Déliquescence de la société française : témoignages…

Entre Clichy-sous-Bois et la cité des Bosquets, par exemple, vous ne voyez pas un seul contrôleur. Nous n’allons jamais plus loin que la nationale 3. Les jeunes le savent et ils nous narguent. La dernière fois que j’ai voulu en verbaliser un, il a forcé le passage et m’a balancé : » Tu te prends pour Ben Laden mais tu n’es qu’un harki ! Pourquoi tu ne viens pas nous contrôler chez nous dans la cité, espèce de harki ». Nous avons l’ordre de ne jamais bloquer quelqu’un qui refuse d’être contrôlé. J’ai un collègue qui a fait dix heures de garde à vue parce qu’un jeune qu’il avait retenu dans le bus avait porté plainte pour séquestration ». (Le Point, page 55, encart  » Pas de contrôles dans les cités »).

(Pour comprendre la logique des références employée par le voyou lire l’article de LSAO : Pourquoi les banlieues s’enflamment et les tensions s’accroissent ).


Lire également le dossier du Point : Ce que l’on n’ose pas dire

*

Le Figaro (extrait) :

«Une fille hurle en sortant du bus. C’est une véritable torche humaine. Son corps est en feu. Il brûle de la tête au pied. C’était terrible… J’avais l’impression qu’il y avait plus d’essence sur elle que dans le bus. Je dis à mon « collègue » de la recouvrir de sa veste. Je monte dans le bus. La conductrice a réussi à s’enfuir. Je m’empare de l’extincteur : il ne fonctionne pas. Il n’a ni goupille, ni manche. Aussi inutile qu’une décoration. S’il avait été en état de marche, on aurait sans doute évité le pire…»

«S’il n’y avait que les extincteurs qui ne marchaient pas ! tonne Roger Annunziata de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA). Mais non ! On peut aussi parler de la vidéo-surveillance : d’après la direction de la Régie des transports de Marseille (RTM), 200 caméras ont été installées dans les bus. En réalité, plus de la moitié sont des leurres. Des caméras factices ! Et les vraies ne filment que la météo ! De toute façon, les chiffres des actes délictueux sur nos lignes sont administrativement amputés de moitié. La réalité des chiffres de l’insécurité ne dit pas la vérité sur l’insécurité.»


«Nos stocks de vitres sont épuisés depuis le mois de septembre, renchérit un cadre syndical de la CGT.

L’intégral


Nim Myotis 17/2/2016

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