13 décembre 2025

«Eh fasciste! Attrape ça!»

Tel est le message inscrit sur l’une des douilles de balles non utilisées par l’assassin de Charles Kirk dont le meurtre ne peut être cependant mis totalement en équivalence avec ceux perpétrés contre par exemple ces quatre élus démocrates du Minnesota ; non pas parce que les motivations de leur tueur seraient bien plus évasives entremêlant antiavortement et...”commande” qui aurait été effectuée par un concurrent démocrate… corrélations d’auto-légitimation, mais qui s’avèrent bien plus isolées que celles du meurtre à l’encontre de Kirk .

Les motivations du tueur des représentants démocrates n’ont en effet pas le même niveau d’imprégnation massive, d’appropriation individuelle élargie, quand bien même se réclameraient-elles d’une “cause” car l’affiliation “antifa” (sur une autre douille était inscrit “Bella ciao”) s’avère être bien plus répandue et portée par bon nombre d’assaillants de la lumpen-intelligentsia aux USA comme en France et ce à tous les niveaux de bas en haut ; Trump n’appelle pas à l’insurrection (y compris le 6 janvier 2020) à la différence de certains représentants démocrates, et, en France de ces dirigeants alter-djihadistes, relayés par une certaine presse, jusqu’au plus haut niveau de l’État, lorsque l’on ne manifeste pas contre l’antisémitisme et qu’ensuite l’on déplore tous ces actes antijuifs qui mis ensemble forment bien ce que d’aucuns appellent désormais un été de cristal (en référence à la “nuit de cristal” de sinistre mémoire….

Il n’y a donc pas d’équivalence entre un acte isolé, même s’il est froidement pensé, et une action massivement répandue et en plus légitimée par nombre d’autorités morales politiques et aussi artistiques voire académiques désormais. L’assassinat de Marat par Charlotte Corday a été pensé, mûri, mais est resté un acte isolé à la différence de ceux perpétrés par la Terreur sans parler du “populicide”dénoncé par Baboeuf à propos des “colonnes infernales”, idem pour les assassinats massifs d’opposants de 17 à 68 (Prague) en passant par Berlin (53) Budapest (1956) les attentats djihadistes à répétition (plutôt en Afrique ces temps-ci); en outre, ces tueries de masse (Nigeria, Syrie) ne peuvent être rangés du côté de la psychiatrie comme il est répandu aujourd’hui surtout lorsqu’ils sont en attente du bon moment pour tirer, planter sa lame derrière cette jeune fille, ce qui ne relève guère d’une “bouffée délirante” et ne peut être comparé avec le tir accidentel d’un soldat sur un civil sauf si celui-ci porte alternativement la blouse de l’infirmier ou du médecin, le blouson du journaliste, le treillis de l’assassin…

Ce qui fait qu’il s’avère nécessaire de regarder de plus près d’autres fausses mises en équivalence critiquant par exemple l’indignation envers la mort de délinquants effectuée par des policiers et dénonçant celle, parcellaire, voire inexistante, envers les meurtres d’opposants ou de particuliers; ainsi, pour ceux refusant de différencier “faits divers” et “faits de société” la mort opérée par des représentants légaux de l’Autorité étatique paraît plus grave socialement que des meurtres “civils” immédiatement individualisés ;  on le voit bien aussi à Gaza, l’armée israélienne étant jugée bien plus “responsable” des morts de “civils” que les djihadistes censés incarner en plus une “réaction” de la “société palestinienne” elle-même…

Or, à l’encontre de ces préjugés, il s’avère que l’on ne peut comparer des actes isolés effectués par tel ou tel policier et soldat, acte qu’il s’agit évidemment de vérifier et de sanctionner le cas échéant, mais que l’on ne peut attribuer à toute l’institution, alors que tous ces actes criminels sont prémédités, certes diffus, mais surfant surtout sur un nuage d’impunité suintant de tous les pores institutionnels stipulant à qui veut bien sentir que la Porte est définitivement ouverte…

Ainsi tout le monde peut venir, et que tout leur sera pardonné, dix vingt trente récidives peu importe, plus on est de fous plus l’on rigole dans la rigole du non sens; qu’il suffit donc de s’engouffrer dans Constantinople puisque la plupart des clercs discutaillent sur la longueur de la cuillère (A+, bientôt A-, l’Italie n’est-elle pas BBB-  who’s care ?) ce qui permet ainsi de continuer à souper avec cette diabolique dette servant à payer ces tueurs du quotidien, certes éparpillés, mais qui parfois se regroupent pour piller, tabasser (policier au repos jeunes couples de blancs respirant la non contrainte) alors que l’on ne peut comparer l’accident d’une balle de policier cassant un rodéo ou un refus d’obtempérer et cette diffusion préméditée, intentionnelle, de l’alter djihadisme perlant au quotidien, allant jusqu’à vouloir interdire des fêtes privées autour d’un cochon rôti…

Ce distinguo entre l’acte isolé plutôt issu d’un accident ou d’un surcroît de colère, néanmoins répréhensible, s’il y a lieu, et non pas seulement compréhensible, et l’acte partagé massivement tels ces pleutres se félicitant de l’acte ignoble abattant un opposant, doit être revendiqué, haut et fort, la peur doit changer de camp, il y a là une marge à élargir de telle sorte que l’on ne demande pas une minute de silence, on la prend, y compris jusqu’à l’incident de séance, il ne faut plus leur laisser la maîtrise des cadres symboliques et temporels, l’éthique n’est en plus pas de leur côté tant leur affairisme nihiliste se voit désormais au grand jour ou la grande rouerie des copains et des coquins s’opposant en surface, se congratulant en interne, après moi le déluge….

D’où la nécessité de les mettre dehors.


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