6 février 2023
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La dite horreur des lois économiques

Certainement pas, tous les démocrates ont été choqués par ces évènements déplorables et n’aimeraient pas mêler leurs voies à celles des casseurs. Il demeure que critiquer est légitime s’il s’agit d’en rester au débat, il faut cependant être responsable de ses propos. Or critiquer les « lois économiques » revient en réalité à remettre en cause la loi de l’offre et de la demande, remise en cause que la plupart des gauches européennes n’osent plus.

En effet la loi de l’offre et de la demande nous a permis de choisir notre opérateur téléphonique, bientôt notre fournisseur d’énergie, elle nous donne le pouvoir de décider chez qui nous irons acheter notre pain, de choisir notre plombier …Cette loi met en concurrence les offreurs de biens et de services qui feront fortune ou faillite selon leur capacité de répondre à nos besoins, donc selon leur utilité sociale. Cette loi pousse les professionnels à chercher notre clientèle en nous servant le mieux possible, cette loi ignore les passe-droits, les subventions, la corruption, le clientélisme.

Bref les lois économiques récompensent ceux qui travaillent avec le souci de bien faire, ceux qui innovent, ceux qui ne comptent pas leurs efforts. Enfin, ces lois sont celles des gens de la base, pas celles des dirigeants politiques qui décident avec nos impôts de se soutenir eux-mêmes et de soutenir souvent les déjà plus favorisés en ayant le culot d’invoquer la solidarité.

On peut donc être contre les lois économiques, mais dans ce cas il faut expliquer clairement que l’on trouve juste que le mauvais artisan gagne autant que le bon par l’intermédiaire de l’Etat qui taxera suffisamment le bon artisan pour permettre au mauvais d’obtenir le même revenu. C’est une conviction qui peut se défendre, elle est celle de la gauche archaïque certainement, mais ce n’est pas la mienne.

Quant à dénoncer un abandon au pouvoir des lois policières il faut bien savoir que ces lois policières là consistent à ne pas se contenter de prévention mais aussi de répression. Est-ce vouloir succomber au « tout répressif » que de montrer davantage de considération pour la victime, pour ceux qui souffrent de l’insécurité que pour le délinquant multirécidiviste et impuni ? Non, je ne le crois pas, car ce qui est présenté sous le nom de « lois policières » c’est tout simplement une conception de la justice que partagent la grande majorité des Français qui ne volent, ne violent ou ne cassent, et qui en ont marre d’entendre que le délinquant violent est avant tout une victime de la société.

Je m’interroge donc sur la conception du mérite et de la discipline qui serait celle d’une directrice d’école d’Aubigny. En effet il est dans la logique « économique » et « policière » que d’inciter les élèves à travailler du mieux qu’ils le peuvent et de dissuader les plus forts de jouer les caïds de cour de récré. J’espère donc que les considérations sociétales de cette élue s’arrêtent à la porte de son école.

Le site ADEL http://libertariens.cjb.net

Commentaires


Excellente histoire. Et exemplaire !

Je ne vais pas renforcer ces observations : elles me paraissent assez évidentes.

Un seul point: cette brave maîtresse saura-t-elle, un fois le seuil de l’école franchi, devenir d’une neutralité exemplaire? Admettons qu’elle y mette toute sa bonne volonté. Y parviendra-t-elle pour autant ? Sauf à être naif, la réponse est évidente: non.

Dés lors, deux hypothèses:

A. La solution “étatiste” ( propre à la gauche et à la droite française confondues): nous allons créer une “Comission de surveillance de l’impartialité à l’école”. Hélas, aussitôt cette “solution” trouvée, elle va générer plus de problèmes qu’elle n’en résout:

– comment cette Commission exercera-t-elle ses fonctions ? On met en classe, outre la maîtresse, un “Commissaire” surveillant ? On met des caméras de vidéo-surveillance, que les “commissaires” regarderont au hasard ? Fort coûteuse, cette quête éperdue de l’impartialité…
– et qui nous garantit l’impartialité des comimssaires ? Il faudra donc, préalablement, un “Comité de désignation des comissaires”. Et ce Comité ( qui nécessite, n’en doutons pas, des sommes rondelettes pour exister et exercer sa noble mission) sera composé de qui? Selon quels critères ? Qui le désigne ? Une “Mission permanente à la nomination du Comité” sans doute ( rattachée au Ministère, par exemple…).

