L’idée de “décroissance” ne vise pas seulement l’économie mais aussi la logique, l’éthique bref la raison qui les tient ensemble dans ce qui s’appelait autrefois le “bon sens”aujourd’hui congédié car il n’y en a plus hormis le leur pour les sectaires aujourd’hui au pouvoir partout. Le “bon” sens signifiait que l’on ne peut pas aller au-delà du bon et du mauvais y compris pour le relativiste le plus endurci ; aller au-delà du bien et du mal peut se concevoir en se demandant ce que cela signifie comme l’avait fait Nietzsche, mais il admettait que cela ne voulait pas dire aller “au-delà du bon et du mauvais” au “sens” de se demander ce qui EST réellement “bon” pour la “volonté de puissance” afin de “croître” le plus solidement possible et non vaquer dans les marais (é)mouvants des “valeurs” si elles ne sont pas vérifiées comme “étant” suffisamment fermes pour pouvoir bâtir avec raffinement (et non pas par la seule affirmation brutale…).
La France bâtit ainsi dans l’affinement de soi. Même les italiens s’en étonnaient en traitant de “gothique” (de barbare) nos cathédrales rompant avec les styles corinthiens et byzantins (comme la coupole de St Sophie copiée ensuite par les envahisseurs djihadistes de l’époque n’en déplaise à certains incultes) pour affirmer le cisèlement et la finesse des pierres sculptées jusqu’au moindre des gargouilles aboutissant ensuite à la splendeur de Chambord puis de Versailles ; la France finement bâtisseuse plutôt que grossièrement équilibriste entre plusieurs styles (baroque, rococo) permet ainsi de durer dans la dentelle du “temps retrouvé” et donc de créer du temps à elle, une littérature (comme également la si précieuse Colette) une philosophie des sciences de l’esprit (Duhem, Bergson, Janet…) de la matière vivante minérale végétale sociale symbolique (Descartes, Pascal, Durkheim, Mauss, Caillois, Baudrillard…)bref, une civilisation…
Aujourd’hui, et comme vous vous en doutez si vous êtes arrivé jusqu’à là dans votre lecture, ce bâti si raffiné que le monde entier nous envie encore est à la peine depuis sa révolution ratée, ses deux empires anachroniques, enfin ses trois Républiques dont la dernière en pleine crise sous les coups de boutoir des vaincus de 1792, 1815, 1870, 1940, 1958, 2017… Six dates, six défaites, où l’on vit les vaincus devenir des vainqueurs grâce à la peur répandue après 40 au matraquage monumental qui s’en suivit, au lâchage d’une partie des élites préférant laisser aux médiocres la direction intellectuelle et morale tandis qu’elles bâtissaient cependant des marques mondiales dans divers domaines mais aujourd’hui elles aussi mises à mal par les rejetons issus de ces six dates maléfiques et désirant en finir avec cette France qui bâtit si finement pour effondrer enfin l’édifice qui avait su ainsi défier le temps…
Et il n’est point la peine d’entrer dans les détails, tout le monde ici qui sait lire les voit, les sent sans même les comprendre par explications alambiquées comme on sait si excellemment le faire en France, il suffit de lire d’ailleurs la dentelle des communiqués du Comité de soutien à Boualem Sansal pour en deviner à la fois la dextérité et l’impuissance devant la force brute.
