelles et politiques d’une société ne sachant pas protéger des prédateurs les plus fragiles de ses membres  comme ses enfants, certaines de ses femmes, ses aînés…

*

Aussi, ce que rappelle Paul Rhoads relève d’une perception forte quant à l’origine naturelle du mal du laid, du beau…; car même si ce constat peut s’apparenter à un innéisme total susceptible de terribles interprétations comme le racisme l’eugénisme le génocide, condamnant ainsi toute une population pour une poignée d’exactions de gens difformes ou handicapés, il ne faut cependant pas exclure cette origine naturelle du mal du laid du beau ; et qui, par ailleurs peut devenir également paradoxal dans son côté révélateur (s’apparentant sous certains aspects à La Fable des abeilles de Mandeville.…Ou l’utilité sociale cette fois de la cupidité…).

Quels seraient ces côtés, révélateur et paradoxal, du mal du laid du beau  ? Ainsi cet arbre fruitier grandit, même de travers et de manière noué, il s’élève; il sera alors dit laid au sens de difforme, non harmonieux; pourtant, il produira aussi de “beaux” fruits…

De même, cet artiste est physiquement affreux, et parfois “laid” avec les femmes à qui il fait “mal” et pourtant produit des chefs d’oeuvres… S’agit-il pour autant de dire comme le font certains qu’il faut être (dans) le mal (dans la folie aussi)- pour oeuvrer comme magnifique, alors que l’on ne fait pas de littérature avec de bons sentiments disait André Gide?…

Non. Pas besoin d’expérimenter le mal pour le faire naître

Car il faudrait justement ne pas recommencer à oublier que le mal n’est décidément pas un manque de quelque chose, mais une orientation en soi qui n’empêche cependant pas que des autres fonctions de l’être concerné puisse se développer au sein d’une dialectique permanente de choix et de maîtrise…

Ainsi, tel animal (humain tout aussi bien: l’homme est un animal politique disait Aristote, social tenta d’amender, en vain, Marx…) s’avère très agressif,  impitoyable même ; il n’en est d’ailleurs pas moins vainqueur à chaque combat, atteignant alors un paroxysme de dextérité, d’harmonie exacte dans l’effort à utiliser le mal, cette mise à mort,  et ce sans sourciller (comme couper des têtes de choux remarque Hegel lorsqu’il analyse la Terreur lors de la Révolution française dans la Phénoménologie de l’Esprit)...

C’est ce qui peut susciter l’admiration, la jouissance du sublime poussant les plus belles femelles à choisir ce mâle si dominant, aux si “belles” couleurs, ayant les plus beaux “bois” ayant servi à vaincre pour pouvoir ensuite parader dans sa Maserati comme ministre de la Justice ; ce qui fait que protégeant ainsi  sa horde, son gang, son clan, sans même le vouloir, il transforme l’Exact dans l’exécution en Vrai, c’est-à-dire donnant du sens, de la Raison, à sa belle action utilisant ainsi le Mal comme outil (le fait par exemple de nier que la criminalité tout en changeant de nature, augmente) ; et, dans ce cas, ce n’est pas seulement un “bel” animal dans son apparence, ce n’est pas uniquement une belle plante qui parade dans les salons et les plateaux TV mais c’est surtout  par son action la force de rester à son poste quoiqu’il advienne, et c’est cela qui attire, magnétise, charme, cet animal devient alors le Cerbère qu’il faut avoir de son côté.

Mais certains d’entre-eux sont tout de même exclus de leur groupe à force ; car leur agressivité est telle qu’ils s’en prennent aussi aux leurs (parlant par exemple de la montée de la criminalité comme étant seulement un sentiment une opinion) ; ce qui oblige à chercher à les écarter malgré leur brillance; mais le travail des “castors” toutes ces petites mains admiratives du Papa à Maserati s’acharneront à faire “barrage à”tous ceux qui veulent la justice (la vraie…) évitant ainsi que lui et ses semblables soient déboulonnés, statues vivantes de l’Armée de terre cuite aux confins des murailles médiatiques protégeant la Secte SHAA tirant les ficelles…elles réussiront à sauver leur bourreau…

Ainsi, mais ce au plus haut niveau de la mémoire historique rappelons que César vainqueur de tant d’ennemis de Rome fut paradoxalement tué pour le remercier, au nom du Peuple bien sûr, par Brutus (entre autres, et il lui dit, tout en tombant doucement à ses pieds, “toi aussi mon fils”, en grec, et non en latin,:  « καὶ σὺ τέκνον» [kai su teknon])…

Bonaparte, devenant Napoléon, sacrifie (fait le mal à) des centaines de milliers d’hommes en Espagne et en Russie jusqu’à être vaincu comme le regrette Alfred de Musset dans La Confession d’un enfant du siècle, soulignant aussi que ces morts en se sacrifiant connurent paradoxalement là encore les plus “beaux” jours de leur vie qui sans cela aurait seulement connu la “banalité” des travaux et des jours…

