7 février 2023
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Votez pour une femme ?

Et puisque vous vous permettez de citer Olympe de Gouges, je vous rappellerais que celle-ci a rédigé une Constitution pour l’égalité des femmes, c’est vrai… à une époque ou suivant son propre discours : si les femmes avaient le droit à l’échafaud , elles avaient le droit à la tribune !!! et Madame de Gouges connaissait le sujet : elle n’était pas incompétente !!!

Nous ne sommes plus à la même époque … Et celui ou celle qui sera apte à nous diriger, à décider de l’avenir de nos enfants, ne le sera pas du fait de son sexe , mais du fait de sa compétence … car elle a aujourd’hui des droits presque identiques .

De plus, vous avez suffisamment reproché à Monsieur Sarkozy d’avoir cité Jaurès… dans son discours de l’UMP… et vous vous permettez de citer l’un des symboles de l’aristocratie française, pour qui les devoirs prédominaient sur les droits, vous qui pensez que les français ont d’abord des droits avant d’avoir des devoirs, car vous avez totalement oublié la notion même de « devoir » ….

Les aristocrates d’avant la Révolution avaient des privilèges car ils avaient des devoirs face aux populations qu’ils étaient supposés gérer . C’est aussi l’oubli de ces devoirs qui ont instauré les guillotines. Les fonctionnaires d’aujourd’hui leur ressemblent furieusement lorsqu’ils oublient que leurs statuts privilégiés n’existent que du fait des services qu’ils sont supposés rendre à la collectivité . Nos fonctionnaires actuels ne finiront pas pour autant sur l’échafaud , mais leur insolent égoïsme totalement irresponsable n’est pas de bon augure pour eux !!!

Alors, Madame Royal, par respect pour notre histoire, ne citez pas Madame de Gouges… vous ne la méritez pas…

Royal appelle les Français à oser le “changement radical” en élisant une femme

A la veille de la journée internationale des femmes, Ségolène Royal a appelé mercredi les Français à “oser” le “changement radical” en votant pour une femme à la présidentielle, transformant pour l’occasion la devise de la République en “liberté, égalité, sororité”. Elle s’est engagée à transférer les cendres de la révolutionnaire Olympe de Gouges au Panthéon.
“Osons cette ouverture nouvelle, osons ce changement radical! Nous sommes en train de vivre, et c’est le monde entier qui nous regarde, un moment historique”, a exhorté la candidate socialiste, première femme à avoir une chance réelle d’entrer à l’Elysée. Le meeting organisé à Dijon en présence de nombreuses élues socialistes et de féministes a rassemblé près de 10.000 personnes, selon le service de presse du PS. “La femme est un animal politique comme un homme”, a-t-elle relevé dans un sourire.
Ségolène Royal s’est présentée comme le “vrai changement politique”. “Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme. Je suis une femme, mais avec moi le vrai changement politique, il est là, et avec moi la politique ne sera plus jamais comme avant!”, a-t-elle promis. “Je suis une femme, je suis une mère et je l’assume dans ma relation au pouvoir.”
Féministe revendiquée, elle s’est adressée aux électrices. “J’en appelle à la force de leur vote pour qu’elles transforment par leur participation le monde.” Sans oublier de s’adresser aux hommes dans l’assistance, “sans lesquels rien ne serait possible”. “En acceptant de voter pour une femme, vous vous affranchissez vous-mêmes des vieux préjugés”, les a-t-elle salués. Un clin d’oeil aux électeurs masculins qui incarnent selon elle le “nouveau féminisme, le féminisme du XXIe siècle”. “Heureusement qu’il y a des hommes qui ont ouvert la voie sur la contraception, l’IVG” (interruption volontaire de grossesse), a rappelé après le meeting l’ex-ministre de la Famille, à l’origine de la pilule du lendemain dans les lycées ou du congé de paternité.
S’inscrivant dans la lignée des féministes historiques -citant Louise Michel ou même Jeanne d’Arc-, elle s’est engagée à transférer au Panthéon, “si peu accueillant aux femmes”, les cendres d’Olympe de Gouges. “Je suis venue au socialisme par le féminisme, au départ pas un féminisme bien charpenté, une sorte de féminisme instinctif qui m’a fait refuser dès l’adolescence la place faite aux femmes dans ma famille”, a rappelé cette fille de militaire, qui n’a jamais adhéré à un grand mouvement féministe. Et de souligner à l’attention de ses rivaux à droite que “la bataille des femmes a toujours été liée à la bataille de la gauche et des socialistes”.

S’agaçant des doutes sur sa crédibilité, Ségolène Royal a évoqué les difficultés pour une femme à s’imposer en politique. “Ne laissons plus le doute s’insinuer dans nos têtes sur nos capacités et sur notre légitimité, sur nos compétences, sur notre carrure et sur notre stature.””La politique est un combat rude qui se mène dans un milieu brutal, et moi, je revendique la possibilité de faire de la politique autrement, à l’abri de cette brutalité”, a-t-elle crânement lancé.
Dressant un sombre tableau de la situation des femmes dans la société, elle a promis des “réformes en profondeur”, dont un service public de la petite enfance ou une loi sur les violences faites aux femmes. L’occasion d’adresser un message de “reconnaissance” aux “vendeuses, caissières, secrétaires”, “femmes noires, femmes blanches, femmes du Maghreb, femmes du petit matin”, “si peu payées et si peu reconnues”.
Auparavant, assise au milieu du public, elle avait reçu les encouragements de ses consoeurs socialistes, de féministes et d’invitées étrangères, dont un message de la présidente du Chili Michelle
Bachelet. “C’est une femme qui n’a peur de rien. Ce n’est la peine de dire ‘Elle va craquer, lâcher, se fatiguer'”, a prévenu Yvette Roudy, première ministre des Droits de la femme. “Nous la voulons présidente!” AP
sch/st
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