Un peu comme en 40 où fut préférée la sophistique des atermoiements bien argumentés aux oiseaux de mauvais augures qui doutaient de la solidité logistique stratégique et tactique d’un Etat-major infatué. Aujourd’hui, et le chatoiement des écrans en couleur et des chiffres d’audience aident beaucoup, nombre d’experts autoproclamés ou provenant d’institutions désuètes ou ayant eu tort sur tout depuis des décennies, viennent encore asséner leurs jugements faussement prudents et ouatés alors qu’ils sont péremptoires à avancer des contre-vérités aboutissant sur la condamnation de la climatisation comme symptôme par excellence de la “lepenisation des esprits” formule célèbre d’un abolisseur de la peine de mort alors que celle-ci s’est répandue, se répand de plus en plus depuis, au moindre refus de donner son portable, sa chair, son regard…
Bien sûr étalé sur cinq cent ans le nombre de morts par homicide calculé sur la masse de la population peut paraître dérisoire, mais qu’en est-il réellement de ces “faits divers”, de ces dites “incivilités”, incitant désormais certaines autorités à envisager des transports réservés aux femmes, à leur conseiller de ne pas s’habiller trop court, jusqu’à fermer piscines et autres parcs du fait qu’une population pourtant “créolisée” reste inéduquée, exprès, sous le prétexte pourtant fallacieux que leurs “valeurs” valent autant que celles qui a pourtant bâti si finement la France depuis 1500 ans et compte continuer encore même si les défaitistes des six dates fatidiques se sont en fait alliés aux nihilistes actuellement au pouvoir et qui tentent de la dé(cons)truire plus encore jusqu’à vouloir effacer les spectacles relatant son Histoire afin de faire enfin de la France un “terrain vague” (derridien) sur lequel qui veut peut édifier “ses installations temporaires”…
Hitler voulait faire de l’Allemagne son film, Staline et Mao idem pour leurs pays respectifs, la junte au pouvoir à Alger s’acharne aussi à détruire tout ce qu’elle peut physiquement oubliant que son “FLNwood” sera aussi éphémère (l’URSS a seulement duré 70 ans) et qu’aujourd’hui en France le film des vaincus des six dates citées ci-dessus n’a plus de pellicule (ni de cinéaste). Certes, ils profitent encore du malentendu de 45, à savoir que le CNR n’a été qu’un simulacre du bâti ancestral français, n’ayant déjà jamais compris d’où venait la défaite de 40 résultat des cinq précédentes ; mais le malentendu a pu perdurer comme il le fait aujourd’hui avec le “front” dit “républicain” alors qu’il allie précisément des rescapés partisans de la bonne tambouille jacobiniste cherchant en fait à préserver leur niche si juteuse (la France des mille et une agences inutiles) parmi les quelques rares morceaux encore solides de ce qui fait toujours ce pays dit autrefois de Cocagne.
Et ces diminués de l’esprit iront donc ici condamner la climatisation, là tel spectacle, là-bas telle énergie non éphémère, et ce en continuant à faire peur avec leurs mots creux (la rhétorique et son art théâtral dominent) énoncés sur grand écran et aux heures de grande écoute répercutés ensuite par le tam-tam de “grand chemin”, ce qui leur permet de paralyser les indécis effrayés par leur débit appris par coeur et qui alors se réfugient pour éviter cette pluie mauvaise dans l’abstention et la réalité virtuelle tandis que les autres au contraire épatés par cette mitraille voteront non plus pour la belle cravate mais ce bon mot dit ainsi de manière si “punchy“; ce qui sur grand écran tout en couleurs chatoyantes et aux pixels alléchants peut éblouir: pourras-tu contrer un tel une telle ayant déjà eu une centaine de couvertures de magazines en plus de tout le reste ?…
Ce qui fait aussi culpabiliser lorsque les mots sortilèges sont en plus de sortie comme “extrême-droite”; peu importe si celui-ci signifie culte du parti unique et de sa “meute” réunie autour du “Chef”, peu importe si l’inversion accusatoire fait d’un “citoyen” un “raciste” en acte s’il refuse de suppléer “fraternellement ” l’ONU ; et même lorsqu’il le fait, par exemple à Gaza, il se fait tirer dessus tout en l’accusant du contraire et même d’organiser une famine un génocide qu’il tente pourtant de conjurer ou le summum du mensonge orwellien émis de manière narquoise par ces bandits mafieux voyous rapaces courtisanes dos au mur mais sachant sourire à la caméra pour mettre les crédules de leur côté, et ce de manière transversale parce que pour condamner le juif ou l’amerloc les vaincus des six dates cités dessus se rejoignent haro sur le baudet, cela évite ainsi de comprendre pourquoi la France si finement bâtisseuse reste désormais en plan tourne au ralenti alors que son effondrement visionné en temps réel montre pourtant un effondrement exponentiel… Qu’une énième dissolution accélèrera… à moins qu’un “sursaut” n’advienne par un Duguesclin, un Bayard, un Jean Moulin, une Jeanne Hachette que d’aucuns opposent idiotement à notre Jeanne d’ Arc capable de mettre en fuite l’ennemi seule, sans armes, devant Orléans, juste en brandissant son drapeau...
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