6 février 2023
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Prestidigitation de haut vol

Plus que de commenter des propositions naturellement ôtées de toute substance libérale, donc plus volontiers portées à s’exprimer en termes de masse, il me paraît important d’évoquer l’aspect moral de la pensée socialiste plus que jamais arc-boutée sur des schémas révolus. Ainsi, lorsque DSK parle de “mettre en place un impôt citoyen pour ceux qui se disent Français mais finalement n’ont plus de Français que le nom parce qu’ils quittent le pays et qu’ils quittent l’ensemble de la vie collective”, on serait alors tenté d’imaginer qu’il soliloque sur les ruines d’une France désormais virtuelle !

Cette façon de juger sommairement autrui, spécialement en le frappant au-dessous de la ceinture sans nullement se demander pourquoi il est incité à fuir son pays, relève d’une mentalité de chasseur de primes : en l’occurrence, le socialisme foule aux pieds le droit des gens à se garantir de l’arbitraire d’Etat.

Visant à l’égalité parfaite dont chacun, pourtant, devrait se persuader qu’elle n’est pas de ce monde, le socialisme n’a alors de cesse de tendre vers une société égalitariste dont l’expérience, en tout temps et lieu, démontre à l’envi qu’elle ne peut réellement fonctionner que dans la servitude.

Là où, en effet, le bât blesse, c’est que les socialistes, aveuglés par leur rage idéologique d’un autre temps, n’ont de cesse de vouloir instaurer une soi-disant justice sociale dont la principale composante, qui est aussi son principal défaut, totalement rédhibitoire, consiste à s’attaquer à la propriété.

Ainsi, DSK & Cie font-ils état de leurs craintes (page 4) de voir leur proie leur échapper : “Nous considérons que le risque est réel de voir les Français de plus en plus réticents face aux solutions collectives et de plus en plus attirés par un individualisme qui relève souvent du ‘chacun pour soi'”.

En 2007, cette manière de récuser la liberté individuelle qui, d’ailleurs, témoigne de la profonde inadéquation de la pensée socialiste toujours prisonnière d’un passé révolu, en dit long sur les désirs d’avenir radieux promis aux Français par la très sectaire et rouée Ségolène Royal.

Car Ségolène Royal à Villepinte, c’est l’irrationnel en happening, c’est surtout le nouveau pacte underground consistant à fonder une nouvelle République psychédélique ! En un mot comme en cent, une France plus régressive que jamais frappant à coups redoublés aux portes d’un nouvel obscurantisme.

Librement !

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