Pyramides de morts pour devenir Empereur non seulement d’Europe mais du Monde disent certains car l’empereur de Russie était devenu le descendant légitime du Saint empire romain germanique après la chute de l’empire des Habsbourg qui l’avaient arraché à François 1er, Charles Quint ayant en effet soudoyé les princes allemands pour qu’ils votent en sa faveur; or Napoléon, lui qui avait porté la couronne des rois Lombards porteuse d’une épine de la couronne, voulait continuer le fameux “transfert de puissance”en prenant la suite de… Charlemagne…

Et que dire de Lénine, Hitler, Staline, Mao (toujours admirés) cherchant à affronter d’autres chefs de horde pour le seul plaisir de vaincre (au nom toujours d’une hypostase) et, par là, se sentir survivre tels les dieux de l’Olympe et non pas seulement vivre en vain dans le train-train quotidien des travaux et des jours ; les criminels ont eux aussi ce même désir de refus de la répétition terne, cette éternité, comme l’analyse Maurice Cusson plus haut….

Mais lorsque l’on place l’agressivité du Vivre dans un sens général et non extrême comme ci-dessus, elle associe exactitude des gestes y compris comme orateur (logique du calcul) et sens de leur mouvement (vrai ou Raison); ce serait là la pure concentration de l’élan vital (Bergson) celle qui utilise à son optimum ses capacités d’être (au sens de Laborit et Lorenz) et ce y compris en utilisant le mal le laid la ruse le mensonge la mythomanie : “demain on rasera gratis après avoir éliminé les riches et les natifs qui refusent la Nouvelle France, la Nouvelle Grande Bretagne, la nouvelle Europe, la nouvelle Amérique, le Nouveau Venezuela, la Nouvelle Palestine du fleuve à la mer...”.

Or, il s’avère que cette utilisation idéocratique du mal devient hégémonique depuis la substitution du scientisme à la science et à la religion avec l’Encyclopédie, exacerbée par Marat puis les Idéologues sous Napoléon, enfin l’Idéalisme allemand, surtout à partir de Fichte son discours à la Nation Allemande glorifiant la langue et le peuple germain comme seule représentant du genre humain ou l’édification d’une métaphysique de la guerre civile cherchant à purifier le sang, “l’âme du monde” aboutissant enfin au socialisme scientifique marxien de la lutte des classes durci par Lénine en guerre civile permanente et renforcée par une “science” des races et de l’hygiène nazie reprise par le néo-léninisme ses “racisés” et autres “genrés” également hygiéniste et amplifiée par un climatisme sorti lui aussi du néo-romantisme allemand posant “la” science et son contraire, comme seule poésie du monde possible …

Cette manipulation scientiste du Mal traversant tout le spectre politique aujourd’hui utilise ainsi la formule inversée de Clausewitz (“la politique ou la guerre continuée par d’autres moyens” au lieu de “la guerre ou la politique continuée par d’autres moyens”) en particulier Lénine réfléchissant sur la Terreur française; car c’est lui semble-t-il qui théorisa cette inversion le premier et que reprirent ensuite Karl Schmitt dans sa définition du Politique (“ami ou ennemi”) et Foucault (extension du domaine de la lutte : sexe, éthique, réductionnisme des institutions en carcans répressifs) ; alors que dans la métaphysique classique, celle d’Aristote et de Thomas d’Aquin, l’ensemble des vertus ou mesures dosent au mieux le mal pour se nourrir, se défendre, attaquer préventivement…

Et dans ce cas, le mal ainsi encadré, agirait comme négatif (Hegel puis Marx) visant non pas la mort pour elle-même, mais ce qui donne du sens à l’utilisation du mal dans la mise à mort de cet animal, de cet ennemi ; c’est ce qui pourrait être appelé la vérité humaine pendant de l’exact animal ;  illuminant alors la destinée humaine en chef d’oeuvre même de l’élan vital au sein même de l’Univers…

Tandis que le mal visé pour lui-même serait la pleine utilisation des capacités, mais de manière malsaine précisément, diabolique même, au sens où le “plus beau des anges” ne désirerait que lui dans le miroir du monde ; non pas pour se parer comme Narcisse ou la belle-mère de Blanche Neige mais vérifier qu’il est le seul, supérieur même à Dieu, l’Unique et sa propriété de Max Stirner que Marx , son ami dans le Club des Affranchis, avait tenté de circonscrire, mais en confondant égoïsme, nécessaire, et égotisme (vanité, orgueil, hubris) ; d’où son analyse dilatoire de l’intérêt coextensif pourtant à la vie, de même que le profit dont l’accumulation, l’épargne, capitalise, profite à chaque pression de sélection de l’élan vital au sein de chaque espèce en reproduisant les caractères les plus aptes non seulement à croître dans l’identique mais à développer de l’inédit…

Aussi ce “mal” qui serait “pure concentration du soi en vue de lui-même” disait Hegel (également dans La phénoménologie de l’Esprit) peut être maîtrisé en devenant surtout ce Négatif qui permet par exemple de détruire certes du marbre mais pour en faire une statue, de détruire du bois, de la pierre, des autres animaux, mais pour bâtir la vie en humanité  distribué (depuis Babel) en ethnies et nations…