Tout ça, uniquement au départ, quand le dispositif sera encore “rudimentaire”…
L’expériences des années enrichira sans doute l’appareil, afin de le rendre plus performant et plus adapté aux exigences d’un haut niveau de démocratie.
– et les litiges, on en fait quoi ? Ah oui, il nous faudra un “Comité d’arbitrage des litiges”. Et, si l’avis de ce Comité sera jugé insuffisant, il faudra avoir une “Comission de Recours”. Et, devant l’impartialité douteuse de celle-ci, une “Mission inter-ministérielle”….
– et les “Comissions paritaires” ? Ah oui, j’ai failli les oublier : une Comission paritaire de pilotage (Etat-Collectivités térritoriales), une Comission tri-partite ( les deux précedentes plus l’Association des parents d’élèves). Mais j’en oublie certainement…
Et il est indiscutable que la relation entre l’école et le monde de l’entreprise nécéssitera de nombreuses Comissions et Comités ( il faudra que les entreprises soient “certifiées”, par exemple…)

Indéniablement, des armées d’énarques ne seront pas de trop pour mettre en place les statuts, les réglements, les clauses diverses et variées de tout cet appareil. Mais le résultat sera à la hauteur de cette Administration que le monde entier nous envie. C’est beau, la ripoublique !

B. La solution “libérale”. Les écoles sont indépendantes et privées. Les parents y mettent leurs enfants au gré de leur “bon vouloir”. La relation entre l’école et les parents relève du contrat privé. A la charge des parents de juger, à titre individuel, des performances et de l’éventuelle orientation de l’école (politique, confessionnelle, etc. ). Les litiges sont, par conséquent, à résoudre par les tribunaux ordinaires ( il s’agit simplement de vérifer que les parties respectent ou non les clauses contractuelles). Evidemment, rien n’empêchera l’émergence d’organismes privée de “certification des écoles” ( destinés à eclairer le choix des parents). La “notoriété” de ces organismes dépendra de leurs performances…
La question de “l’impartialité” de l’enseignement ( une chimère, de toute façon !) devient, de facto, un non-problème. Ou, du moins, pas un problème “politique” mais d’ordre privé.

Mais en France, une telle idée relève de la plus haute trahison aux valeurs suprêmes de la République. Imaginez un peu :

– il y aura un enseignement “à deux vitesses” ( un pour les riches, l’autre pour les pauvres)
– il est bien connu, en régime de liberté, les gens, les écoles privées, ( les organismes privés de certification aussi !) feront n’importe quoi, poussés comme ils seront par la course au profit maximal. Quelle abomination ! Non Môssieu, l”éducation de nos enfants n’est pas une marchandise ! Il y a dans ce monde des “biens supérieurs, non-marchands” ! ( la Santé, l’Education de nos enfants, et j’en passe: la France, plus que tout autre autre pays, regorge de “biens supérieurs”. On ne s’occupe pas, dans ce pays, de choses “vilaines”: c’est ça, la noblesse d’une grande civilisation !)

Andrei Ludosan

andrei.ludosan@free.fr

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Je rebondis sur le document d’Andrei pour vous parler des écoles françaises à l’étranger.

Nous, Français expatriés, avons le bénéfice apparent de pouvoir mettre nos enfants dans des écoles françaises. Je dis apparent car, si on analyse la situation en termes économiques et d’éducation, notre situation nous assujettit à une carte scolaire stricte, elle nous contraint d’assister, impuissants, aux erreurs de gestion de l’administration de ces écoles.

Sur le plan économique, la note est parfois salée, comme l’est celle du stade de l’Ecole Française de Maputo (Mozambique).

L’Ecole Française de Maputo est critiquée par nombre de parents d’élèves pour avoir trop complaisamment joué la carte de l’investissement inutile et coûteux.

Dirigée par une directrice dont le seul credo est de dépenser les budgets publics et d’assurer le caractère inflationniste des coûts de fonctionnement en multipliant les avantages aux enseignants sans se soucier de l’équilibre financier, et imbue de rôle dominateur du service public, l’Ecole Française de Maputo (Mozambique) n’avait rien trouvé de mieux que de construire un stade en béton, “pour les enfants”, bien sûr. Imaginez une plateforme grande comme un terrain de basket, en béton peint en vert, sur laquelle les enfants pourraient s’ébattre et jouer au foot, avec des vestiaires, comme dans un grand lycée en quelque sorte.

