31 janvier 2023

Des paroles et des actes

Le discours politique musclé du ministre de l’Économie, en particulier à l’Assemblée nationale, et ses actes destinés à concrétiser ledit discours* sont situés à des années lumière l’un de l’autre.
 
    C’est ainsi que les déclarations enflammées du ministre prononcées à la Chambre et ailleurs pour défendre sa loi qui, finalement, fut imposée aux parlementaires récalcitrants par voie de 49-3 m’ont vivement impressionné au point de regretter que, par un violent contraste, le contenu de la loi dite Macron soit si pauvre en contenu.
 
    “Si on accélère les réformes, on peut commencer à avoir les premiers résultats fin 2015, début 2016 et on peut en tirer les bénéfices politiques” et encore “La clé des deux années à venir c’est de continuer les réformes en profondeur dont les impacts se feront percevoir dès 2016 et c’est tout à fait faisable”.*  
 
    Mais dans quel monde vivent ces gens du gouvernement, y compris le Président Hollande lorsqu’il déclare sans rire chez PSA : “Il faut mettre le turbot dans le moteur de l’économie française”, dès lors que lui-même et les exécutants nommés par ses soins n’ont, jusqu’à ce jour, rien entrepris de tangible pour remplir leur part du contrat !
 
   Plus que jamais, à l’énoncé de l’adresse fameuse de Jacques Rueff : “Soyez libéraux, soyez socialistes, mais ne soyez pas menteurs” (L’Ordre Social, 1945), les oreilles de la quasi totalité de la classe politique devraient tinter en permanence tant le mensonge, fût-ce par omission, est devenu une pratique qui la déshonore.
 
    La question sur l’honneur que devrait se poser tout candidat à une position politique, de la plus humble à la plus élevée, devrait être la suivante : quelle est le ressort fondamental qui me pousse à poser ma candidature ? Et la réponse, selon moi, devrait être : pour servir l’intérêt supérieur de mon pays dont le peuple est l’émanation vitale.
 
    Mais alors que l’heure est grave et se fait même éminemment pressante, nous assistons à un combat de coqs entre, d’une part, un Premier ministre qui ne se maîtrise plus et, d’autre part, un chef de parti soi-disant leader de l’opposition qui n’a rien perdu, quoi qu’il en dise, de ses mauvaises habitudes. Et tout ça pour une femme !!
 
    Une femme de tête, certes, dont l’ascension fulgurante depuis qu’elle a ôté le Front national des mains de son père fait la honte des partis de gouvernement “républicains” qui ont tout fait, de leur côté, pour anémier un peu plus les Français, déjà fortement imprégnés d’idéologie socialo-communiste jusqu’à les jeter dans les bras de Marine.
 
    Monsieur Macron, passez des paroles hardies aux actes forts et productifs au moment même où la France a le plus grand besoin d’être réformée de fond en comble; vous êtes ministre de la République et il vous est donc fait l’ardente obligation de rendre leur totale liberté aux Français. Dans la négative, et dans l’intérêt de tous, retirez-vous !
 
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*Emmanuel Macron au cours d’un petit-déjeuner de presse au lendemain du premier tour des élections départementales, le 23 mars 2015.
 
Librement !
Philippe S. Robert
http://sully1.typepad.com
02400 FRANCE
 
 
 
 

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