6 février 2023
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Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies sera-t-il une bouffonerie comme l’était la défunte Commission du même nom ?

Un Conseil qui remplace une Commission discréditée par un fonctionnement qui blanchissait systématiquement les Etats scélérats mais s’acharnaient régulièrement sur Israël, transformé en bouc émissaire chargé de tous les pêchés. Jusqu’à la caricature et sa dissolution.

Or, le choix des candidats choisis pour pourvoir les 47 sièges du Conseil doit se faire le 9 mai, lors d’un vote particulièrement important. Soixante-huit Etats se sont portés candidats. Mais UN Watch en récuse 28. Et ceci de manière tout à fait fondée, argumentée. La candidature de onze autres de ces Etats ne serait acceptable qu’à condition que ceux-ci s’engagent à améliorer la manière dont ils votent sur des sujets ayant trait au respect des Droits de l’Homme. Seuls 29 Etats sont dignes de faire partie de ce Conseil, en l’état actuel des choses.

Pour arriver à ses conclusions UN Watch a utilisé une méthodologie rigoureuse et pris en compte un ensemble de raisons dûment motivées. A savoir trois facteurs : la manière dont est vu le pays candidat par l’organisation Freedom House, qui évalue les droits politiques et civiques des pays, leur classement par reporters Sans Frontières et enfin la manière dont ont voté ces pays lorsqu’étaient examinés les violations des Droits de l’Homme dans huit pays où ces violations sont particulièrement graves. Parmi ceux-ci la Biélorussie, le Congo, l’Iran ou la Corée du Nord.

C’est ainsi que Un Watch récuse absolument les candidatures de la Chine, l’Arabie Saoudite, la Fédération russe, l’Iran et Cuba. Puis celles de pays comme l’Algérie, Djibouti, le Kenya, le Maroc, la Tunisie, le Nigeria, le Liban ou le Pakistan.

Parmi ceux dont la candidature pourrait être acceptable s’ils s’engageaient à voter de manière rigoureuse sur ces questions on trouve le Ghana, l’Afrique du Sud, le Mali ou la Jordanie.

Si des pays qui violent les Droits de l’Homme ou choisissent de fermer les yeux sur des violations commises dans d’autres pays sont élus à ce Conseil, celui-ci n’aura pas plus de crédibilité que la Commission qui l’a précédé et ses résolutions n’auront aucune valeur réelle et ne pourront faire progresser la situation des Droits de l’Homme dans le monde. Mais il conservera, comme son prédécesseur, un pouvoir de nuisance des plus néfastes.

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