Épouvantables impressions après un démocide

Témoignages divers qui ne peuvent vous laissez insensibles si vous appartenez à la race humaine. Notamment celui d’une femme, blessée elle même, s’étant aperçu de la présence du terroriste, ayant averti les vigiles et n’ayant pu arrivé à temps pour lui retirer sa main du sac qu’il tenait fermement contre lui. Leçon de courage ou d’inconscience ?

Celui d’un homme âgé qui, après l’explosion, n’a pensé qu’à retrouver sa femme saine et sauve, malgré ses blessures légères. Ce qui fut le cas.

Ou d’autres encore vous faisant prendre conscience de votre impuissance à arrêtez ces démocides.

Comme un zombi, vous entendez les commentaires des personnes autorisées, vous regardez les images de sacs blancs étalés sur le trottoir et vous concevez que le drame est là. Chaque sac représentant un monde écroulé et un paquet de larmes qui coulent ou qui vont couler. Un sac de douleurs, de peines inqualifiables. Et un nombre de vies, sinon écroulées, réduites au strict minimum pour une période assez longue.

Vous émergez de ce drame en direct avec une impression de haine, et vous n’avez qu’une envie, celle de qualifier cette bête inhumaine de tous les noms d’oiseaux inimaginables et inventés pour l’occasion.

Ensuite, vous tentez de reprendre le cours de la vie et répondez au téléphone qui ne cesse de sonner. Tant bien que mal vous rassurez ceux qui s’inquiètent de votre santé en tentant d’escamoter vos émotions étranges et contradictoires qui s’amplifient lorsque vous allez chercher vos enfants à l’école. C’est alors que votre fille aînée vous dis : « papa, je t’ai appelé ce matin à la maison car je me suis inquiété pour toi ».

C’est là, à la découverte de son angoisse, que l’envie de pleurer vous saisit. Vous noue la gorge. Vous empêche de parler et vous incite à saisir votre enfant, vos enfants très fort dans vos bras. Comme pour vous prouver que vous êtes vivants et heureux de l’être.

Après vous êtes ressaisi, vous recherchez anxieusement dans la liste de noms des tués si le nom de proches et de connaissances s’y trouvent, dans l’espoir sordide de n’en trouver aucun et que ces noms appartiennent à d’autres.

A d’autres !!! C’est à ce moment que les remords vous saisissent car vous vous rendez compte que ces « autres » appartiennent au peuple juif, votre peuple.

Autrement dit, ma famille.

5 décembre 2005

Victor PEREZ ©

Victor Perez 9/6/2007

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