29 octobre 2020
Non classé

Le Figaro est devenu un journal anti-israélien

Nous connaissions aussi les éditoriaux encyclopédiques impressionnants de l’historien Alexandre Adler, proche de Chirac, qui fait tout de même des pronostics systématiquement démentis par la réalité, ou tout simplement délirants (cf le plus récent sur le Hamas).

Nous connaissons aussi Ivan Rioufol, dont la sagesse et la pertinence nous émerveillent semaine après semaine.
De même nous connaissons la lucidité d’un Alain Gérard Slama, digne prétendant à la succession d’un Raymond Aron.

Mais nous n’avions encore jamais lu dans le Figaro la mention d’un jeune israélien de 18 ans, kidnappé alors qu’il faisait de l’auto-stop, décrit comme “un colon”, pour le déshumaniser selon l’alchimie journalistique en cours sous nos contrées civilisées.

Il fait que cela cesse, et tout de suite.
Ce jeune soi-disant “colon” de 18 ans, s’appelle Elyahou Ochri. Il habite avec sa famille à Itamar en Samarie, et est menacé de mort par les barbares palestiniens. Et dans notre presse nationale, le Figaro entre dans cette danse macabre.

Observez la photo (ci-dessus) de ce “colon” de 17 ans, jamais nommé dans l’article pour le déshumaniser encore, accompagnée de celle de Guilad shalit, le jeune soldat de Tsahal enlevé dimanche matin. Précisons que Guilad Shalit possède la double nationalité française et israélienne.

Depuis le début de la deuxième intifada, deux journaux français, d’envergure nationale, “le Monde” et “Libération” se sont particulièrement distingués dans la désinformation et la “Novlangue” imposée par leur mère nourriciére, je veux parler de l’AFP.

Nous avions, en ces temps difficiles, appelé à critiquer, puis à abandonner ou à nous désabonner de ces organes de propagande du Quai d’Orsay.
Restons modestes : les Français dans leur ensemble ne sont pas des imbéciles. Ils sentent quand on les trompe.
Et puis les sources d’informations sont multiples et les ressources de l’Internet deviennent illimitées.

C‘est pourquoi le lectorat du “Monde” et de “Libération” ont fondu comme neige au soleil.

Edwy Plenel, l’ex directeur de la rédaction du “Monde” (en URSS, on l’aurait appelé “commissaire politique”) a été remercié pour que Jean-Marie Colombani, directeur général du journal de formation jésuitique, et Alain Minc, président du conseil de surveillance, essayiste bobo et énarque pas doué dans les affaires, sauvent leur fauteuil. On a “recapitalisé” le “Monde” : en vain.

Récemment, c’est le Journal “Libération” qui a dû fait l’aveu de sa gestion calamiteuse, et du départ annoncé de son directeur général et fondateur, Serge July.

Je ne parle pas ici des “Marianne” et autres “Humanité”, “Nouvel Obs” et “Témoignage chrétien” qui se sont distingués depuis plus longtemps encore dans l’abjection.

C‘est avec regret que je vous annonce l’état de décomposition du dernier grand quotidien français du matin, autrefois classé à droite, devenu pluraliste depuis, mais qui a perdu toute crédibilité depuis que ses journalistes ont pour consigne de ne même pas corriger les dépêches de l’AFP, et de les insérer telles quelles dans leurs colonnes : pourquoi alors acheter le journal ?

Non, décidément la presse française va mal.
Aussi mal que les Izvestia et la Pravda (le “Vérité” en russe) du temps de la glorieuse Union soviétique de Staline.

La grande différence entre Russes et Français, c’est que les Russes eux, savaient qu’on les trompait.
Les français commencent à s’en douter.

La presse écrite et audiovisuelle n’est pas crédible pour une bonne fraction des Français : ne désespérons pas.
On a voulu nous vendre de force l’approbation du “traité constitutionnel européen”, il n’est pas passé.

