10 mars 2026

La lutte contre la cinquième colonne à la croisée des chemins

De deux choses l’une : soit attendre leur effondrement et sa devise “au nom de la lutte contre l’extrême droite” c’est-à-dire pour eux la France et aussi chaque “nation” -terme qu’ils veulent bannir tout en le gardant pour le folklore des “chefs-d’œuvres en péril”, soit opérer un grand ménage de printemps avant l’heure, partout…

Par exemple pour juin 2024 déjà prôner la sortie des accords de Schengen, et aussi la politique de la chaise vide au sein de l’UE et de l’ONU tant que les flux migratoires ne sont pas pris en charge à ce niveau ; mais également au niveau “micro” : le fait qu’un Burgat reste encore au CNRS tandis que les rédactions du service public de la radio et de l’audiovisuel ne peuvent pas ne pas être remaniées de fond en comble, le tout par une Commission de probité au-dessus de tout soupçon évidemment ; soit encore le remodelage de tous les livres scolaires rétablissant la vérité historique sur maints aspects, tout en mettant bien sûr également en avant les points qui ne sont pas encore aplanis. Idem dans les autres matières comme la sociologie la science politique la philosophie la psychologie avec l’instauration de la criminologie comme discipline à part entière ce qui n’est toujours pas le cas en “France”…

Plus profondément encore (outre des réformes à la Gave et Milei) il faut bien plus de travailleurs sociaux plus de centres fermés de prisons, l’argent pouvant être trouvé en coupant toutes les subventions inutiles à commencer par celles aux entreprises en particulier les plus grandes ce qui nécessite une loi organique évidemment (car “rupture d’égalité”…).

Prenons un autre exemple : certains prônent la déchéance de nationalité partout y compris en préventive bref “la grande remigration” à l’instar de ce qui pourrait être fait à Gaza ; mais est-ce faisable, réellement (et en Israël même c’est encore très minoritaire comme idée) ?… Pas sûr du tout, et, d’abord, ne convient-il pas plutôt de commencer par le commencement ? A savoir donc réformer/renforcer déjà les pouvoirs judiciaires et éducatifs parce que ces jeunes de 14 ans qui insultent crachent le jour et vont le 31 décembre fêter le nouvel an (alors que ce n’est pas leur date normalement) ou encore aller draguer à des km de chez eux au lieu de le faire avec leurs propres filles (qui ne veulent pas toutes devenir des fantômes) ne serait-il pas opportun de crever l’abcès de la misère sexuelle et culturelle de toute cette jeunesse abandonnée par la NUPES (et le patronage) depuis longtemps ? Out en effet les bastions rouges et leur contre-culture, “bienvenue” au nihilisme du Destroy (de l’art comptant pour rien : l’art contemporain) et donc la drogue à “donf” par manque de projet disait déjà Sartre à l’encontre d’un Bataille qui dans les années 30 avait comme “projet de ne pas en avoir”, culture marginale à l’époque, mais ses “marges” (titre d’un livre de Derrida, voir son analyse ici…) sont devenues le cadre principal de la NUPES culturellement à l’extrême-gauche aujourd’hui basculant dans le djihadisme mental et appelant “résistance” des viols meurtres démembrements décapitations….

Tout cela pour dire que pour commencer et surtout avec toute cette jeunesse de moins de dix-huit ans “et partant en sucette” il leur faut de nouveaux référents amoureux au moins de la culture française (le reste viendra…), et il y en a parmi les français d’origine (nord-)africaine, asiatique, il faut alors savoir les mettre aussi en avant,  savoir faire de la place ; et aux traîtres de la cinquième colonne qui les traitent de “noir, jaune, bougnoule de service” rétorquons que le “service” est rendu en effet à la nation France, qui est bien plus qu’une “race”, alors qu’eux ne jurent plus désormais que par cette dernière notion : renversant seulement la métaphysique du racisme du sang en le remplaçant par celui-ci de la doctrine sectaire d’obédience de plus en plus “idéo-Théo-cratique” : c’est-à-dire sacralisant leur idéologie jusqu’à en faire un croire intouchable mais maquillé de termes “scientifiques” car il leur faut comme au temps du “socialisme scientifique” parler au nom d’un formalisme se voulant non seulement définitif mais punitif voire sacrificiel ou le grand retour de la peine de mort sociale médiatique et aussi réelle par djihadiste interposé….

Il manque alors, semble-t-il, dans toute la pensée disons critique, surtout celle se prétendant “alternative” -et ce au-delà des désirs de rupture brute qui de toute façon amènent souvent “l’éternel retour du Même”, une réflexion approfondie sur cette croisée des chemins : soit le tout tout de suite, or même Javier Milei ne propose pas cela en Argentine, soit l’idée aussi d’une micro-politique chirurgicale réparatrice qui agit à l’interstice tel le boucher de Tchouang-Tseu :

” (…) –  Ce qui intéresse votre serviteur, c’est le fonctionnement des choses et non la simple technique. Quand j’ai commencé à pratiquer mon métier, je voyais tout le bœuf devant moi. Trois ans plus tard, je n’en voyais plus que des parties. Aujourd’hui, je le trouve par l’esprit sans plus le voir par mes yeux. Mes sens n’interviennent plus, mon esprit agit comme il l’entend et suit de lui-même les linéaments du bœuf.

Lorsque ma lame tranche et disjoint, elle suit les failles et les fentes qui s’offrent à elle. Elle ne touche ni aux veines, ni aux tendons, ni à l’enveloppe des os, ni bien sûr à l’os même. Les bons cuisiniers doivent changer de couteau chaque année parce qu’ils taillent dans la chair. Le commun des cuisiniers en change tous les mois parce qu’ils charcutent au hasard. Mais avec ce couteau, qui lui sert depuis dix-neuf ans, votre serviteur a dépecé plusieurs milliers de bœufs et sa lame est encore tranchante comme au premier jour. Car il y a des interstices entre les parties de l’animal et le fil de ma lame, n’ayant pas d’épaisseur, y trouve tout l’espace qu’il lui faut pour évoluer. C’est ainsi qu’après dix-neuf ans, elle est encore comme fraîchement aiguisée.

Quand je rencontre une articulation, je repère l’endroit difficile, je le fixe du regard et, agissant avec une prudence extrême, lentement je découpe. Sous l’action délicate de la lame, les parties se séparent avec un houo léger comme celui d’un peu de terre que l’on pose sur le sol. Mon couteau à la main, je me redresse, je regarde autour de moi, amusé et satisfait, et après avoir nettoyé la lame, je le remets dans le fourreau. (…)”

De même, Alexandre le Grand était connu pour avoir “tranché le nœud Gordien”, aujourd’hui il s’agirait déjà de tenter de le dénouer tel le boucher de Tchouang-Tseu…

 


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