6 février 2023
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Nouvel appel solennel lancé par le Conseil National de la Résistance Iranienne

Ce nouvel avertissement a été lancé par Maryam Radjavi, la Présidente du Conseil National de la Résistance Iranienne, au Conseil de l’Europe à Strasbourg le 10 avril devant une salle comble où siégeaient des parlementaires et des personnalités locales invitées par Jean Kahn, Président du Consistoire central et Président d’Honneur de la Commission Consultative des Droits de l’Homme. Elle y avait été invitée par le groupe libéral, à l’initiative de Lord Russel-Johnston, ancien Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil, aujourd’hui vice-Président de la Commission de la Défense de l’Union européenne.

Maryam Radjavi rappelait « qu’il y a une dizaine de jours le Conseil de Sécurité de l’ONU a demandé à l’unanimité au régime iranien de suspendre l’enrichissement de l’uranium, » entrepris en dépit de mises en garde répétées, on le sait. « Les mollahs continuent à défier la communauté internationale et rejettent ces demandes, » soulignait-elle, ajoutant que « les armes nucléaires sont un outil efficace pour exporter le fondamentalisme et le terrorisme islamiques. »
Et elle lançait cet avertissement : « il faut agir rapidement, il ne reste plus beaucoup de temps. » Ce que confirmait le lendemain de son intervention Mahmoud Ahmadinejad en annonçant en grande pompe à la télévision iranienne que l’Iran des mollahs était parvenue à enrichir de l’uranium, marquant ainsi une étape décisive dans la recherche nucléaire. A des fins pacifiques, ajoutait-il. Ce dont doute fortement aujourd’hui le monde occidental, à commencer par l’Agence Internationale à l’Energie Atomique. Notamment depuis que l’AIEA a pu vérifier les révélations faites par le Conseil National de la Résistance Iranienne voici 3 ans. Révélations qui démontraient que comme le rappelait aussi Maryam Radjavi, « les mollahs avaient trompé la communauté internationale à propos de leur programme nucléaire pendant 18 ans avant que le CNRI expose leurs mensonges. »

Force est de constater que, en effet, continuer, comme jusqu’ici à « faire des concessions aux mollahs, augmente la possibilité d’une guerre… » Les rumeurs vont bon train à cet égard et divers média évoquent, entre autres, la possibilité de frappes américaines ou anglo-américaines sur des sites nucléaires iraniens répertoriés. Rumeurs démenties. Quant à Dan Halutz, le chef d’état-major israélien, au lendemain de la nouvelle déclaration iranienne, il affirme « qu’il ne faut pas chercher de réponses israéliennes, ni les suggérer, » ajoutant qu’un Iran nucléarisé « n’est pas qu’un danger pour Israël, mais pour le monde libre et démocratique tout entier. » A cet égard, le discours du Président iranien du 26 octobre dernier – confirmé par mainte déclaration de ce régime- est tout à fait clair sur ce point car Israël, menacé d’être « rayé de la carte, » y est décrit comme n’étant, finalement, que « la tête de pont des Infidèles dans leur guerre séculaire contre l’Islam. »

Maryam Radjavi, pour sa part, en appelle à une voie autre que celle « des mollahs dotés de l’arme nucléaire ou celle d’une guerre. » A savoir « un changement démocratique réalisé par le peuple iranien et leur résistance organisée. » Ce qui, selon elle, est possible. Elle en veut pour preuve « les quelque 4.000 manifestations de ces dernières années, » en dépit des dangers qu’il y a à défier le pouvoir en place. Car, à ce jour, « 120.000 Iraniens ont été exécutés par le régime. » Elle se dit convaincue que la vaste majorité de la population iranienne est prête à se soulever « pour renverser ce régime, » largement condamné par les instances internationales pour ses violations des Droits de l’Homme et qui, de surcroît, maintient la population dans « un état de déliquescence économique. » Elle demande donc à la communauté internationale d’aider le CNRI dans ce sens.

En commençant par retirer l’un de ses membres, les Mojahidins du Peuple, (dont Maryam Radjavi fait partie), de la liste des organisations terroristes, une inscription qui, dit-elle, a été l’une des concessions faites par l’Occident au régime iranien. « Ce qu’a reconnu récemment Jack Straw, ministre des Affaires étrangères britannique. » Une demande appuyée par « cinq cent juristes de premier plan et plus de mille parlementaires en Europe » et un grand nombre d’élus aux Etats-Unis également.

Pourtant, en dépit de ce soutien, nombreux sont ceux qui continuent à affirmer que les Mojahidins ne seraient guère fréquentables.
Maryam Radjavi détailla par ailleurs dans l’enceinte européenne le programme du CNRI, programme démocratique, avec une séparation de la religion et de l’Etat, des droits pleins et entier pour tous et un Iran dénucléarisé.

Autre aspect du dossier iranien aujourd’hui : la visite que doit rendre le chef de l’AIEA, Mohamed El Baradaï à Mahmoud Ahmadinejad. A ce propos Judith Apter Klinghoffer, professeur associé à l’université américaine de Rutgers, parle de « déjà vu » et met en parallèle cette visite annoncée et la visite du Secrétaire général de l’ONU U Thant dans l’Egypte de Nasser en mai 1967. Même si, dit-elle, « l’histoire se répète rarement. » Mêmes postures militaires des deux chefs d’état, mêmes défis lancés aux Nations unies, mêmes menaces proférées contre Israël, alors que « comme aujourd’hui la cible réelle est les Etats-Unis et le leadership dans la région. » Mêmes difficultés également de l’administration américaine embourbée dans un combat impopulaire, même division de l’Occident – la Chine et la Russie traînent les pieds cette fois-, même attitude passéiste de l’ONU, avec un Conseil de Sécurité qui, cette fois, s’est borné à demander au régime iranien de cesser ses activités nucléaires sans faire planer l’éventualité d’une seule sanction. Avec un U Thant qui maintint sa visite au Caire alors que Nasser déclarait fermer le détroit de Tiran et aujourd’hui un El Baradaï qui se rend pour une visite qui semble bien illusoire à Téhéran alors que Ahmadinejad annonce une nouvelle étape décisive dans la nucléarisation du régime des mollahs.

Et, rappel de Judith Apter Klinghoffer : la Guerre des Six Jours qui découla de ces atermoiements et compromissions fut connue comme « la guerre U Thant. » Alors, conclue-t-elle, El Baradaï saura-t-il utiliser le Prix Nobel qui lui a été attribué pour faire preuve de fermeté ? http://hnn.us/blogs/entries/23868.html
Cela fait des lustres que le CNRI met en garde l’Occident contre le régime des mollahs. Avec un ensemble de preuves irréfutables apportées il y a trois ans déjà. Temps mis à profit, on le constate, par le régime de Téhéran…

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