Les contre-vérités du Figaro sur le conflit israélo-arabe

Le dossier était à l’ordre du jour du sommet de la Ligue arabe, organisé à Riyad les 28 et 29 mars. Ayant constaté l’échec de la feuille de route (un plan de paix international datant de juillet 2002, fondé sur une recherche de solution par étapes, et parrainé par un Quartette composé des États-Unis, de la Russie, de l’Union européenne et de l’ONU), l’organisation panarabe a réitéré son propre plan de paix, qu’elle avait, à l’initiative de l’Arabie saoudite, adopté à l’unanimité à Beyrouth en mars 2002.

Ce plan prévoit le « retrait total » des territoires arabes occupés par Israël lors de la guerre des Six Jours de 1967 (Golan syrien, Cisjordanie, Gaza), une « solution juste » au problème des réfugiés palestiniens, conforme à la résolution 194 de l’ONU, et l’acceptation d’un État palestinien indépendant et souverain sur les territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie, avec Jérusalem-Est pour capitale.

En échange, la Ligue arabe promet un accord de paix avec Israël, assorti de relations diplomatiques et commerciales normales. Le gouvernement israélien, qui avait repoussé ce plan sans autre forme de procès en 2002, a accepté de le réexaminer, à condition qu’il ne constitue qu’une simple base à de futures négociations ».

Voilà une prémisse claire : l’Arabie saoudite et la ligue arabe ne changent pas d’un iota une proposition faite en 2002, qui n’avait pas été relevée par le gouvernement israélien de l’époque, piloté par Ariel Sharon.
Aujourd’hui, avec un gouvernement israélien affaibli par la défaite officieuse de la deuxième guerre du Liban, et la multiplication des révélations publiques d’affaires de corruption, Olmert et Livni ne savent plus quoi faire pour sauver les meubles de leur gouvernement en perdition.

 » Sur le fond, les obstacles à une résolution du conflit ne sont pas aussi insurmontables qu’on pourrait le croire à première vue. Israël a déjà accepté le principe de la constitution d’un État palestinien indépendant sur une partie de la Palestine mandataire (ancienne région ottomane placée sous autorité britannique par la Société des Nations à l’issue de la Première Guerre mondiale, et que l’ONU avait, en 1947, partagée en un État juif et un État arabe).

Reste le problème des frontières. Les pays arabes considèrent que leur proposition actuelle est suffisamment généreuse à l’égard d’Israël, dans la mesure où l’État palestinien projeté ne s’étendrait que sur 22 % du territoire de la Palestine mandataire. Le plan de partage de l’ONU de 1947 accordait aux Palestiniens un territoire représentant 42 % de la Palestine mandataire. Mais les États arabes ne le reconnurent pas et ils attaquèrent Israël le lendemain de sa déclaration d’indépendance, le 15 mai 1948, persuadés qu’ils allaient gagner la guerre rapidement et pouvoir ainsi se partager les dépouilles. La grande majorité des Palestiniens fuirent la nouvelle armée israélienne. Ils se réfugièrent au Liban, en Jordanie et dans la bande de Gaza, alors sous administration égyptienne. Israël en profita pour agrandir son territoire, derrière une Ligne verte (ligne de cessez-le-feu de 1949), englobant 78 % de la Palestine mandataire. Depuis la résolution 242 de l’ONU, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU juste après la guerre de 1967, cette Ligne verte constitue la « frontière internationalement reconnue » d’Israël « .

Faux : les 22 % de la « Palestine mandataire » qu’évoque Renaud Girard recouvrent le territoire constitué par l’Etat d’Israël, plus la Judée et la Samarie, et la bande de Gaza. Les 78 % restant étant constitués par la Transjordanie, devenue Jordanie par la volonté des Britanniques, qui la dévolurent au roi Abdallah, descendant de la dynastie régnante en Arabie, chassée par les Saoud.
Au cours de la guerre d’indépendance de 1948, les Jordaniens s’emparèrent d’une fraction de la « Palestine mandataire », rebaptisée « Cisjordanie », avec une partie de Jérusalem et les annexèrent. Pendant toute cette période de 1949 à 1967, Jérusalem ne revétut aucune valeur particulière pour les Arabes, puisque c’était pour eux une petite ville provinciale, moins importante que Ramallah.
Ils avaient d’ailleurs transformé les environs du Mur Occidental – abusivement appelé Mur des Lamentations – en dépôt d’immondices, et utilisé nombre de pierres tombales juives trouvées au Mont des Oliviers pour daller des routes ou en faire des vespasiennes.
Comme quoi le respect des cimétières chez les Musulmans peut être tout relatif.