L’image des Israéliens chez les Français se renforce, passant de 19 % d’opinions favorables en 2003, au plus fort de l’intifada, à 38 % aujourd’hui, un an après l’évacuation de Gaza.
L’image des Palestiniens va exactement en sens inverse, ramenée à 18 % d’opinions favorables, malgré un appareil de propagande intensive, relayé par la classe politique française, et presque tous nos médias, qui portent une lourde responsabilité dans l’importation de l’antisémitisme d’origine arabo-musulmane dans nos “banlieues difficiles”.

Le réveil de nos “zélites” sera dur.

Documents :

Soldat enlevé : les blindés israéliens en mouvement, un pont bombardé


in lefigaro.fr (avec AFP, Reuters, AP)

27 juin 2006, (Rubrique International)

http://www.lefigaro.fr/international/20060627.WWW000000312_soldat_enleve_situation_bloquee_entre_israel_et_palestine.html#

Un avion israélien a tiré un missile mardi soir sur un pont du centre de la bande de Gaza et des blindés étaient en mouvement à proximité immédiate du territoire palestinien, alors la médiation entreprise par l’Egypte et la France pour libérer pacifiquement le soldat enlevé dimanche a échoué.

L’Etat hébreu aurait-il mis ses menaces à exécution contre les Territoires palestiniens ? Cela y ressemblait bien mardi soir. L’aviation israélienne a en effet attaqué un pont dans le centre de la bande de Gaza, situé sur l’une des principales routes reliant le nord et le sud du territoire palestinien. Des appareils ont tiré des missiles contre ce pont et sur une autre cible routière dans le secteur sans faire de blessé, selon les sources sécuritaires.

Parallèlement, les forces de sécurité palestiniennes faisaient état de mouvements de chars israéliens près de la frontière, mais l’armée israélienne indiquait que les chars n’avaient pas encore franchi la frontière. Ces premiers mouvements ravivaient le spectre d’une opération militaire, comme l’avait menacé Ehoud Olmert après l’enlèvement d’un soldat par des activistes palestiniens. ” Israël est prêt pour une offensive de longue haleine contre les organisations terroristes. Nous ne cèderons pas face aux terroristes et aucun terroriste ne sera à l’abri”, a averti a nouveau le premier ministre.

Bulldozers, drones et transports de troupes blindés

Plusieurs dizaines de chars Merkava, des bulldozers et des transports de troupes blindés ainsi que des renforts d’infanterie ont été déployés dans le secteur du kibboutz de Nahal Oz, au sud de la bande de Gaza. Des unités blindées certaines tous phares allumés, roulaient à quelques mètres de la frontière dans ce secteur. Par ailleurs, un Palestinien a été blessé par un tir de char, dans le sud de ce territoire. En outre, des avions, des hélicoptères d’assaut et des drones multipliaient les survols de la bande de Gaza où les groupes armés palestiniens se préparaient à faire face, d’après les témoins.

Le compte à rebours avait été lancé lundi, deux jours après l’enlèvement d’un jeune soldat israélien par des activistes palestiniens, qui ont tué deux de ses camarades lors d’une incursion sur le territoire de l’Etat hébreu. Revendiqué par les Comités de résistance populaire, mouvance pluraliste qui comprend laïcs et islamistes, l’enlèvement semble avoir bénéficié de la complicité, active ou passive, des Brigades Ezzedine al-Qassam, le bras armé du Hamas au pouvoir dans les Territoires palestiniens.

Selon les renseignements militaires israéliens, l’opération d’enlèvement aurait été planifiée pendant deux mois. Ils affirment également qu’ils savent désormais où se trouve Guilad Shalit, le tankiste enlevé.

Un second enlèvement probable


M
ardi vers midi, on apprenait que les soupçons concernant l’enlèvement d’un second israélien, un colon, se confirmaient. Cet enlèvement avait été revendiqué lundi par les Comités de résistance populaire, mais démenti par Israël. Selon la radio israélienne, la famille d’un colon de Cisjordanie n’arrive pas à le contacter depuis lundi soir. L’homme faisait de l’auto-stop pour rentrer chez lui. La police prend désormais ” très sérieusement ” en compte la revendication des Comités. D’après la télévision israélienne, l’otage serait séquestré à Ramallah, au nord de Jérusalem.

Les Comités de résistance populaire ont réitéré mardi midi leurs revendications : la libération des femmes et enfants prisonniers d’Israël en échange de la restitution de Guilad Shalit. Une revendication à laquelle Israël refuse d’accéder.

