2 février 2023
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Un désastre politique durable

L‘avenir économique de l’Union, y compris les heureuses implications sociales qui en découlent tout naturellement, sera-t-il définitivement politique, donc affligé dès le départ d’un vice caché, ou bien permettra-t-il aux 27 nations (et plus) de s’épanouir dans une solidarité librement consentie car utile et nécessaire à leur commun développement ?

En d’autres termes, dans quelle sorte d’Union les peuples aspirent-ils vraiment à vivre : une super copie conforme de la France ou de l’Allemagne sans autre perspective, en pire, que la servitude politique ou bien alors, instruits par l’histoire, espèrent-ils plutôt prospérer dans un véritable espace de liberté régi par le Droit et une vraie subsidiarité ?
La question est donc posée et seuls les peuples européens peuvent et, surtout, doivent être légitimement appelés à y répondre en toute connaissance de cause; nul doute, dans ces conditions, que l’expérience vécue ne les incite à choisir la puissance de la liberté plutôt que la terrible et mortelle sclérose d’une nouvelle servitude, fût-elle “soft”.
Les dégâts consécutifs à l’intervention de la puissance politique dans la sphère entrepreneuriale européenne viennent, coup sur coup, nous rappeler combien, finalement, l’immixion de l’Etat (en l’occurrence des Etats), hier dans EADS-Airbus, aujourd’hui dans Galileo et encore dans Quaero, finit le plus souvent par produire des désastres en chaîne.
L’origine des problèmes intervenus chez Airbus qui, d’ailleurs, lui coûtent une première place mondiale dans l’aéronautique civile, est désormais bien établie : ce sont les rivalités entre Etats et surtout entre la France et l’Allemagne qui ont clairement agi, à tous les niveaux, contre Airbus et contre l’Europe en libérant l’idée destructrice de nationalisme !
S’agissant de Galileo, destiné, nous dit-on, à concurrencer le GPS d’outre-Atlantique, le consortium européen (public/privé) se révélant incapable de remplir sa mission, la Commission européenne vient donc de décider, contre tout bon sens, de remettre entre les mains des Etats (sic !!) la réalisation, très politique, du GPS européen.
Dans le même ordre d’idées et selon le même processus étatique, Quaero, à peine lancé pour concurrencer le fantastique moteur de recherche américain Google, se trouve déjà placé dans la triste obligation de rendre son âme à l’Europe politique ! Comment ne voit-on toujours pas, après tant d’échecs cuisants, que le progrès appartient à l’initiative privée ?
Alors, voilà. Je ne peux pas croire que notre avenir européen se limite ainsi à des réflexes d’un autre âge; ce n’est pas la politique, grande corruptrice des esprits et des coeurs, qui donnera jamais sa vraie dimension à l’Union européenne, non !, ce sont les hommes eux-mêmes, ayant recouvré une vraie liberté d’action, qui trancheront.

Librement vôtre

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