La ligne verte : l’expression « internationalement reconnue » n’existe que dans l’imagination de M. Renaud Girard ou de ses correspondants du quai d’Orsay : la ligne verte résulte de la guerre d’agression que six pays arabes ont menée contre l’Etat naissant (Egypte, Syrie, Jordanie, Liban mais aussi plusieurs n’ayant aucune frontière avec l’Etat d’Israël : Irak, Arabie).
Les « frontières internationalement reconnues » ne le sont que quand un traité de paix en bonne et dûe forme est digné entre belligérants.
Ca a été le cas avec l’Egypte, qui a ainsi récupéré la péninsule du Sinaï, conquise pendant la guerre des 6 jours ; puis de la Jordanie.

 » Mais l’État hébreu lui-même n’a jamais dit jusqu’à présent quelles étaient ses frontières définitives. Aujourd’hui, il ne veut pas renoncer à trois grands blocs de colonies établies au-delà de la Ligne verte, en Cisjordanie, sur les territoires occupés en 1967. Cependant, en janvier 2001, aux négociations de Taba, le gouvernement israélien avait accepté le principe d’un échange de territoires sur la base d’un km² contre un km². Au sommet de Riyad, la Ligue arabe n’a pas exclu l’hypothèse de « légers aménagements territoriaux ».
En ce qui concerne le retour des réfugiés palestiniens, Israël ne veut pas en entendre parler, car cela remettrait en cause le caractère juif de l’État. Cet obstacle est lui aussi surmontable, dans la mesure où des compensations financières, assorties d’un simple droit au retour dans le futur État palestinien des réfugiés de 1948 et de leurs descendants, constituent une solution que Yasser Arafat avait lui-même officieusement acceptée ».

Dans ces conditions il faudra faire tous les comptes :

Les biens des 900.000 juifs chassés des pays arabes depuis la création d’Israël, alors que leurs ancêtres habitaient ces pays bien avant la conquête musulmane. Si l’on considère le fait que ces réfugiés juifs des pays arabes sont partis avec une valise en carton, et leur seul courage pour s’insérer dans leur pays d’accueil, le plus souvent Israël, mais aussi la France, le Canada, la Belgique…
On se prend à rêver aux sommes colossales englouties par un organisme – l’UNWRA -créé tout spécialement à l’intention des « réfugiés palestiniens » et qui en est à l’indemnisation de la 4ème génération de quelques 474.000 Arabes et de leurs descendants – qui ne se savaient pas encore Palestiniens avant qu’Arafat n’ait inventé ce Peuple.

C’est le premier et le seul exemple dans l’histoire du monde de « réfugiés » à transmission congénitale : c’est une affection autosomique dominante grave, qui se traduit par une langueur chronique, entrecoupée d’accès de violence clastique avec tendances suidaires altruistes, emportant dans l’au-delà le maximum de Juifs.
Cette affection a été inventée par l’ONU, et son éradication devrait passer par l’arrêt total des subventions de l’ONU, de l’Union Européenne, des USA, la dissolution de l’UNWRA, et un travail scientifique acharné pour trouver un subsitut au pétrole.
Le monde arabe retrouvera alors l’importance géopolitique qui est réellement la sienne.

 » Quant au partage de Jérusalem, il n’avait, lors des négociations israélo-palestiniennes de Taba, achoppé que sur la question d’une minuscule zone où s’enchevêtrent à la fois le lieu le plus saint du judaïsme (les restes du temple de Salomon) et le troisième lieu saint de l’islam (l’esplanade des Mosquées) « .

Là encore, si le Mont du Temple, que les Arabes désignent comme esplanade des Mosquées – confié avec bieveillance par les Israéliens à la garde du « WAQF », autorité religieuse musulmane, constitue bien le lieu le plus saint du Judaïsme, avec son vestige en contrebas, le « Mur Occidental », qui est le mur de soutènement de l’esplanade du Temple, Jérusalem, avant 1967 n’avait pas la moindre importance pour les Arabes. Ce n’est que pour les besoins de la propagande palestinienne, en utilisant la méthode Coué qui veut qu’en répétant 100 fois un mensonge, on finisse par en faire une vérité, qu’Arafat puis le monde arabe revendiquèrent Jérusalem comme troisième lieu saint de l’Islam, d’où se serait élancé Mahomet sur sa monture Burak, alors que cette légende se rapporte à la « mosquée lointaine », de localisation incertaine.

