3 février 2023
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Y’a-t-il une guerre civile en Irak ? (Suivi de “Victoires en Irak”)

Cependant, la confrontation de deux acteurs affaiblis (l’insurrection d’un côté, le gouvernement de l’autre) écarte l’hypothèse d’une victoire décisive à court terme. Cette configuration devrait au contraire entretenir à moyen terme une violence de basse intensité synonyme d’agonie active du mouvement insurgé, soubresaut d’autant plus intense que l’environnement insurrectionnel est darwinien, autrement dit que les réseaux survivants sont les plus résilients”.

b) A propos des violences interconfessionnelles : la situation actuelle n’est pas une guerre civile

“Les positionnements des communautés évoluent jusqu’à connaître des revirements, tant sur la question de l’organisation de l’État irakien que sur celle de la présence des troupes de la Force multinationale. D’une part, la revendication de la communauté kurde sunnite glisse du fédéralisme à l’unitarisme, formule qui permet d’optimiser la sécurisation de ses gains post-baasistes. À l’inverse, la revendication de la communauté arabe sunnite glisse de l’unitarisme au fédéralisme, formule qui représente un moindre mal : la fédéralisation de l’Irak le long des clivages ethno-confessionnels plutôt qu’un État unitaire dont le système politique serait dominé par les décideurs arabes chiites de la capitale largement influencés par Moqtada al-Sadr. Formations politiques sunnites et Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak sont ainsi des alliés de circonstance contre la fédéralisation. D’autre part, la communauté arabe sunnite tend à approuver la présence des troupes de la Coalition après l’avoir réprouvée, tandis que la communauté arabe chiite tend à la réprouver après l’avoir approuvée. Or, ces chassés-croisés des paradigmes communautaires signifient que les objectifs poursuivis ne sont ni figés ni incompatibles entre eux. Ils laissent entrevoir l’opportunité de forger un dénominateur commun à l’intersection des intérêts de chacun. Contre-intuitivement, cette diversité ethno-confessionnelle irakienne resterait donc un frein plus qu’un catalyseur à la dégénérescence du conflit identitaire tant qu’elle ne serait pas réduite « à un seul affrontement entre deux groupes homogènes » et que l’État conserverait une légitimité nationale.”

Pour le lire en ligne

Victoires en Irak

La coalition multinationale emmenée par les Etats-Unis et le gouvernement irakien annoncent les captures suivantes:

* Ramadan Muhammad Salih Ahmad “émir” d’Al Quaida, fondateur du principal mouvement attaché à Al Quaeda en Irak.

* Taha Ahmad Pir-Dawud Ahmad, “émir” suprême d’Ansar Al Sunna et chef associé à Al Quaeda.

* ‘Adnan ‘Abdallah ‘Alaywi Muhammad, assistant personnel de Ahmad, membres important d’Al Quaeda

*-Hatim Abd-al-Ghafar Muslim Muhammad, chef d’Al Quaeda pour les régions d’Al Qa’im et de l’Ouest d’Al-Ambar

* ‘Abd-al-Basit ‘Abd-al-Razzaq Hasan ‘Ali, chef d’Al Quaeda pour la ville de Tikrit.

* ‘Ali Hasayn ‘Ali “Abdallah, chef d’Al Quaeda pour la ville de Baqubah.

* Amjad ‘Abd-al-Sattar Muhammad ‘Ali, chef d’Al Quaeda pour la ville de Ramadi et l’Est d’Al-Ambar.

* Sa’id Jasim Muhammad Khudayyir al-Jadid, chef d’Al Quaeda pour la ville de Bayji.

* Husayn Khudayyir ‘Abbas Majid, chef d’Al Quaeda pour la ville de Bazayiz.

* Salih Khudayyir Salman Jadi, chef d’Al Quaeda pour la ville de Fallujah.

Lire le rapport officiel de la Coalition et du gouvernement démocratique irakien

Pour voir les belles têtes de vainqueurs des nouveaux locataires des prisons irakiennes, cliquez ici (fichier pdf – mais ne sont-ils pas mignons ?)

On apprend aussi sur le site de la Coalition que le chef d’Al Quaeda Umar Faruq, qui a planifié les attentats de Bali en octobre 2002, a été tué le 25 septembre 2006 par les Britanniques à Bassora.

Ne cherchez pas d’échos de ces extraordinaires nouvelles dans vos journaux et télévisions, cela ne figurera nulle part.


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