2 février 2023
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Le « Vivement dimanche » de Bernadette Chirac

Francophonie

« Soutien à la francophonie, » disait Madame Chirac. Certes, mais alors, pourquoi Israël, pays où vivent un million de francophones, ne fait-il toujours pas partie de cette francophonie ? Ce que réclamait encore une fois le Président du CRIF, Roger Cukierman, lors du dernier dîner du CRIF. Dominique de Villepin rappelait d’ailleurs qu’il avait signé la pétition dans ce sens.
Sans beaucoup d’effet. Blocage libanais nous disait-on. Mais alors pourquoi Jacques Chirac n’a-t-il jamais obtenu un changement d’attitude de la part de Rafik Hariri, l’ancien Premier ministre libanais assassiné et dont il était un si grand ami…..

Dialogue des Cultures. Oui, mais lesquelles ?

En début d’émission, on a pu assister à une visite du musée de Sarran, bourgade corrézienne de 300 habitants, consacré aux cadeaux reçus par le Président Jacques Chirac et qui expose en permanence 150 cadeaux reçus par celui-ci et son épouse. Le reste, quelque 5.000, dont 2.000 livres étant entreposés dans ses réserves. Musée qui avait coûté quelques 100 millions d’Euros dans un premier temps, puis un déficit annuel de 4 millions d’Euros, selon un article d’un journal local socialiste « A boulets roses » paru fin 2004.

Ce musée consacre « le dialogue des cultures, » expliquait la Première Dame de France. En effet, mais, avant tout, dialogue des couches très favorisées. Et dialogue entre quels pays ? Difficile à dire, l’index n’étant pas encore disponible sur le site du musée. Mais le choix des objets présentés par Bernadette Chirac n’a pas été anodin : un faucon en cristal, aux griffes d’or, portant collier de diamants, un ensemble de personnages avec tente et chameaux en or, des bijoux somptueux et une crèche en nacre. Cadeaux donnés par des Rois ou Princes du Proche-Orient et le dernier, la crèche, ayant été offert par Souha Arafat alors qu’elle rendait visite à l’Elysée à Bernadette Chirac, et, expliquait celle-ci, typique de ce qui est fait « en Palestine »….

La Palestine et son ex Première Dame

A cet égard, faut-il rappeler que « la Palestine » a été le nom d’une région toute entière avant qu’il ne soit revendiqué par les seuls Palestiniens au XX ème siècle. Et qu’il n’y a jamais eu d’Etat de ce nom et qu’il n’y en a toujours pas à ce jour… Ceci, depuis 1948, après un premier refus du partage proposé par l’ONU, puis en dépit des efforts de nombre de dirigeants israéliens, les dirigeants palestiniens n’ayant pas su, ou voulu, saisir la main tendue. On sait que les Accords d’Oslo ont été noyés dans le sang d’attentats suicides perpétrés dans des bus et restaurants en Israël. On sait que l’offre faite par le Premier ministre Ehoud Barak, qui accédait à toutes les demandes palestiniennes – hormis le retour des Palestiniens au coeur d’Israël, ce qui signifierait la fin de l’Etat hébreu – a provoqué la seconde Intifada pour bloquer un Etat palestinien voisin d’un Etat hébreu. On sait aussi que Yasser Arafat, époux de Souha, a été un chef terroriste jusqu’à la fin.

Et aujourd’hui, après plus de 100 morts palestiniens lors de combats fratricides, alors qu’un gouvernement d’union nationale serait né, nous dit-on, à La Mecque, le Premier ministre de ce gouvernement, qui appartient au Hamas, se refuse toujours à reconnaître Israël,à reconnaître les accords antérieurs, et donc à renoncer à la violence contre l’Etat hébreu : les roquettes, bien plus de 1000 à ce jour, continuent à être tirées sur le sud du Néguev depuis Gaza, évacué par Israël en été 2005.

Ce gouvernement de façade a en réamité pour seul but la réouverture du robinet des « aides » internationales gelées pour cause d’élections mettant au pouvoir un mouvement terroriste – aides qui ont surtout servi jusqu’ici à financer une corruption endémique palestinienne et une partie du terrorisme palestinien, le Palestinien lambda étant maintenu d’une manière scandaleuse dans la misère par ses dirigeants.

Réouverture des aides à laquelle le Quartet se refuse pour l’heure. Mais, quoi qu’il en soit, des millions de dollars continuent à entrer dans les Territoires palestiniens, dans les valises du Premier ministre palestinien, ou autres « dignitaires » du régime. Sans compter les fonds des ONG dont une partie alimentent terrorisme et corruption, comme l’ont démontré, entre autres, des rapports palestiniens. Israël, accusé d’être un Etat sanguinaire et affameur, y compris par Jean-Louis Bianco, co-président de campagne de Ségolène Royal, a même reversé en janvier un million de dollars de taxes gelées à Ahmoud Abbas. Et les armes fournies par le Hezbollah continuent à entrer à Gaza….

Mais pour la Première Dame de France, Palestine = travail de la nacre, un art à mettre en avant.

Quant à la personnalité de Souha Arafat, on se souvient qu’elle a préféré quitter la France pour Tunis lorsque les services financiers français se sont enfin décidés à demander des comptes à l’épouse du Président palestinien, installée depuis des années à Paris, quant aux millions de dollars qu’elle recevait régulièrement sur ses comptes…..la pension alimentaire du siècle dernier !

Internet et les enfants égyptiens

Quant à la récente rencontre de Paris d’un ensemble de Premières Dames pour lutter contre la pédophilie sur Internet, il y a eu un moment surréaliste dans « Vivement Dimanche » avec l’interview de l’épouse du Président Moubarak sur le sujet. Elle y déplorait, en effet, que « les enfants passent 4 à 5 heures par jour devant Internet… » On se demande dans quel monde elle vit. Car combien d’enfants égyptiens peuvent se permettre d’avoir accès à Internet dans un pays dont le PIB moyen est de moins de 1.200 $ ? Pays où règne une pauvreté épouvantable, où plus d’un million de pauvres vivent dans le grand cimetière du Caire, etc. Pays où travaillent près de 3 millions d’enfants entre 6 et 14 ans. Alors, Internet…même pas en rêve.

Sans compter les quelque 97 % de petites filles et adolescentes excisées en Egypte…fléau contre lequel lutte Suzanne Moubarak, il faut le souligner, mais qui a le soutient des islamistes qui justifient ces pratiques barbares par un Hadith attribué au Prophète.

Jalons pour une nouvelle candidature ?

Et on a eu aussi droit à l’intervention de quelques proches des Chirac dans le show biz : Richard Lindon, ami d’enfance de leurs filles ou Jean-Claude Brialy. Qu’ils les trouvent tous deux sympathiques et gentils, c’est bien. Et l’évocation, en début d’émission, du Président à quatre pattes sous des lambris dorés cherchant sous un meuble le jouet perdu de son caniche est bien aussi. Mais pas d’une importance cruciale.

Si ce n’est, peut-être, pour présenter un Jacques Chirac et un couple à la fois humains, amis des animaux et amis de stars ou de puissants, tels Hilary Clinton, aujourd’hui candidate démocrate à la Présidence américaine, des Princes arabes ou l’ex Première Dame palestinienne….

Mais cela peut toujours servir, en cas de nouvelle candidature. Sait-on jamais…

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