Bien sûr surnage toujours en sous-main cette éternelle haine, injustifiée, des “riches” (mot francique voulant dire “puissant”) tous ces opulents qui auraient bien plus de difficultés à “entrer dans le royaume de Dieu “, tous ces épicuriens jouissant au lieu de contempler prier sauver leur “âme” ; aujourd’hui ce sont ces “possédants” à 4000 euros et plus (pour un François Hollande qui en gagne pourtant quatre fois plus) ces égoïstes (“égoïste, égoïste” chantonne, narquoise, la pub) préférant rouler en Rolls qu’à vélo, avec cette touche de Françoise Sagan :
“Quitte à pleurer, je préfère pleurer dans une jaguar que dans un autobus.”
Haro donc sur le “riche” avec son gros ventre (et son nez crochu rajouté ensuite par les antisémites) ce n’est donc déjà pas nouveau ; mais elle a été renforcée ces derniers temps par un Thomas Piketty se prenant pour le Marx du 21 ème siècle en laissant encore croire que les riches le sont parce qu’ils volent de plus en plus aujourd’hui les “travailleurs” alors que la globalisation numérisée des circuits financiers permet de faire fructifier H-24 un capital (mais dont les dividendes non réinvestis restent cependant, certes variablement, taxés) ; une technique cybernétique qui bénéficient surtout aux fonds de pension mondialisés mais interdits en France s’agissant des cotisations sociales ceux de la piétaille par la religion dite de la Répartition ; seules les assurances diverses dont les assurances-vies peuvent en bénéficier, or c’est précisément celles-ci, en particulier dans leurs droits de succession, que visent ainsi certains….macronistes…
Certes la diatribe contre “les” riches peut s’entendre localement (surtout lorsque la richesse semble injustifiée) mais pas en général : aussi la thèse de Marx sur “l’exploitation de l’homme par l’homme” (le socialisme étant le contraire disait Coluche) comme source, unique, du profit, n’est valable que cas par cas : lorsque, d’une part, le patron proposant des emplois peu qualifiés profite des dysfonctionnements entre le marché du travail et le coût social des rémunérations, celles-ci différant par exemple selon les villes régions pays, ce qui fait qu’il cherche soit à externaliser délocaliser une production à faible valeur ajoutée (le découpage de la viande de porc allant de Bretagne en Pologne pour revenir dans les supermarchés locaux…) soit à embaucher le moins possible (du fait du coût du travail) ou faisant travailler surtout ceux qui sont les moins exigeants dont les immigrés… D’autre part, la thèse de Marx est aussi aussi localement valable lorsqu’une entreprise sur le déclin ou subissant une forte concurrence (liée aussi à un poids trop lourd des coûts et cotisations) rogne bien plus les augmentations de salaires sur les travailleurs peu qualifiés que sur les commerciaux et les actionnaires par peur qu’ils aillent voir ailleurs…
Par contre, au niveau général, la thèse de Marx que reprend Piketty avec cette idée d’accroître l’impôt progressif dont la CSG sur le fait que le profit s’établit avant même toute production (d’où les impôts de production bien plus lourds en France qu’en Allemagne par exemple) est fausse car d’une part quand bien même le travailleur verrait une partie de son travail non payée, si l’objet produit ne se vend pas il ne touchera rien du tout ; d’autre part le propriétaire ne pourra pas sous payer ainsi n’importe quel travailleur surtout si celui-ci est qualifié et peut aller voir ailleurs, enfin l’existence de syndicats (qui avait impressionné Marx lorsqu’il travaillait bien au chaud dans la bibliothèque nationale de Londres avec l’appui financier de son ami industriel Engels) empêche que certains propriétaires peu regardants refusent de payer la compétence à son juste prix…
En fait, c’est bien plus le coût de la dernière unité produite que la seule quantité de travail qui détermine le niveau de profit ; et le fait que celui-ci baisse est moins due à la mécanisation du processus de production comme le croyait Marx dans le Capital II et III -qu’il eut d’ailleurs l’honnêteté de ne pas publier de son vivant tant il n’était pas sûr de cette hypothèse ; mais ces suivants n’eurent pas cette susceptibilité de “gazelle” pour parler comme Mélenchon bégayant en même temps Lénine et Marat (ou l’inverse) ; où l’on revient alors à une sorte de pré-marxisme envieux prétentieux obscurantiste supputant que la révolution bourgeoise n’est plus un “progrès” par rapport aux sociétés féodales et esclavagistes mais bien pis encore, n’ayant eu par exemple son quart d’heure de gloire aujourd’hui supposé finissant “que” par le “racisme systémique”de “l’accumulation primitive du capital” arraché aux “colonies”; alors que jusqu’à preuve du contraire lorsque Marx écrit le Capital, lorsque Proudhon écrit Philosophie de la Misère lorsque Louis-Napoléon Bonaparte écrit sur l’extinction du paupérisme ils parlent tous d’enfants blancs ces Oliver Twist anglais français allemands travaillant durement dans les mines pour échapper à la famine dans les campagnes dévorées par le doryphore d’où aussi l’émigration d’un million d’Irlandais aux USA… qui surent, eux, bien plus s’intégrer, s’assimiler par leur fidélité à la Constitution et au drapeau états-uniens que par le seul fait d’être chrétiens (car étant catholiques ils étaient mal vus par les protestants… ).
Tout cela pour dire que décidément le débat économique en France est toujours biaisé par ces a priori non justifiés stipulant que la richesse serait en soi volée ou induite par une “hérédité” de milieu qu’un impôt de plus en plus progressif suppléerait alors que c’est l’inverse qui se produit : cet impôt dit progressif n’a rien de progressiste, il sert plutôt les intérêts d’une classe qui se hisse au-dessus de la société en expliquant qu’elle va ainsi construire le bonheur pour tous en distribuant bien mieux que la société civile une richesse qu’il faudrait pourtant déjà produire avant et non pas seulement par la Dette comme aujourd’hui (et ce que Keynes n’a jamais formulé)…
De plus cette richesse ne peut être ainsi “partagée” en soi sans tenir compte du travail effectué (même Marx le reconnaissait : “à chacun selon son travail“), et ce même si cette richesse bénéficie des prouesses technologiques d’aujourd’hui qui enrichit plus ceux qui le sont déjà (mais est-ce nouveau ?); il vaut mieux passer par des Fondations, de la Donation, qui n’est pas de la Charité mais une redistribution choisie, et non forcée effectuée par ceux qui veulent bien accepter par empathie citoyenne de participer au pot commun de la Solidarité ; or l’obligation actuelle à partager “bessif” bénéficie surtout à un clientélisme pernicieux et pervers (car il pousse à l’assistanat et au communautarisme) ce que d’aucuns veulent étendre au monde entier, peu importe si le volume des intérêts à payer chaque année croit de plus en plus (“après moi le déluge…”) jusqu’à devenir le premier secteur du Budget encore “national”…
C’est cette gabegie, bien plus, cette ignominie, celle de taxer une épargne, ayant déjà été imposée par ailleurs, qui ne peut plus durer.
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