L’ennui est que l’Ecole Française de Maputo avait trouvé un entrepreneur véreux qui ne mit pas dans son béton la dose de ciment nécessaire pour construire une dalle solide. La dalle s’effrite, et, de l’avis des spécialistes, aurait nécessité d’être refaite selon les règles de l’art. Mais, trop tard, il fallait utiliser les fonds obligeamment donnés par l’AEFE (Agence pour l’Enseignement français à l’Etranger) et il fallait inaugurer ce stade en grande pompe. Ce fut fait aujourd’hui 24 mai 2007.

La réalisation de cet investissement a représenté 117 000 € pour lesquels l’AEFE a été mis largement à contribution, plus une provision d’environ 6000 € de l’association des parents d’élèves, provision affectée (en avance!) sur bénéfice d’exploitation futur (sic). Donc, avec un investissement de plus de 100 000 euros, l’Ecole est désormais dotée d’un stade qui s’effrite, et dont la pérénité est loin d’être assurée. Après tant d’effort, ne faut-il pas se poser la question : l’Ecole française de Maputo avait-elle vraiment besoin d’un stade en béton ? Une simpe surface en herbe de grande dimension (comme l’a faite l’Ecole Américaine voisine) n’aurait-elle pas été suffisante pour accueillir tous les enfants avides de foot ? Est-ce bien raisonnable de dépenser plus de 100 000 euros des deniers publics pour une soixantaine d’enfants seulement, sachant que les enfants de la maternelle et les plus petits du primaire seront exclus de jeu sur la dalle en béton: “trop dangereuse” ont dit les responsables. C’est donc pour les quelques élèves du collège et les (très) rares élèves du lycée que cet investissement de près de 120 000 euros a été réalisé.

Les contribuables français peuvent rigoler, c’est avec leur argent que l’on joue. Car, plus que les envolées budgétivores de l’AEFE, plus que les airs de riches que l’administration de l’Ecole Française de Maputo veut donner à l’établissement, c’est l’absence totale de principes essentiels de bonne gestion et l’impudence qui consiste à toujours demander plus à l’Etat, et donc aux contribuables français, qui sont en cause.

Ceux qui, comme nous, s’inquiètent régulièrement de ce flou artistique dans la gestion des Ecoles Françaises à l’Etranger sont aussi ceux qui dénoncent l’aspect immoral de cette nième histoire de dilapidation des fonds publics dont aucun des principaux acteurs ne sera inquiété. Le portefeuille du contribuable en souffrira, mais qui s’en préoccupe?

Claude Guillemain
Parent d’élèves à l’Ecole Française de Maputo
Mozambique
claudeguillemain@yahoo.fr

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Comme d’habitude il existe une solution intermédiaire (en attendant l’avénement du libéralisme…), c’est de confier le contrôle de la qualité de l’Education Nationale à des organismes indépendants … c’est pas pour rien qu’il existe des cabinet d’audit 🙂

La solution est éprouvée auprès des entreprises …

Mais personnellement, je pense que le gros du problème réside dans les syndicats … tant que l’on aura pas libéralisé les syndicats ont aura toujours les 5 mêmes pour nous bloquer ! Et nos contrôles ne serviront à rien de rien …

Andrei LUDOSAN

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Quand bien même, nous aurions des instances de contrôle de l’EN, elles seront aux mains de syndicats, et elles, de ce fait, n’auront aucun intérêt.

Pour pouvoir libéraliser tout le reste (éducation, entreprises publiques, marché du travail, systèmes sociaux/retraites/maladie), il est urgent d’ouvrir le marché syndical, qui est le point de blocage à toute réforme.
C’est l’idée que pousse Liberté Chérie
http://www.liberte-cherie.com/a2457-Syndicalisme.html

Je profite de cet email pour vous prévenir, que, vu les agitations syndicales suite aux propositions de pseudo-réformes de Sarkozy, la rentrée “sociale” risque fort d’être très très chaude.
Bref, il va y avoir de la manifestation et du blocage de grande ampleur.
Liberté Chérie fera appel à toutes les bonnes volontés pour organiser le soulèvement des citoyens fasse aux hordes de sauvages syndico-mafieux.

Tenez-vous prêts !

Vincent Poncet
Liberté Chérie.

