3 février 2023
Non classé

Outrecuidance du lobby arabo-islamiste et soumission occidentale

C‘est ce qu’ont bien compris d’ailleurs tous ces jeunes “multiculturalistes” en Angleterre qui veulent décapiter tout “muslim” désirant devenir soldat, ou qui, en France, chassent en bande l’automobiliste non hallal (même s’il s’appelle Jilali) : ils préfèrent en effet lire les réels exploits des réels guerriers de l’islam plutôt que d’écouter le sermon mou de l’imam appointé par le recteur de la Mosquée de Paris, même si celui-ci cherche encore à tenir (vainement) ses troupes en portant plainte contre Charlie Hebdo.

Or, tous ces gens qui désirent que la Charia gouvernent le monde en s’enivrant de lecture sur l’islam réel et non pas allégé façon Chebel, ont réagi violemment aux caricatures parce qu’elles dévoilaient ce qui les hantaient désespérément : le passage,enfin, à l’acte ou le désir impétueux de mettre des bombes dans le métro londonien, en attendant de frapper la France comme on le laisse entendre de plus en plus.

Obama ne comprend pas que le 11 septembre fut le Pearl Harbor du 21ème siècle et qu’il ne sert à rien, (comme il n’aurait servi à rien de le faire il y a 66 ans), de se demander où aurions nous fauté pour susciter tant de haine alors qu’en réalité nous sommes en face de gens qui savent que leur culture est à bout de souffle parce qu’elle n’est pas capable de répondre aux questions d’aujourd’hui quant à la liberté d’être qui s’universalise comme technique de développement de la conscience de soi pour le meilleur comme pour le pire.

C‘est de cela qu’il s’agit. Or, la génération des années 60 dont Obama est le rejeton n’a rien compris à ce phénomène, croyant encore que la misère du monde provient essentiellement de cette liberté alors qu’il est absurde de prendre ses excès pour la cause même de cette misère, et qu’il vaudrait mieux regarder du côté de certaines volonté de puissance refusant d’évoluer, préférant la tyrannie à la démocratie, la rigidité à la mutation.

Voilà où nous en sommes. Il est alors regrettable, à l’heure où l’on s’aperçoit de plus en plus clairement que les islamistes en Iran enflamment l’Irak, de baisser la garde, de s’extasier sur la “sagesse” d’un Chirac qui n’a fait que renforcer en réalité la haine islamiste -en montrant de la faiblesse, on le voit bien aujourd’hui avec les menaces qui pèsent de plus en plus sur la France. Or, la présence française aurait pu contrebalancer la stratégie par trop défensive du conservateur Rumsfeld a contrario de ce qu’avaient conseillé les néoconservateurs qui ont demandé en vain que le processus démocratique soit plus rapidement enclenché au lieu de perdre un an avec un proconsul et une centralisation des décisions. Il aurait fallu sécuriser immédiatement Bagdad depuis longtemps puisque dans la symbolique arabo-islamique la capitale est le coeur de toute prise de pouvoir, même infime.

En tout cas, ce n’est pas en mettant son drapeau dans sa proche que l’on gagne contre un ennemi déterminé qui ne veut pas entendre parler de paix hormis celle de cimetierres.

Voilà ce que ne comprennent pas ceux qui disent que c’est facile d’avoir un ton ferme alors l’on n’est pas sur le terrain, l’on ne souffre pas comme ses trois mille et quelques familles américaines, anglaises, australiennes, européennes, sans compter ces dizaines de milliers de familles irakiennes, aussi vaut mieux-t-il composer, ne pas “mettre de l’huile sur le feu”…

Sauf que l’huile, (de la nitro plutôt) se répandait déjà hors du feu… à la recherche d’une matière à enflammer, 2001 s’est passé avant 2003, et ce n’est pas “à cause de” la “superpuissance” américaine que cela s’est produit, mais parce que les forces arabo-islamiques ou nationales-pan islamique ne veulent pas admettre que la fin de leur soumission à l’empire Ottoman en 1923 ne signifiait pas qu’ils pouvaient reprendre leur conquête d’antan, comme si rien ne s’était passé entretemps.

Croire en effet qu’il suffisait de se débarrasser du joug turc (grâce aux occidentaux honnis…) pour reprendre comme si de rien n’était la conquête musulmane du monde fut bel et bien l’erreur stratégique majeure de ces forces qui ont tenté par tous les moyens de faire déjà le ménage chez elles en empêchant coûte que coûte qu’un esprit de réforme souffle sur ces pays (par exemple en Algérie après la seconde guerre mondiale), puisqu’ils restent sous la dépendance majeure de l’islam, même si en effet certains Etats comme les Emirats, au Maroc, en Tunisie, tentent de muter l’esprit guerrier islamique vers son devenir démocratique (tout en écrasant cependant le désir d’autonomie de leur population non arabe…). Et ce à l’instar de l’esprit guerrier européen continental, par exemple napoléonien, sauf que celui-ci le comprit dans la défaite militaire. Il en fut de même de l’esprit guerrier germanique, voire russe par certains biais : le premier dut être complètement détruit pour asseoir cette mutation, le second implosa parce qu’il n’était plus capable de rester dans la course.

Aussi, lorsque des forces refusent d’admettre la nécessité d’évoluer en même temps que le reste du monde, il s’avère que seule leur défaite militaire, totale, peut leur montrer le réel chemin à suivre. C’est évidemment dramatique, surtout pour les Etats démocratiques, mais nécessaire, y compris et paradoxalement pour ces forces hostiles qui ne peuvent comprendre que la force puisqu’elles refusent d’admettre que leur croyance ne peut modifier les valeurs fondamentales qui leur permettent justement de s’eprimer et de prospérer en Occident.

J’y pensais dernièrement lorsque j’entendais un ancien prisonnier islamiste de Guatanamo se plaindre dans une émission de la BBC (Hardtalk) de diverses pressions psychologiques et ce au nom de certaines Conventions onusiennes alors que sa propre tradition se contrefiche de celles-ci voire même les combat comme on le voit tous els jours en Irak et en Afghanistan. Comment peut-on dans ce cas reprocher à autrui ce que l’on pratique soi-même, en pis ? C’est à eux de résoudre un tel paradoxe, celui du même et de l’autre, de la persistance et de la mutation, ce n’est pas à nous de le faire pour eux, d’autant que, et c’est humain, ils n’entendent pas, ils ne veulent rien savoir, dans tous les sens du terme. Hormis l’épreuve de force.

Dans ces conditions, se coucher devant ne fait que les encourager à continuer dans cette voie au lieu de les aider à se réformer…

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

Voir tous les articles de Lucien SA Oulahbib →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


%d blogueurs aiment cette page :