28 janvier 2023

Bonjour, chers collègues


Il ne me paraît pas utile, pour ma part, de participer à une mascarade qui consiste à faire croire que tous les collègues travaillent nuit et jour alors que nous savons tous tres bien que nombre d’entre eux ne produisent aucun travail scientifique ni n’ont aucune responsabilité administrative. Certains, et ils sont nombreux, se contentent d’assurer leurs cours et ils viennent à l’Université comme d’autres aux conseils d’adminsitration pour toucher leurs jetons, ici leurs salaires. Comme par hasard, je constate d’ailleurs qu’ils ne sont pas les derniers, à l’inverse, à donner de la voix, sans doute parce que c’est le temps qui leur manque le moins…
 
En dehors de toute considération sur les réformes et les mobilisations en cours, il me semble cette motion relève :
 
1. Du mensonge. Si en effet mentir est dire le contraire de ce à que l’on croit. Il est clair que puisque nous savons tous tres bien de quoi il retourne (l’existence d’une grande différence entre les enseignants) et puisque cette motion tente de faire croire le contraire aux étudiants, à l’opinion publique et aux autorités, cette motion est mensongère et ceux qui se prêtent à ce jeu sont des menteurs. Et pas seulement des manipulateurs.
2. De l’irrespect. Si en effet, respecter les gens est les considérer dans leur personne comme des fins et reconnaitre cette personne dans ses quallités intrinsèques, je constate que, en simulant une égalité entre ceux qui travaillent pour leur "discipline" et l’Université et ceux qui ne font pas grand chose, cette motion traite ainsi par le mérpis ceux qui travaillent en les ravalant au rang de ceux qui ne travaillent guère(en tout cas pas pour l’Université et leur disciplie). Et elle ajoute à son immoralité, le cynisme : continuez à travailler pour nous, faites fonctionner revues, editions, laboratoires, masters et universités et surtout ne demandez aucxune compensation, surout pas financière, sinon nous vous dénoncerions comme êtres immoraux et intéressés.
3. De l’immoralité. Si être moral c’est considérer tout être comme une fin et donc comme membre de l’humanité, l"instrumentalisation de ceux qui se dévouent à leur "dsicipline" et à l’Université pour permettre à ceux qui ne s’y dévouent pas de continuer leur petit bonhomme de chemin sans inconvénient autre que le regard fatigué de ceux qui se dévouent pour leur "discipline" et/ou leur institution est tout à fait immorale.
 
Recevez, chers collègues, en particulier ceux qui tentent de manipuler les foules, l’assurance de ma détermination à continuer à faire fonctionner master, et revue, à écrire livres et articles, à organiser colloques et réunions qui vous permettront, si vous l’emportez, comme cela sera probablement le cas, de vous occuper de vos affaires privées et annexes. Et, en plus, cerise sur le gâteau, recevez mes sentiments respectueux.

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