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Je ne connais pas la VRAIE stratégie de Sarkozy, avant et après les législatives. Mais qui peut croire que les “mamours” que se font Sarkozy et les syndicats en ce moment reflètent la réalité de la situation ?

Rien ne se fera – car c’est une lutte à mort que vont se livrer les syndicats et Sarkozy – sans la confrontation entre le pouvoir démocratique et le pouvoir de la rue aux mains des fonctionnaires tenant les services publics en otages. Cette confrontation, personne ne peut en faire l’économie, ne nous y trompons pas.

Soit cela se termine comme lors du CPE – avec les mêmes protagonistes – et la moindre réforme efficiente de Sarkozy est enterrée d’avance et dans ces conditions la brêche étant grande, je ne le vois pas finir son mandat tans les mouvements de mécontentements – car la France va continuer à s’enfoncer – vont s’accélérer à l’encontre de ce Président “défenseur” du “grand capital”.

Soit il est déterminé et mate la rue et les syndicats et ses nouvelles lois comme le service minimum ou le contrat unique, redonnera du courage à la France, mais dans ce cas, les syndicats sont “morts” pour n’avoir plus rien à défendre, puisque tout ce qui fait leur fond de commerce n’existera plus : temps de travail, salaires minimum, ouvertures dominicales, “défenses” des services publics, droit du licenciement et j’en passe. En ce qui me concerne, je ne vois pas en quoi avoir un nombre de députés en juin très grand et plus que lors de cette dernière législature, lui donne un meilleur avantage et une meilleure légitimité pour la bataille à venir.

Par contre, se montrer “patelin” avec ses futurs adversaires maintenant comme il le fait, sera-t-il bon pour lui demain ? Que dira l’opinion publique quand il devra durcir ses positions ? L’accusera-t-elle de mensonges ? La France a-t-elle besoin d’un Président faisant preuve de duplicité ou d’un Président n’ayant qu’un seul langage, le plus clair possible ?

Attendre et voir. Que faire d’autres pour le moment ?

Cordialement

Pierre MICHON

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10 000 contrôles ( indépendants ou chapeautés par “syndicats”) ne serviront à rien si, au bout du compte, vous, en tant que “juge final” vous n’avez… que vôtre gueule pour “baton”. Ah, le jour ou vous pourrez “sanctionner” simplement par vôtre inscription( ou non) et donc par les deniers qui vont avec, alors là, oui: les établissements, ainsi que les organismes d’audit feront du boulot. Du vrai !

a) La page vers laquelle nous renvoie Vincent Poncet est… excellente ! ( Et je peux offrir à Mr Vincet Poncet le tableau “idyllique” des “Conventions” des médecins avec la SS: tout les travers du syndicalisme à la française – sous tutelle administrative – y sont représentés, jusqu’à la caricature !)

b) Si donc on propose, pour revenir à l’EN, non pas un un budget “global” – à répartir par le Ministère entre différents établissements selon le bon vouloir des cabinets ministériels – mais… la somme allouée annuellement par enfant scolarisé: les parents indiquent l’établissement de leur choix, la somme va donc à cet établissement !
Autrement dit, plus les établissements verront des choix se porter sur eux, plus ils recevront du fric ! Mais, je répète, ce choix doit être celui DES PARENTS, non pas celui de telle ou telle “Comission”. Les “cabinets d’audit” ( qui veulent dire la même chose que mes “organismes privés de certification des écoles”) doivent ECLAIRER le choix des parents, pas décider à leur place ( sauf mandat explicite….). Et, pour que cet “eclairage” ait un sens, il faut que les “entreprises audit-ées” soient véritablement en concurrence. Sinon, on aura rapports sur rapports, “livres blancs” sur livres blancs… sans aucune force réelle.
Ca me parait simple, facile à mettre en ouevre rapidement. Qui plus est, on ne peut pas dire que “les riches sont favorisés”, puisque la “redistribution de richesse” existe toujours en amont ( la somme, fixe, par enfant, vient du “Budget”, donc de l’Etat: indépendamment de leur apport à ce budget national, riches et pauvres se voient allouer la même somme !) .
Je crois qu’en GB un système de ce type est déjà mis en oeuvre depuis qques années, avec un succes remarquable, parait-il.
Andrei Ludosan

Une réflexion sur « La dite horreur des lois économiques »

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