“Enlever la moitié du gouvernement palestinien”

L’armée israélienne a massé plusieurs dizaines de chars et 5.000 hommes de troupe aux frontières de la bande de Gaza, et n’attend plus qu’un ordre d’Ehoud Olmert pour lancer une opération terrestre qui sera, selon les termes employés lundi soir par le premier ministre israélien, “complète, tranchante et intense”. De l’autre côté de la frontière, les palestiniens entassent de la terre pour tenter de barrer les routes. L’Egypte a massé un millier de policiers le long de sa frontière avec la bande de Gaza.

Il faudra encore quelques heures, peut-être même une journée pour que le dispositif israélien soit entièrement déployé. Mais déjà, certaines voix se font entendre dans l’Etat Hébreu pour déclencher les hostilités. “Si on commence avec les enlèvements, Israël n’aura aucun problème pour pénétrer dans la bande de Gaza et enlever la moitié du gouvernement palestinien”, a lancé à la radio le ministre des Infrastructures, Binyamin Ben Eliezer.

Il envisage même une vague d’assassinats ciblés contre des responsables Hamas, y compris le chef suprême du mouvement, Khalid Meshaal, qui vit en exil à Damas (Syrie). ” Ils faut qu’ils comprennent que personne n’est à l’abri “, explique Ben Eliezer. Un avis conforté mardi matin par une déclaration de l’ambassadeur américain en Israël, Richard Jones : “Le problème se trouve à Damas, et je pense que c’est là que doit se concentrer l’attention du monde”, a-t-il estimé. Cette déclaration fait suite aux affirmations du quotidien israélien Haaretz, qui estime c’est Meshaal lui-même qui empêche la libération de l’otage.

“Négocier avec le Hamas”


Alors que les branches armées du Hamas patrouillent dans les rues de Palestine, le gouvernement d’Ismaïl Haniyeh souffle le chaud et le froid sur le sort de l’otage israélien. Ghazi Hamad, le porte-parole du gouvernement, a déclaré mardi sur la radio militaire israélienne ressentir la même chose que les parents du soldat enlevé. ” Je suis un être humain et je ressens ce que ressentent sa mère et son père et je sais ce que c’est que d’être prisonnier “, a lâché en hébreu cet homme qui a passé cinq ans dans les prisons israéliennes. ” Vous voulez protéger ce soldat, nous aussi (…) Nous ne voulons pas d’un bain de sang, ici ou là-bas “, a précisé Hamad.

Mais au même moment, un député Hamas, Yehieh Moussa, déclarait sur un site Internet que les responsables israéliens allaient finir par ” céder ” et libérer les femmes et enfants palestiniens détenus en Israël. Sous-entendu : il ne faut pas libérer le caporal Shalit maintenant.

Lundi, Ehoud Olmert avait annoncé que son gouvernement ne négocierait aucun échange de prisonnier. Mardi matin, des voix s’élèvent, dans l’opposition israélienne, pour entamer des discussions avec les palestiniens. ” Il faut négocier y compris avec le Hamas “, a lancé à la radio le député d’opposition Ran Cohen.

Pendant que les deux camps semblent s’observer en chiens de faïence, les réseaux diplomatiques s’agitent pour tenter de dénouer pacifiquement l’une des plus graves crises israélo-palestiniennes de ces dernières années. Dans la nuit de lundi à mardi, Condoleezza Rice a demandé à Israël de ” laisser une dernière chance à la diplomatie ” avant d’intervenir militairement. “Il y a un effort international concerté pour obtenir la libération du soldat israélien”, plaide la Secrétaire d’Etat américaine. Mardi midi, le Haut représentant de la diplomatie européenne, Javier Solana, appelle à son tour le gouvernement israélien à privilégier une solution politique, plutôt que militaire.

Un avion israélien a tiré un missile mardi soir sur un pont du centre de la bande de Gaza et des blindés étaient en mouvement à proximité immédiate du territoire palestinien, alors la médiation entreprise par l’Egypte et la France pour libérer pacifiquement le soldat enlevé dimanche a échoué.

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