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La proportion entre civils et terroristes tués dans la Bande de Gaza

Une liste détaillée de la quasi totalité des personnes tuées lors des combats qui ont eu lieu dans la Bande de Gaza vient d’être publiée par l’armée israélienne après des vérifications exhaustives. On y voit que 800 morts répertoriés étaient des membres du Hamas et 300 des civils. Les vérifications continuent pour les morts dont l’identité n’a pas été établie à ce jour. A noter, toutefois que les responsables du Hamas, seule source jusqu’ici, source citée sans le moindre recul, avaient comptabilisé dans leur décompte les membres du Fatah assassinés par le Hamas….
Pendant l’Opération Cast Lead et au fur et à mesure que les chiffres donnés par le seul Hamas étaient brandis par la quasi majorité des médias, Resiliencetv.fr a souligné sans relâche dans uen série intitulée « désinformation » qu’il n’était ni professionnel ni crédible de ne se fier qu’à une seule et unique source, ici le Hamas, organisation terroriste, en l’occurrence, et coutumière des mensonges de propagande médiatique repris par le passé par ONU et médias – comme les désormais célèbres « photos à la bougie » qui prétendaient  montrer une soi-disant pénurie d’électricité qui aurait été causée par Israël  ou, le soi-disant « massacre de Jenine » démenti par la suite, y compris- par l’ONU- Mensonge éhonté – médiatiquement repris – comme le démontre magistralement le film de Pierre Rehov « La Route de Jénine ».

On attend désormais que les médias rétablissent aujourd’hui la vérité sur le nombre de morts civils avec la même vigueur qu’ils brandissaient des chiffres faux. Médias qui s’étaient enflammés, citant des chiffres non vérifiés, et s’enflammaient encore ces derniers temps, accusant Israël de « crimes, » voire de « crimes de guerre » en se basant sur un article du quotidien Haaretz, rapportant une réunion de militaires qui ne faisait état, en réalité, que de deux erreurs tragiques certes, mais commises au départ par des civils palestiniens, erreurs qui n’ont pas été confirmées d’ailleurs et font l’objet d’enquêtes.

Ces chiffres réels ont été donnés après une longue enquête par le général Yoav Galant, qui commande la région Sud. Il précisait que cette proportion dans des conditions de guérilla urbaine sont remarquables et que bien peu d’armées peuvent se targuer de faire aussi peu de victimes civiles dans de telles conditions. Il y a quelques jours le Chef d’Etat-Major israélien, Gabi Ashlkenazi, qui soulignait que s’il y a eu des dérapages de soldats israéliens lors de ces combats ceux-ci étaient restés très isolés, rappelait que des tracts avaient été déversés sur les zones que Tsahal allait attaquer, enjoignant les civils de fuir ces zones. Ce qui était tout à fait possible. Il y a également eu des appels téléphoniques que des Palestiniens ont rapporté d’ailleurs. Ou des appels par mégaphone. Le maximum avait été fait pour éloigner les civils des zones de combat.

Qui est un civil ? Il est évident que si l’on a pu voir des membres du Hamas en uniforme dans les premières images reçues depuis la Bande de Gaza – car images et commentaires passaient bel et bien, on le sait – tout uniforme a bien évidemment disparu par la suite. Ce qui a été l’une des difficultés de ces combats, couplée à l’utilisation avérée de boucliers humains civils par le Hamas.
De plus, la définition de ce qu’est un civil est floue en ce qui concerne les membres du Hamas ayant dressé les premières listes. En effet, dans le rapport israélien on souligne que pour les Palestiniens toute personne de moins de 18 ans est considérée comme étant un enfant. Alors que l’on sait pertinemment qu’un grand nombre de Palestiniens armés participent à combats ou attentats suicides dès l’âge de 15 ans, voire plus jeune. Et des enfants très jeunes sont utilisés pour des missions de renseignement. Les autorités israéliennes ont également noté que deux chefs notoires du Hamas, tués lors de l’Opération, figuraient dans cette liste palestinienne d’enfants. Les exemples de manipulations – ou d’erreurs ? – abondent….Et il suffit de bien lire l’article de Haaretz qui reprend un rapport d’une Académie privée israélienne. L’un des témoins cités anonymement explique que son unité a fraternisé avec une famille qui était restée dans un appartement qui aurait dû être évacuée. Ils ont bu le café ensemble, fumé ensemble, discuté ensemble. Le témoin raconte que cette famille palestinienne – des civils apparemment – se félicitait de l’Opération Cast Lead. Or, ils se sont aperçus plus tard que deux membres de cette famille étaient en réalité des membres avérés du Hamas…

Mentez, mentez, disait Goebbels, il en restera toujours quelque chose…surtout si ces mensonges vont dans le sens présupposé de médias épousant sans le moindre sens critique la cause du menteur…

Hélène Keller-Lind 25/3/2009

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