24 septembre 2020
Non classé

UN DESHONNEUR DE PLUS…

La brûlante affaire (d’Etat) de la Sogerma lui donne ainsi l’occasion de se rattraper en analysant à sa façon, le jeudi 25 mai, la manière dont l’Etat français gère le dossier avec Noël Forgeard et Arnaud Lagardère pour EADS.

“Je me réjouis que la mobilisation générale de tous les responsables contre la fermeture du site de la Sogerma à Mérignac commence à porter ses fruits (…). Tout le monde s’y est mis y compris le Premier ministre qui est venu sur place”.

L’Ecole nationale d’administration (ENA) a été fondée, à la Libération, sur la nécessité de former des hauts fonctionnaires d’Etat pour servir la France; après soixante ans de bons et déloyaux services, c’est la France tout entière qui, désormais, est au service forcé de l’énarchie.

Aussi, juge l’énarque Alain Juppé : “La mondialisation a parfois bon dos. Elle ne doit pas être l’alibi du renoncement. Nos amis canadiens nous montrent que le volontarisme économique garde tout son sens : (…) ils ont attribué le marché (du métro de Montréal) à une entreprise canadienne, sans s’embarrasser d’un appel d’offres qui aurait pu donner sa chance à un concurrent français, Alstom”.

Objection votre honneur à peine valable puisque, si charbonnier est maître chez lui, il ne pourra guère continuer à l’être bien longtemps avec 237 millions € de pertes en 2005 et 339 millions € de dettes, à l’instar de la Sogerma !

Si la mondialisation a si bon dos, alors l’Etat va-t-il rapatrier les activités de maintenance de la Sogerma cédées au Portugal qui, de son côté, honore parfaitement et à moindre coût son contrat ? De la part des étatistes français, qui en sont tout à fait capables, ce serait un déshonneur de plus à leur actif.

Librement !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


%d blogueurs aiment cette page :