Parenthèse en Thaïlande

Je veux leur dire que j’effectuais ma troisième mission officielle en Thaïlande, plus précisément à Phuket dans le cadre d’un programme de coopération académique dont je suis l’animateur. C’était une mission spéciale. Elle m’a conduit à revenir sur les lieux du tsunami auquel j’ai miraculeusement échappé l’année dernière dans le cadre de ce même programme, alors que j’effectuais une visite de l’île de Koh Phi Phi qui a subit une véritable hécatombe. Il était nécessaire d’y retourner, de continuer à travailler et de maintenir les collaborations. J’ai pu ainsi évacuer des souvenirs enfouis malgré moi et poursuivre ainsi une coopération qui m’amène à découvrir un peu plus une Asie du sud-est en pleine effervescence.

Cette mission fut l’occasion de m’offrir une parenthèse, loin d’une France tourmentée par ces maux chroniques devenus de véritables rituels, mais qui ont pris une dimension nouvelle avec les violences urbaines. Elle fut l’occasion de me sortir de ce marasme ambiant que je retrouve avec appréhension à chacun de mes retours, et que les expatriés français perçoivent avec une certaine tristesse. Depuis une dizaine d’années que je parcours le monde, j’ai pu voir des pays émerger et se transformer en l’espace d’une génération, assistant impuissant à la descente aux enfers de mon pays qui ne parvient pas à se retrouver autour d’un minimum de consensus nécessaire pour mettre en œuvre les indispensables réformes.

Alors l’appel du large se fait plus pressant ; mais l’impression de fuite est désagréable. Elle dégage toujours un parfum d’amertume. Ce sont dans ces moments de parenthèse que l’on tente d’y voir plus clair alors que l’horizon s’embrume.

A suivre…

Jean-Louis Caccomo 4/1/2006

Discuss this articleDiscuss this article

Imprimer ce texte Imprimer ce texte

772 vues

Tous les articles de Jean-Louis Caccomo

Share/Save/Bookmark

Trackback

Posted in: Non classé

 

Comments are closed. Please check back later.