Certains on le sait utilisent le mal pour arriver à leurs  seules fins égotistes, cela se voit bien lorsqu’il s’agit de tuer sans avoir aucun remords sinon de voir la jouissance s’arrêter; ainsi ce djihadiste qui plonge ses mains dans le sang de ses victimes et téléphone à ses parents pour qu’ils le félicitent  ; est-ce encore une fois identique à la dextérité du chirurgien capable de découper à la scie un crâne sans sourciller?… Au boucher qui égorge sans broncher ?…Au soldat qui fait son devoir de défendre la Nation ?…

A ces questions il est possible de répondre par la négative ; il existe bel et bien une différence de nature (précisément) entre le Négatif perpétuant la vie humaine et le Mal visé pour lui-même, en ce sens où il se sert uniquement de la vie pour se répandre à l’instar en effet d’un virus à la recherche d’un support…

Or, dans l’Histoire, il s’avère que certains humains, porteurs malsains du Mal, se visant eux-mêmes comme seul projet (“c’est notre projet ! “) ont eu paradoxalement besoin du support des peuples pour faire prospérer leur venin solitaire, qu’il s’agisse de Nabuchodonosor, Caligula, Néron, Mahomet, Sade, Marat, Lénine, Staline, Hitler, Mao… Ils semblent bien posséder en commun ce désir d’être le seul Un, Univers, unique Vers, devant lequel tout le monde doit (dé)montrer sa soumission

L’Amour serait-il alors le seul à pouvoir dominer le Mal puisque la Vérité à elle seule s’avère impuissante (la “raison du plus fort étant toujours la meilleure “)?… Au sens où il le désarmerait en refusant “d’entrer en tentation”, en refusant de se soumettre à la gloire du pouvoir (Satan proposant au Christ royaumes et fortunes illimitées).  Est-ce là le message même de Christ dépassant le oeil pour oeil dent pour dent ?…

Oui, s’il est admis cependant, comme le dit le Comte de Monte Cristo (dans la dernière version cinéma) que réparer une injustice n’est pas de la vengeance, ce qui implique rappelle St Augustin de faire de cette réparation, du mal ainsi maîtrisé, une “guerre juste”, ce fut la force des premières Croisades : refuser l’injustice celle de ne pas pouvoir prier sur la terre de Jésus sans être pillé violé tué, d’où ces hordes populaires allant pratiquement mains nues sur les routes avant que quelques chevaliers n’en profitent…au détriment d’autrui  cependant (ou les “dommages collatéraux” que d’aucuns nomment “génocide”…).

Mais est-ce identique encore une fois au fait que Médée, trahie, se servant du mal pour tuer aussi ses enfants pourtant innocents, ou encore Persée condamnant son fils Hyppolite soupçonné d’avoir séduit Phèdre, une interprétation de Racine contestable car chez Eurypide Hyppolite est amoureux exclusivement d’Aricie ?…

Répondons encore une fois non puisque l’amour utilise le mal comme s’il était celui-ci même, et, par là, devient le diable tel “le plus beau des anges” devenant le mal lui-même ; ce qui fait que dans ce cas le beau sans la force du vrai et du bien serait aussi un mirage, cette belle plante, ce faire valoir des arrivistes dans les Salons, cette illusion dont parle Platon dans sa Caverne, plaçant dans ce cas plutôt le Vrai, donnant sens à l’Exact, comme ce seul Bien notre bon Sol sur lequel s’appuyer ; Nietzsche en était arrivé peut-être à la même conclusion dans sa Généalogie de la Morale (livre 2) : aller par delà le bien et le mal, choisir Dionysos plutôt qu’Apollon, ne veut pas dire aller par delà le bon et le mauvais ; car la volonté de puissance, surtout celle qui se veut elle-même, a besoin de s’appuyer sur du sol solide pour croître ; d’où la nécessité de se demander ce que vaut le contenu tant rabâché du “bien” et du “mal”, que valent les “valeurs” s’il s’agit de faire croître la puissance celle de la République française (au sens aussi de Bodin, pas seulement celui de Marianne et Gavroche sortant du tableau d’Eugène Delacroix)…

Mais si la puissance ne se veut qu’elle-même, elle s’apparentent au mal seul, elle croît pour croître, l’élan vital se transforme alors en “espace vital” dont on connaît l’Histoire…maléfique…

Par contre si la puissance s’apparente à l’Amour, il affine celle-ci en direction du développement, ce plus que la somme des parties et, dans ce cas,  la puissance surgit comme l’ineffable créateur de vie; à la différence de l’emploi du mal par certains humains qui ont eu en plus besoin du support de plus en plus asservi des peuples pour faire prospérer leur venin… Et ils semblent bien posséder en commun ce désir d’être le seul Un, Univers, unique Vers, métaphysique de la guerre permanente dans laquelle tout le monde doit montrer sa soumission ou périr…

Mais là où est le péril croit aussi ce qui sauve” aurait dit le poète, imaginons-le, à Anne, à Marie-Anne, ne vois-tu rien venir “ce qui sauve” ce qui pourrait au moins contrecarrer cette métaphysique de la guerre civile permanente qui fait imploser l’Occident nouvelle Atlantide?…


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Lucien SA Oulahbib

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