28 janvier 2023
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Les Américains en forme, toujours.

La concurrence, l’absence de protection contre le licenciement ne permettent pas de fainéanter ; mais les Américains ne travaillent pas que sous la menace , ils aiment ça , ils sont enthousiastes. Cela s’appelle l’éthique du travail mais c’est pour beaucoup une passion. Pour l’argent certes, comme partout mais aussi parce que l’on se réalise dans son travail plus qu’en Europe.

Les plus enthousiastes , ou les plus contraints , sont les derniers arrivés : si la ville ne ferme jamais , si les pizzas sont livrées à trois heures du matin , c’est grâce aux mexicains , aux chinois , aux indiens . Quel peuple ne figure pas ici ?

Ces immigrés ne doutent pas un instant qu’ils deviendront américains par le travail . Si les Américains « de souche » acceptent ces nouveaux-venus sans réticence , c’est parce qu’ils les voient travailler , dur. Pas de racisme ni même de méfiance entre les anciens et les nouveaux : tout immigré est a priori considéré comme venant travailler , pas pour profiter du système ni menacer l’Amérique. Nous, européens , nous sursautons parfois quand dans New York nous montons dans un taxi dont le chauffeur barbu ressemble plus à Ben Laden qu’à notre voisin de palier ; mais les Américains , bien qu’en guerre , ne se livrent pas à la chasse au faciès. Le réflexe conditionné est ici démocratique , pas xénophobe.

Certes, il se trouve bien à New York une gauche caviar pour vanter le modèle européen, plus social, plus paisible et se plaindre de ce que George W. Bush assassine les libertés ; mais ceux-le sont très fortunés, sans influence et n’ont d’audience qu’en Europe, pas aux Etats-Unis. Cette gauche-caviar ne va pas à la messe, ce qui achève de la marginaliser ; car, en principe, tout le monde va à la messe. Quel que soit votre culte, il convient d’en avoir un ; la religion est constitutive de l’identité américaine autant que de soutenir l’équipe de base-ball locale.

Le travail, l’égalité, et Dieu : des clichés de l’Amérique éternelle ? Oui, les principes fondateurs du melting pot restent immuables, mixant des peuples toujours plus divers, moins blancs, moins européens, de plus en plus américains et toujours en forme. N’essayons pas de les rattraper si d’aventure le désir nous en prenait, ils sont ailleurs.

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