« Les obstacles de forme sont en réalité aujourd’hui beaucoup plus importants que les obstacles de fond. Les Israéliens refusent absolument de dialoguer avec le nouveau gouvernement d’union palestinien (édifié grâce à l’intermédiation saoudienne), tant que le Hamas, sa composante islamiste, n’aura pas officiellement accepté les trois préconditions posées par le Quartette : reconnaissance du droit d’Israël à exister, acceptation des accords israélo-palestiniens déjà signés, renonciation à la violence ».

M. Renaud Girard accepterait-il de « dialoguer » avec des ennemis voués à votre perte par tous les moyens, et qui n’ont même pas la décence de s’en cacher comme Mahmoud Abbas, persuadé que le temps joue en faveur des Palestiniens.
Pour les Israéliens, et même pour un gouvernement aussi discrédité que celui de Ehud Olmert, la réponse est logiquement négative
.

 » Les Américains se distinguent légèrement de leurs alliés israéliens en acceptant un dialogue « individuel » avec les ministres palestiniens modérés. La France va beaucoup plus loin, en prônant la reprise du dialogue européen avec le gouvernement palestinien ».

Cette phrase là est bien la seule profondément vraie de tout l’article de M. Renaud Girard. La « Politique arabe de la France », véritablement prostituée aux « accords euro-méditerranée » qui ont construit Eurabia depuis 35 ans : elle est la locomotive des affaires étrangères de l’Europe, prête à sacrifier notre culture, nos racines, nos alliés, Israël étant le moindre des sacrifices, sur l’autel du pétrole, des ventes d’armes, et des « petits arrangements entre amis corrompus ».

 » L’impasse israélo-palestinienne actuelle est fille de la méfiance. Comme en affaires, aucune négociation n’est possible sans un minimum de confiance. Le sommet de Riyad a eu le mérite de relancer un cadre concret. Mais il manque encore l’essentiel : le retour à une confiance israélo-palestinienne réciproque, telle que celle qui prévalait à Oslo, il y a déjà quatorze ans « .

La confiance qui s’était établie à Oslo en 1993 a été une duperie pour les Israéliens : ils croyaient avoir affaire à un terroriste assagi, devenu amateur de paix, cela s’était déjà vu dans l’histoire tourmentée. Arafat a pu reprendre pieds dans les « Territoires » sous son administration à Gaza et sur la rive gauche du Jourdain. De son propre aveu : « Nous avons tout eu, en échange de rien ». Le rêve d’un tyran arabe : « niquer » ses partenaires dans une négociation (pardonnez cette expression crue).
Cela s’est traduit en pratique par une augmentation sans précédent des attentats anti-israéliens, et des morts liés au terrorisme, de 1993 à 2001 suivie par une ascension encore plus grande lors de la 2ème intifada, planifiée dès avant septembre 2001.
Arafat n’a tenu aucun de ses engagements d’Oslo, et surtout pas l’arrêt de l’éducation de la haine et du mépris aux enfants palestiniens.
Pour finir, cet homme corrompu jusqu’à la moëlle, haïssant la vie, a fini la sienne riche des milliards détournés de l’aide internationale, laissant le Peuple palestinien qu’il avait inventé 40 ans auparavant dans un état de misère et de déréliction pire qu’avant son arrivée dans les « Territoires ».
C’est de cet homme qu’on a fait une « icône », comme en leur temps Staline, Mao, Che Guevarra.
C’est à cet assassin, honte sur nous pauvres Français non consentants, que Chirac a fait des funérailles nationales au lendemain de sa mort du SIDA, le 11 novembre 2004.
Au fait le SIDA, comment l’a-t-il attrapé ? La « Secruritate » roumaine avait filmé ses « parties carrées » avec ses gardes du corps germains…

Et vous voudriez qu’un « climat de confiance s’établisse avec les enragés du Hamas ?
Avez-vous un peu de sens commun M. Renaud Girard ?

Voilà M. Renaud Girard, ce que vous devriez savoir de « politiquement incorrect », pour écrire des articles sensés sur le conflit israélo-arabe.

Sentinelle 5769 3/4/2007

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