L’afflux touristique, surtout drainé par des évènements cycliques comme les J.O, est l’un des symboles paradoxaux les plus forts de la « mondialisation » : soit laisser faire mais ne plus être «entre soi» soit interdire mais ne plus bénéficier de la supposée “manne” étrangère (bouée de sauvetage d’un quart d’heure pour l’actuelle équipe au pouvoir s’en gargarisant) ; idem pour la consommation de masse : ou comment bénéficier de vêtements à trois euros au lieu de trente si cela est fabriqué localement …. Sauf que ce même raisonnement, à supposer qu’il soit si pertinent (comme on va le voir) ne tient déjà pas en matière agricole et industrielle…
Ainsi quel intérêt d’avoir la “même” voiture uniforme, banale, à la différence de ces belles carrosseries si singulières d’autrefois qu’elles deviennent des objets de collection, et pourraient même rouler encore après 2035 ? Heureux propriétaires qui peuvent être d’ailleurs les mêmes interdisant ainsi à la grande masse de bénéficier de ce thermique au bruit de moteur si ronflant...
Quant aux biens agricoles, certes une côte de porc breton à 1€, 50 provenant de Pologne via l’Allemagne la revendant à un supermarché rennais, est plus hautement concurrentielle que la même côte vendue par le circuit “court” du coin, mais n’est-ce pas voir le problème du plus petit côté de la lorgnette ?…
Car si les acheteurs à revenus modestes (souvent “aidés” afin de perpétuer l’assistanat et donc l’appauvrissement) pouvaient gagner tout leur salaire (via “le salaire complet”) ils payeraient certes la côte trois fois plus chère mais ils auraient les moyens de le faire d’autant que celle-ci pourrait être même plus grosse et goûteuse bref de meilleure qualité, tout en préservant un mode de vie ancestral, tout en l’affinant par l’innovation : ainsi grâce à une pub sur la Toile et à une logistique supersonique rénovée et mondialisée cette même juteuse côte de porc pourrait être.acheminée aux quatre coins du monde à coût moindre….
En fait, chez les libre-échangistes forcenés à la BFM business (et LCI) l’idée de base serait de calculer le pouvoir d’achat seulement en parité fixe sans se demander s’il n’y aurait pas moyen de préserver à la fois un mode de vie et un mode de production grâce à l’innovation si séculaire du génie français (nous avons inventé beaucoup en réalité mais les Allemands et Anglo-saxons (se) vendaient bien mieux) classé aujourd’hui douzième rang (la Suisse caracolant en tête)….
Pour ces affairistes en gros si les agriculteurs disparaissent à la façon des mineurs de Lorraine et des aciéristes du Nord Pas de Calais, ce serait contrebalancé par des produits moins chers d’une part, tandis que les machines pilotées par I.A et les migrants importés feraient le reste dans les secteurs encore exportateurs comme les spiritueux et quelques segments céréaliers et fromagers d’autre part, et quant aux agriculteurs restants qu’ils disparaissent (who cares ?…) ou se transforment en aide-soignants pour une population en pré-maison de retraite dès le lycée : ainsi ces “syndicats” de “jeunes” militants pour la retraite à… soixante ans, voire bien moins, et pour la semaine des 28 heures déjà actuelles dans les secteurs protégés des fromages administratifs : rectorats, métropoles, ministères (celui de l’agriculture grossissant au fur et à mesure que décroît le nombre d’agriculteurs…)
Et puis les fêtes de village se meurent ou alors sont objets de rixes provenant de cette même population de migrants dont la progéniture refuse de faire le même travail que leurs parents préférant les niches bien plus payantes du vice que procure ceux-là mêmes qui fabriquent et bénéficient de cette nouvelle organisation pyramidale où une minorité de puissants mondialisés globalisent la production (au sens de la fabriquer selon le coût de la dernière unité produite et non le temps de travail) qui sera consommée par les “cibles” segmentées en “séries” qu’alimenteront tout un parterre d’influenceurs acteurs et le tour est joué…
D’où le dilemme là encore pensent certains : soit l’on laisse dépérir tel quel, et certains de gauche et de droite appellent cela la “décroissance” (ne pas oublier que la majorité des ONG proviennent au départ de ces “valeurs chrétiennes devenues folles”) la population étant alors sommée de “vivre” à un “quart d’heure de chez soi” (soit le Village du Prisonnier) illustrant le contrôle social (in) volontaire ; soit l’on refuse cette fausse opposition entre fermeture des frontières et leur disparition en considérant qu’il est possible comme déjà indiqué d’augmenter à la fois le pouvoir d’achat en réorganisant l’assiette de la Solidarité et à la fois l’innovation et la productivité en soutenant les secteurs porteurs comme la formation à distance, la production singularisée et mondialisée grâce à une logistique innovante, et tout un système de ré-allocation optimisée non plus seulement des ressources mais des produits comme cela se passe encore à la marge avec les circuits de l’occasion et du “vintage”…
Mais pour ce faire il faudrait déjà sortir du système si coûteux et spoliateur de la “répartition” (que soutiennent aussi la plupart des partis dits “patriotes”) et non pas le rafistoler comme le pense également un Baverez aux pensées parfois prémonitoires avec “La France qui tombe” (2004) (avant qu’il ne bascule dans l’hygiénisme et l’anti-poutinisme primaire ); sans oublier qu’il faille en même temps sortir du système normatif exponentiel corsetant les productions agricoles et énergétiques françaises au nom d’une lutte donquichottesque contre les aléas climatiques (alors qu’il conviendrait plutôt de les contenir par l’innovation); et sans oublier un cycle de référendums allant de la réorganisation des instances juridiques comme les divers ” Conseils” à la politique migratoire en passant par l’application des lois afin qu’elles soient plus favorables à la victime qu’au criminel…
Toute une sortie normative multiforme indispensable donc, quitte à opter pour la politique de la chaise vide dans un premier temps, surtout envers ceux qui dans l’UE l’en empêcherait, afin de démontrer que la France peut se redresser ainsi et ce avant même d’envisager de sortir de l’U.E et de l’Euro surtout si ceux-ci vont encore plus à l’encontre de intérêts français, par exemple en préférant choisir des produits militaires et civils hors U.E comme les produits US, chinois…
D’aucuns parlent certes de “préférence communautaire” mais souvent pour parer à la “préférence nationale” qu’ils jugent arbitrairement nocive alors que celle-ci s’appuie sur la nécessité de préserver sa singularité selon le principe du “droit des peuples à disposer d’eux-mêmes” ; le tout étant évidemment de trouver les solutions permettant de concrétiser le bénéfice d’être ensemble et non pas seulement de “cohabiter”…
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